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Thierry, 16.08.2017 à 16:28366295
lyaze :
SeBso :
lyaze :
Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré...

Pour moi, c'est clair, Terry Moore s'est massivement inspiré des frères Hernandez. En fait, j'avais commencé à lire SIP il y a des années et j'avais vraiment aimé. Puis j'ai découvert Love and Rockets. Et j'ai arrêté de lire SIP (sans décision vraiment consciente et abrupte de ma part) car tout ce que j'aimais dans SIP, je le trouvais, en mieux, dans L&R : les relations entre Maggie et Hopey, le fait que les personnages féminins voient leur corps évoluer au cours de l'histoire (Maggie qui prend progressivement du poids), le mélange de soap opera et d'histoires de mafia, typique du Palomar de Beto Hernandez, etc.

Ah, merci SeBso, je suis rassurée car j'avais peur de ne pas être objective. Tu pointes exactement les similitudes que j'avais ressenties.

j'avais commencé les bouquins des frères hernandez lors de leur publication au Seuil. J'y ai un opeu pensé mais j'avais eu du mal à l'époque et j'avais abandonné en cours de tome 2 de Locas. Il faudra que je rejette un oeil.

lyaze, 16.08.2017 à 15:27366293
SeBso :
lyaze :
Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré...

Pour moi, c'est clair, Terry Moore s'est massivement inspiré des frères Hernandez. En fait, j'avais commencé à lire SIP il y a des années et j'avais vraiment aimé. Puis j'ai découvert Love and Rockets. Et j'ai arrêté de lire SIP (sans décision vraiment consciente et abrupte de ma part) car tout ce que j'aimais dans SIP, je le trouvais, en mieux, dans L&R : les relations entre Maggie et Hopey, le fait que les personnages féminins voient leur corps évoluer au cours de l'histoire (Maggie qui prend progressivement du poids), le mélange de soap opera et d'histoires de mafia, typique du Palomar de Beto Hernandez, etc.

Ah, merci SeBso, je suis rassurée car j'avais peur de ne pas être objective. Tu pointes exactement les similitudes que j'avais ressenties.

SeBso, 13.08.2017 à 15:23366281
lyaze :
Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré...

Pour moi, c'est clair, Terry Moore s'est massivement inspiré des frères Hernandez. En fait, j'avais commencé à lire SIP il y a des années et j'avais vraiment aimé. Puis j'ai découvert Love and Rockets. Et j'ai arrêté de lire SIP (sans décision vraiment consciente et abrupte de ma part) car tout ce que j'aimais dans SIP, je le trouvais, en mieux, dans L&R : les relations entre Maggie et Hopey, le fait que les personnages féminins voient leur corps évoluer au cours de l'histoire (Maggie qui prend progressivement du poids), le mélange de soap opera et d'histoires de mafia, typique du Palomar de Beto Hernandez, etc.

lyaze, 11.08.2017 à 15:28366276
Thierry :
je ne sais pas trop où j'én en suis parce que l'intégrale ne comprends pas la séparation en tomes. Je dois être vers la fin du tome 3 ou le début du tome 4. mais c'est quand même foutrement addictif. Raconter l'histoire n'a aucun sens. Tout est dans le ton, dans la galerie de personnages que Moore rend attachants en quelques cases. On se laisse porter avec un réel plaisir.

Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré...

Thierry, 11.08.2017 à 10:45366272
un voyages aux frontières de l'Europe, entre crise des réfugiés et instabilité causée par la Russie.
Les deux sujets semblent ne rien avoir entre eux. Ils sont pourtant indissociable d'une fissure de plus en plus marquée au sein de l'Europe. Cette pression sur ses frontières, loin de la renforcer, la fragilise et met en évidence les forces contradictoires qui la compose.
Livre intéressant qui vise plus à exposer une réalité qu'à y apporter une réponse (même si les sympathies des auteurs sont claires), il propose en outre une approche graphique originale. Réalisé à base de photos, ces dernières ont été retravaillées afin d'n écraser la profondeur afin de leur donner un aspect à mi chemin entre dessin et photo. Esthétiquement parlant, c'est un parti-pris intéressant.

Thierry, 07.08.2017 à 11:48366262
En lisant ce livre, je me suis dit qu'il avait le charme de l'ancien.
Un peui comme si je relmisais un Aire Libre d'il y a 20 ans. Du beau dessin classique, un récit avec des références littéraires classiques, de beaux horizons... mais que tout cela est empesé.
Si Follet est crédité, je crois qu'il ne l'est que pour des illustrations (très belles et qui jouent un rôle important dansd l'histoire) extraites d'un livre réalisé dans les années 60. Il n'y aurait donc pas à proprement parler de collaboration avec Lepage. Il y a volonté de réaliser un récit et un objet ambitieux (gros livres, beaucoup de doubles pages, inserts de pages de l'Odyssée d'Homère). L'intrigue repose sur la quête d'une femme capitaine de bateau et d'un peintre, qui les emmène sur les traces du voyage d'Ulysse. J'ai l'impression que les auteurs avaient le début et la fin du récits et se sont laissés vagabonder entre les deux, se perdant parfois dans la contemplation de leur sujet. Il y a un goût d'inachevé dans l'ensemble. Et surtout une impression de machin un peu vieillot, un peu comme relire un vieux marabout que vous avez aimé lorsque vous étiez ado. Mais vous n'êtes plus ado et ce ne sont plusles mêmes cordes qui vibrent. Tout cela est bien joli. Lepage propose de belles pages, même si je ne suis pas trop client de ce genre de dessin, et les pages de Follet sont bien intégrées. Cela ne suffit pas à faire de ce livre une réussite.
Joli, sans plus.

Thierry, 07.08.2017 à 11:34366261
je ne sais pas trop où j'én en suis parce que l'intégrale ne comprends pas la séparation en tomes. Je dois être vers la fin du tome 3 ou le début du tome 4. mais c'est quand même foutrement addictif. Raconter l'histoire n'a aucun sens. Tout est dans le ton, dans la galerie de personnages que Moore rend attachants en quelques cases. On se laisse porter avec un réel plaisir.

Thierry, 07.08.2017 à 11:06366260
je ne vais pas trop m'étendre parce que Pandora ne s'améliore pas vraiment.
Beau casting, mais un manque cruel de cohérence ou de ligne éditoriale qui résulte sur un assemblage fait de brics et de brocs qui dépasserarement le cadre de l'anecdotique. Sinon, il y a du Spiegelman inédit (présentée en VO avec la taduction en page de p^résentation, allez comprendre), des planches de Corto (pas clair s'il s'agit d'un extrait du prochain ou d'inédit), du de radiguès bien barré, du Killofer, du Pastor... mais pas grand chose de consistant.
Beaucoup de zizis, par contre. C'en est presque une thématique en soi.
Il y a toujours cette manie assez détestable de faire quasi systématiquement l'impasse sur les publications des auteurs participants qui ne sont pas édités pas la vénérable maison d'édition Casterman.
Par contre, ce numéro est littéralement renversant. Il faut retourner le magazine pour lire plusieurs récits qui seraient vraiment trop renversants. Menu en couverture de ce numérobis. Puis David B, Micol, Giordano... J'ai mis du temps à comprendre le pourquoi de cette manoeuvre. J'ai fini par comprendre. Il ne s'agit que de récits en N&B. Gotting ou Viscogliosi utilisent des pointes de couleur ce qui leur permet d'être dans le 'vrai' Pandora. Le N&B est trop renversant. Il faut donc les regrouper et les isoler du reste.
WTF ?

beuzno, 06.08.2017 à 11:57366256
bd amusante et érudite qui nous vient d'allemagne
un frère et une soeur cherchent à sortir d'un musée dans lequel ils ont été enfermés
histoires de leurs rencontres improbables (révées, sous acide?) : charles manson, ernst jûnger, cancrelat, statues de l'ile de pâques, le lapin pressé d'alice, b.traven...
à déguster à petites gorgées (je ne l'ai pas encore terminé)

Mr_Switch, 02.08.2017 à 14:27366241
Gastoon n'est pas Gaston mais sa copine s'appelle Jeanne, et son copain Jules. De là, on a comme une impression que le cadre juridique n'était pas encore clairement posé durant la création du bouquin. En résulte un truc auquel je reconnaitrais un point positif : ne pas avoir fait de De Maesmaker l'antagoniste.
Cette fois, il y a un cadre (celui d'être hors cadre). Gastoon est bien le neveu. Pas que ce soit bien meilleur... Bref.
A noter quand même que Marsu Prod. semble avoir glissé la série sous le tapis. Et paradoxalement, on trouve peu de matériel officiel de la série sur le net.






C'est vrai que c'est pas mal. Ça vaut pour l'ambiance graphique, pour le personnage principal plus que pour l'histoire (il n'y a guère de tension scénaristique : tout se déroule finalement à rythme régulier).

Glotz, 27.07.2017 à 17:23366217
Ça m'a couté moins cher que La Terre des fils en neuf ;)

Pierre, 27.07.2017 à 16:00366215
Glotz :
« Adamson mérite sa célébrité internationale. Ce petit vieux au masque immobile que des modifications imperceptibles du trait rendent infiniment expressif (et n'oublions pas l'éloquence du cigare !) n'est pas seulement une création graphique inoubliable, c'est encore un type comique de grand style. Comme le Charlot du cinéma, comme Don Quichotte lui-même, comme presque tous les héros de la gaieté, il est suffisamment grotesque pour que ses mésaventures fassent rire sans remords et trop sympathique pour que ses triomphes magnifiques ne soient pas les nôtres. »
À l'époque, ça ne déconnait pas avec les introductions, mais le préfacier a raison, hormis quelques gags un peu datés, cette bande dessinée est drôle et expressive. Wandrille, un album chez Warum pour accompagner votre excellent Père et fils ?

Cette réédition de 1983 est mauvaise : Bédéscope a choisi un format A4 plutôt que strip afin de procéder à un remontage douteux des cases qui rend les histoires peu claires. De plus, la qualité de reproduction est faible et il y a moins de pages que dans l'album de 1929.


Tu veux dire que tu as lu l'édition originale française de 1929 ?

Glotz, 27.07.2017 à 14:50366211
« Adamson mérite sa célébrité internationale. Ce petit vieux au masque immobile que des modifications imperceptibles du trait rendent infiniment expressif (et n'oublions pas l'éloquence du cigare !) n'est pas seulement une création graphique inoubliable, c'est encore un type comique de grand style. Comme le Charlot du cinéma, comme Don Quichotte lui-même, comme presque tous les héros de la gaieté, il est suffisamment grotesque pour que ses mésaventures fassent rire sans remords et trop sympathique pour que ses triomphes magnifiques ne soient pas les nôtres. »
À l'époque, ça ne déconnait pas avec les introductions, mais le préfacier a raison, hormis quelques gags un peu datés, cette bande dessinée est drôle et expressive. Wandrille, un album chez Warum pour accompagner votre excellent Père et fils ?

Cette réédition de 1983 est mauvaise : Bédéscope a choisi un format A4 plutôt que strip afin de procéder à un remontage douteux des cases qui rend les histoires peu claires. De plus, la qualité de reproduction est faible et il y a moins de pages que dans l'album de 1929.

NDZ, 24.07.2017 à 16:21366186
Pieds Nickelés avec de faux airs de Gastons hippies. Les aventures sont toujours un peu les mêmes... chercher, planquer ou refiler de la dope, mais aussi jamais les mêmes. On a quand-même cette facilité de vite se glisser dans un trip pour retourner les situations mais, remis dans le contexte, pas étonnant du succès. Je commence moi-même à m'y attacher.

Biopic bancal, un peu mal gaulé mais qui ne suscite pas d'ennui pour autant. Le ratage vient peut-être du rythme (tant de généalogie pour en tirer si peu de significatif, avec un discours limite psychanalysant insupportable) et surtout du(es) registre(s). En effet, à courir plusieurs lions à la fois on a un sentiment au final d'une bouillie mal touillée (destinée d'une femme qui s'émancipe, plaisir de l'inconnu et du récit, pause et image d'écrivaine / politique, histoire individuelle dans l'Histoire - notamment coloniale, etc). L'idée de ne pas seulement refaire Out of Africa était bien vue mais ne me semble pas aboutie. En même temps, certaines planches ont le charme simple d'un trait à l'épure et d'une mise en couleur efficace.

NDZ, 23.07.2017 à 10:27366180
La fournée teenage

Un Zorglub gepetto se crée un pinocchio androïde (je vous fais un gâchage, vous ne m'en voudrez pas) ça c'est déjà vu mille fois ici (astro boy) ou là (IA de Spielberg). Une seule succession d'explosions et de fuites font de ces 24h chrono un truc assez indigeste et laxatif. Reste que c'est dynamique, parfois drôle dans les contre-pieds et bien calibré pour les pré-ados (la guerre c'est mââââlll et l'industrie militaire, des gros méchants). Ma fille adore et elle demande déjà la suite (mais quelle suite ? en même temps, pas d'idée étiré sur 68 pages sur le 1, une non-idée pour le deux fera l'affaire).

X-men à la sauce Marcinelle... mais ça se passe quand-même aux US. Rien de transcendant. Les couleurs font mal aux yeux et certains cadrages ratés font regretter (parfois seulement) la mise en case foutraque mais efficace de Munuera sur le Zorglub. On frôle parfois l'ambiance XIII (sans les scènes de cul) avec des dialogues pénibles et une tension préfabriquée... reste que ça se lit et que, gros avantage, ça prend son temps. En effet, première qualité de la série sur ces deux tomes, on a un rythme bien dosé dans la suite de révélations et flashbacks (et truc - je n'ai pas d'autres mots - mythologique à deux balles, pour amener Thor?) et on ne balance pas tout d'un coup, les deux tomes sont l'introduction (cliffhanger à la fin du 2) et c'est maintenant rare d'avoir la place et le temps pour installer une série ado. Là c'est l'industrie militaire qui est le gros méchant, c'est original ! Bon, on parle un peu génétique et maladie, on aura peut-être quelques réflexions éthiques (et on l'espère pas eugéniste car le passage mythologique fait craindre le pire) soulevées plus loin.

crepp, 20.07.2017 à 8:52366166




Avec ce Hate, Adrian Smith (plus connu comme illustrateur, les rolistes pensent de suite à Warhammer)revient donc à la BD avec ce one shot.
Pour être franc il n'a pas révolutionné le genre, on est dans une classique histoire de Dark Fantasy qui pourrait passer inaperçue si elle n'était pas dessinée par Adrian Smith, car voilà il pose une ambiance et une sacrée !
Bref on est loin de l'album de l'année, mais il y a quand même un héros intéressant, et surtout (je sais je me répète) une sacrée putain d'ambiance.

3 haches.

NDZ, 19.07.2017 à 19:12366161
Comme une réponse à mes lectures bizarres et diverses, une fournée des livres lus par mon fils (7 ans), avant de faire un autre post spécial fille de 10 ans.

Derrière son aspect clone de Bone, on a une épopée qui prend un parti pris de personnages animaliers encore en grande partie animaux malgré leur anthropomorphisme. Le résultat conduit à certaines scènes intéressantes (et à d'autres proches du deus ex machina) pour la psychologie des personnages. Un peu violent pour les plus jeunes (pour mon fils, c'est limite), ça reste de l'Heroic Fantasy qui a son grain d'originalité.

Autre série du même Genre, autres qualités et autres défauts. Là on est plus près d'un Lanfeust que d'un Bone, avec un monde un plus caricatural et moins sombre. Des robots et la magie sont partout, comme les blagues potaches voire graveleuses, voire limite sexistes... tout en développant des personnages féminins qui ne sont pas des potiches et qui sont essentiels. Le public est là encore pré-ado/ado et Antoine est un peu jeune... mais il y prend ce qu'il veut/recherche, comme le graphisme manga, la mise en case dynamique, le mélange HF-robot proche du dernier Zelda, et donc du jeu video en général. Distrayant mais pas passionnant. Mais bien mieux que les Percevan dont il est également fan. Heum.

Bon, franchement, c'est vraiment pour des idées cadeaux pour les plus jeunes... pour éviter du Ducobu ou du Bamboo. Et pour finir, oui, je suis plus ou moins les lectures de mes monstres, non pas pour fliquer, mais plus pour retrouver le plaisir de lecture et la passion que j'avais, que j'ai développés enfant, et qui, malgré les Ric Hochet, Boule et Bill ou Schtroumpfs dévorés, m'ont construit. Pas que ça soit une réussite, on s'entend. (beaucoup de "pour" dans ce paragraphe, ce sont les vacances, mon côté "contre" est en sommeil)

lldm, 12.07.2017 à 2:34366068
la jolie découverte de Fumetti cette année : Prototype / Point Noir (deux numéros à ce jour), avec notamment le travail de Nelson Chouissa. Sortie complète des rails riso-würst pour mon plus grand bonheur. Des gens cherchent des choses quand d'autres pas. Premier numéro un peu affaibli par des crispations nerveuses inutiles et sans doute exagérément posées (et trop lourdement connotées), malgré de bien jolies pages, et deuxième volume déjà quasi impeccable, débarrassé de tout ça, très soigné éditorialement. Vivement le troisième.

lldm, 05.07.2017 à 20:33366027

dernier monstre publié par Adverse, qu'il va sans doute être difficile et rare de voir en librairie ; courez donc les salons pour pouvoir feuilleter cette chose étonnante, dont l'aventure éditoriale sinueuse pouvait laisser dubitatif sur le sens à espérer d'une telle lecture ; mais quelque chose s'en dégage imperceptiblement, quelque chose qui, de ces fragments choisis, dégage avec justesse une des lignes possibles pour traverse leur tout. C'est à la fois le travail d'un homme, un travail quotidien, qui s'organise ici, à la fois terriblement orgueilleux et incroyablement modeste, et celui d'un éditeur qui nous fait part par l'organisation de planches d'une lecture possible des Autofictions qui tiennent Jean-Pierre Marquet à sa table quotidiennement depuis trente ans.

lldm, 03.07.2017 à 23:02366016

Cet incroyable petit livre de F. Henninger, qui n'a l'air de rien d'autre qu'une expérience de sédimentation d'un album devenant sa propre rive, laissant à chaque mouvement d'un ressac de colle et de pelures de cases des traces d'une page sur l'autre, est en fait une expérience de lecture passionnante, hypnotique, et éminemment critique des processus de lecture et de construction. Déçu de voir que pour des raisons financières François l'avait condamné au format A5 dans son tirage auto édité pour Angoulême, nous (PCCBA) avons décidé de lui donner de l'ampleur et un tout petit poil de luxe dans sa conception. On pourra le voir à Nantes, à Fumetti.

NDZ, 03.07.2017 à 15:05366006
Je tiens à préciser encore une fois que ma note et mon retour ne concernent que le plaisir à la lecture et ne cherchent absolument en rien de coller une "note" qui rendrait compte de la qualité propre du livre.

Déçu. J'attendais sans doute beaucoup de ce livre, avec les bons retours d'âmes soeurs. Mais j'ai dû passer à côté de quelque(s) chose(s). Le propos me semble simpliste et je n'arrive pas à trouver la profondeur dans laquelle je souhaitais me perdre en prenant ce livre sur mes genoux. Ce que l'on achète (par l'argent, le pouvoir ou la notoriété) vs ce que l'on souhaite faire ou transmettre, vivre ou éviter, comme c'est simple sur le papier. On a ici quelques belles réussites, des séquences efficaces, hélas, on ne m'enlèvera pas de l'idée (à moins que vous argumentiez et que je me laisse convaincre) que "on n'achète pas l'amour ou la santé" reste un propos à la limite de la niaiserie. Quelles concessions faire? Est-ce qu'un amour sincère et partagé, qui dure des décennies, vaut mieux que de nombreuses conquêtes d'un soir? est-ce que les réussites comme les échecs transmis à une autre génération ne sont pas des choses essentielles comparé à une carrière sans taches? Concilier Art et Amour, Grand oeuvre et Grande passion, malgré l'âge, au travers du temps, c'était aussi le sujet de Lune l'envers. Blutch avait mieux réussi à mon avis.

Thierry, 28.06.2017 à 12:09365974
découverte de cette série et un premier tome séduisant. J'ai l'impression d'une sitcom qui n'aurait pas oublié de s'intéresser à ses personnages.

Glotz, 27.06.2017 à 18:32365970
Au-delà de notre petit monde : Guardian, Ware dans la NY Review of Books, Best-of 2016 du NY Times, etc.

chrisB, 27.06.2017 à 17:41365969
Glotz :
J'aime vraiment beaucoup ce genre de livres mais j'ai également trouvé le battage un peu surfait. La personnalité de Pushwagner, qui semble bien savoir faire sa pub, n'y est sûrement pas pour rien.

Ça m'a rappelé l'exhumation du Someday Funnies de Choquette, réédité en 2011 à la suite d'un article du Comics Journal de 2009, et qui s'est avéré plutôt décevant une fois publié (critique).


Où le battage ? dans des revues ? sur les réseaux ?

Mael, 27.06.2017 à 14:49365963
Mael :
Notons qu'un bon tiers de l'album est scénarisé par JL Coudray tiens.

(plutôt un cinquième après vérif, un morceau quoi)

Mael, 27.06.2017 à 13:50365962
Notons qu'un bon tiers de l'album est scénarisé par JL Coudray tiens.

Aba Sourdi, 27.06.2017 à 11:34365956
lldm :

Sans aucun doute une des choses les plus laides et les moins drôles qui me soient tombées entre les mains depuis un bon moment.
Dans quelle soupe merdeuse est tombé le Emmanuel Reuzé du chouette « Le major et les extraterrestres » ?
Ah bin oui, je suis con. Dans Fluide Glacial. Je sais pas ce qu'ils leurs font à Fluide, mais c'est terrible ce que ça abîme.

Pourtant c'est cohérent, les rares choses que Reuzé a scénarisé lui-même étaient de l'ordre du gros lourd. Dans "Le major", il y avait ce bon vieux Coudray Jean-Luc aux manettes spirituelles. (Les frères Coudray sont des poètes, on ne le répétera jamais assez.)

En tout cas merci, j'étais curieux de lire ça mais du coup tu m'en as passé l'envie. Tu aurais dû lui proposer tes services, en fait, vu le sujet.

lldm, 26.06.2017 à 18:43365952

Sans aucun doute une des choses les plus laides et les moins drôles qui me soient tombées entre les mains depuis un bon moment.
Dans quelle soupe merdeuse est tombé le Emmanuel Reuzé du chouette « Le major et les extraterrestres » ?
Ah bin oui, je suis con. Dans Fluide Glacial. Je sais pas ce qu'ils leurs font à Fluide, mais c'est terrible ce que ça abîme.

Pierre, 26.06.2017 à 18:00365951
En même temps je comprends la remarque émise par Charlie Brown ci-dessous:

Charlie Brown :

Comme ça faisait longtemps que je n'avais pas acheté d'album paru dans l'année, j'ai fait un tour sur Bulledair pour voir ce qui pouvait me botter grâce à la boîte à outils du PBE et au sujet consacré au bilan des bulledairiens à mi-saison.
Mon choix s'est arrêté sur cet album de François Ayroles.
Je ne le regrette certes pas, mais je n'ai pas été aussi emballé que je l'espérais (en attendais-je trop ?). Une fois posé le côté ludique de la chose, reposant essentiellement sur les jeux de lettres, voire les jeux de mots, et le "Sauras-tu reconnaître cet éminent personnage et/ou cette référence plus ou moins cachée/déguisée/obscure du monde des lettres, du livre et de la bande dessinée ?", et donc sur le degré de culture supposée du lecteur, il reste une petite historiette à l'intrigue policière moyennement intéressante, plongée dans un univers vaguement absurde, et parfois un peu laborieuse sur les bords. Plaisante mais sans grande profondeur, ludique mais pour "initiés" seulement.


L'intrigue policière est certes un prétexte, et l'aspect "crypté", "réservé aux initiés" peut agacer. D'ailleurs ce reproche fait curieusement écho au début du nouveau bouquin de lldm (Tarzan, seigneur des signes) que je viens de commencer.

Pour ma part, dès que j'ai noté la référence sur la première page à Ramo Nash (le faussaire dans Tintin et l'Alph-art), je me suis trouvé en terrain familier. L'objet de ce livre je crois n'est pas une démonstration d'érudition gratuite pour les happy few (je me fiche bien du fait que des références aient pu m'échapper), c'est à la fois le langage et le livre lui-même en tant qu'objet et le rapport particulier qu'on entretient avec lui, sujet particulièrement sensible à l'heure du "tout numérique" ...

Pierre, 26.06.2017 à 13:22365950




Excellent divertissement, réjouissante lecture ! Dieu soit loué de m'avoir prêté cet album (j'entends par-là le bulledairien dont c'est le pseudo, et non cet être appartenant au monde supérieur ou inférieur, doué de qualités de transcendance qui le font coexister avec des êtres de même rang et doté d'attributs, notamment anthropomorphes, se manifestant dans ses missions auprès des hommes, avec lesquels il entre en relation pour orienter leur existence ou pour satisfaire son besoin de communication et dont il reçoit l'hommage cultuel).

Une bonne analyse, à lire ici.

Pierre, 24.06.2017 à 20:06365941
lldm :
Bien bien bien, oui, sans aucun doute, mais quand même, y'a un problème.
Oui, c'est élégant, bien monté, mais quand même, y' a un problème.
Un foutu problème.
Le problème c'est que ça nous est donné pour culte un peu partout avant même qu'on ait allumé le premier cierge et écrit la moindre petite prière.
Le problème, c'est qu'il a fallu donner en couverture le nom d'un préfacier costaud pour signifier de façon assez vulgaire qu'on tenait LE truc.
Et le problème, c'est que ce n'est pas LE truc.
Non. C'est un joli livre de 1970 terriblement 1970, moins fracassant que le plus petit des Gébé, un joli livre bien édité dont la forme de critique sociale est surranée.
Ce que ce livre peut devoir à des choses comme "The Crowd" de Vidor est énorme, par exemple, et à tant d'autres films et livres sur cette question, des dessins à foison dans les magazines pol ou art des années 60-70, de Tati, et de tout ce que je ne connais pas mais dont ce que je connais me fait supposer l'existence. Ce livre m'a été rendu pénible à lire par sa publicité même alors qu'il aurait été un moment doux et bienveillant de plaisir sans ce racolage et ces exagérations (la préface de Ware n'est pas avare de conneries en la matière).


Ce qui m'a fait tiquer moi c'est, en dépit des compositions inspirée, la réalisation graphique que j'ai trouvée un peu maladroite. J'imagine ce qu'un Ungerer aurait pu faire d'un tel sujet ...

Le PBE, 23.06.2017 à 13:40365932
lldm :
Le problème c'est que ça nous est donné pour culte un peu partout (...)

Probablement une coquille, c'est sorti aux éditions Inculte.

Glotz, 23.06.2017 à 13:18365931
J'aime vraiment beaucoup ce genre de livres mais j'ai également trouvé le battage un peu surfait. La personnalité de Pushwagner, qui semble bien savoir faire sa pub, n'y est sûrement pas pour rien.

Ça m'a rappelé l'exhumation du Someday Funnies de Choquette, réédité en 2011 à la suite d'un article du Comics Journal de 2009, et qui s'est avéré plutôt décevant une fois publié (critique).

lldm, 23.06.2017 à 12:28365930
Bien bien bien, oui, sans aucun doute, mais quand même, y'a un problème.
Oui, c'est élégant, bien monté, mais quand même, y' a un problème.
Un foutu problème.
Le problème c'est que ça nous est donné pour culte un peu partout avant même qu'on ait allumé le premier cierge et écrit la moindre petite prière.
Le problème, c'est qu'il a fallu donner en couverture le nom d'un préfacier costaud pour signifier de façon assez vulgaire qu'on tenait LE truc.
Et le problème, c'est que ce n'est pas LE truc.
Non. C'est un joli livre de 1970 terriblement 1970, moins fracassant que le plus petit des Gébé, un joli livre bien édité dont la forme de critique sociale est surranée.
Ce que ce livre peut devoir à des choses comme "The Crowd" de Vidor est énorme, par exemple, et à tant d'autres films et livres sur cette question, des dessins à foison dans les magazines pol ou art des années 60-70, de Tati, et de tout ce que je ne connais pas mais dont ce que je connais me fait supposer l'existence. Ce livre m'a été rendu pénible à lire par sa publicité même alors qu'il aurait été un moment doux et bienveillant de plaisir sans ce racolage et ces exagérations (la préface de Ware n'est pas avare de conneries en la matière).

chrisB, 12.06.2017 à 16:19365828
J'ai lu le dernier album de l'auteur de Ugo Bienvenu, Paiement accepté (pas dans la bullebase)

petit lien de l'éditeur

Et bien j'ai trouvé l'album très bon !

Avant il avait fait (que je n'ai pas lu) :

NDZ, 12.06.2017 à 14:35365826
Emprunté par ma fille à la bibliothèque, déjà dans les trucs qu'elle veut suivre... avec Harmony et Magic7. Ils sont forts chez Spirou :)

Série parfaite pour pré-ados. C'est rythmé, on n'a pas trop de stéréotypes, lire le langage codé c'est ludique, un thème (la quête de l'identité) archi-vu mais mixé avec un environnement classique et sexy de la bande dessinée (préhistoire/monde sauvage hostile - cf Tarzan, Rahan, Conan, Poilaudan etc) ça donne un point de vue un peu nouveau.

Cette version de l'enfant sauvage/Livre de la Jungle reversed est source de bons questionnements pour les enfants: frnck est-il vraiment un enfant préhistorique à l'origine? est-ce grave et est-ce pour cela qu'il avait un comportement difficile dans notre monde? qu'est ce qui nous différencie des hommes de cette époque? est-ce possible qu'un enfant des cavernes ait pu vivre/grandir naturellement dans notre monde hyper-techno... et devenir accro au portable ? Pour cela, c'est plutôt réussi...

e m, 06.06.2017 à 20:04365768
La jeunesse de Mickey, par Tebo...
Et je crois que je tiens là mon bullecoupdecoeur de ce premier semestre 2017. (avec peut-être le Lucky Luke de Bouzard, mais un peu devant quand même. Bizarrement, deux hommages humoristiques à des personnages cultes de la bd. Et deux albums que j'ai acheté un peu par hasard alors que j'avais décidé de ne justement pas les acheter. Comme quoi...)

Donc, ce Mickey : c'est juste drôle en fait. Du dessin en lui même (par exemple Mickey sur son cheval, sur la planche de la bullefiche, ça me fait marrer :D), aux répliques, aux situations, aux petits détails disséminés un peu partout : tout est amusant dans cet album. Pas au point de rire aux éclats, mais de se marrer doucement tout du long.
Je me suis surpris à m'attarder sur chaque planche, à examiner chaque case en détail.
Ne pas oublier au passage les jolies couleurs qui collent parfaitement au dessin.

Et on ajoute à cela le fait que c'est un bien bel album grand format à dos toilé et papier bien épais.
5 grosses inventions


Je me demande par contre quel est le public ciblé par Glénat.
Bel album, belle pagination (90 pages), mais un peu chéro (17 €) pour les enfants.
Pour les adultes nostalgiques qui l'achètent et le lisent en douce, en prétextant un cadeau pour les enfants...?


Tout ça me donne maintenant envie d'essayer le Mickey de Loisel. (même s'il n'a pas l'air folichon au vu des bullenotes)

NDZ, 22.05.2017 à 23:42365707
Anoeta :
NDZ :
J'aurais sincèrement souhaité lire un mix de À ma soeur et de Pauline à la plage, sur le papier, il y avait le potentiel... et je me retrouve devant un mauvais téléfilm, genre spin off de Plus belle la vie version Hélène et les garçons. Vivès nous montre une nouvelle fois qu'il sait écrire en bande dessinée, mais sans savoir écrire. Bluette pas gênante qui va virer au désagréable lorsque le Festival d'Angoulême aura couronné ce livre.


Vives a déjà été primé deux fois : Révélation et Série. Du coup repartir avec autre chose que le Fauve d'Or aurait peu de sens. Ton post me fait croire que ce ne sera pas le cas. Les fauves d'or sortent un minimum du lot quand même.


Je ne dirais pas que je suis si fiable... mais Vivès tourne autour du prix depuis un moment et là, on a un truc qui colle à fond dans le moule d'Angoulême: légèrement transgressif (découverte du sexe entre deux mineurs), branchouille formaté, vaguement sensible (certaines situations ou certains traits psychologiques sonnent tellement faux!!), qui peu plaire au puceau comme à la midinette au puceau (aucune fille pourrait avoir envie de se retrouver dans la peau d'Hélène, d'où certaines critiques qualifiant le livre de "sexiste"). En fait, c'est déjà une vision rétro et dépassée de la chose si on compare à du Larry Clarke ou cie concernant la sessualité des ados. Après, Vivès maitrise le storyboard, le rythme en image, en case et en page, c'est indéniable.

Anoeta, 22.05.2017 à 22:35365706
NDZ :
J'aurais sincèrement souhaité lire un mix de À ma soeur et de Pauline à la plage, sur le papier, il y avait le potentiel... et je me retrouve devant un mauvais téléfilm, genre spin off de Plus belle la vie version Hélène et les garçons. Vivès nous montre une nouvelle fois qu'il sait écrire en bande dessinée, mais sans savoir écrire. Bluette pas gênante qui va virer au désagréable lorsque le Festival d'Angoulême aura couronné ce livre.


Vives a déjà été primé deux fois : Révélation et Série. Du coup repartir avec autre chose que le Fauve d'Or aurait peu de sens. Ton post me fait croire que ce ne sera pas le cas. Les fauves d'or sortent un minimum du lot quand même.

NDZ, 22.05.2017 à 18:18365705
Garant de l'académisme des bandes dessinées biomédicales, je peux vous assurer que les justes proportions ne sont pas respectées entre les différents types cellulaires et moléculaires (cette taille pour les hormones ????), n'est pas Jacques Martin qui veut (lui n'oubliait jamais une tuile au Colisée)... comme si ces pseudos dessinateurs d'avant garde, dont certains ne savent même pas dessiner un coude, pouvaient prétendre à reprendre des séries d'aventures de stature internationale (avec Terrence Hill) comme l'aventure intérieure ou Lucky Luke. Pfffff. Non mais. Sinon, c'est assez drôle au vu du cahier des charges... sacrée Marion Montaigne :))

lldm, 19.05.2017 à 13:19365692
J'en ai pas lu beaucoup, du Sattouf, disons que je découvre, comme il m'arrive souvent de le faire quand je dors quelques jours ailleurs. Bon. Le dessin est non-nul, il apparait vaguement à la surface de la page. C'est un poil mollasson dans les lignes, vite à son seuil dans l'expressivité. Sinon, il y a un ton, dont on pourrait dire quoi ? Doux amer, un peu drôle, loin d'être bête mais aucune révélation à l'horizon, une petite promenade dans des récits gentiment linéaires qui n'ennuie ni ne renverse. Un côté old school aussi, cinéma truffaldien sans offense des années 60, 70, ou encore le Gibrat Berroyer de "la parisienne" (autrement mieux construit), ce genre de choses.
Mais où est la BD ? Mystère... Pages sans aucune espèce d'attention à la page, constructions diaphanes des vignettes, montage sans invention formelle ni narrative propre à notre discipline etc. Pas de BD. Nulle part. On pourrait être devant la télé, au cinéma, dans un feuilleton radiophonique, ça ne changerait rien. Le type a l'air visiblement chouette et plutôt intelligent pour ce que j'ai pu en voir, il sait faire des choses drôles et tordues au cinéma (son Jacky est assez chouette), mais il dessine au dessous de lui (au moins dans cette série - j'en ai lu trois)

e m, 18.05.2017 à 21:28365681
Demon #2...
Il n'y a plus l'effet de surprise du tome 1, c'est peut-être un peu moins original dans la tournure que prend l'histoire, mais c'est toujours aussi rondement mené.
Curieux de voir où nous mènera la suite.
5 trains

NDZ, 18.05.2017 à 21:16365679
J'aurais sincèrement souhaité lire un mix de À ma soeur et de Pauline à la plage, sur le papier, il y avait le potentiel... et je me retrouve devant un mauvais téléfilm, genre spin off de Plus belle la vie version Hélène et les garçons. Vivès nous montre une nouvelle fois qu'il sait écrire en bande dessinée, mais sans savoir écrire. Bluette pas gênante qui va virer au désagréable lorsque le Festival d'Angoulême aura couronné ce livre.

Allister Baudin, 11.05.2017 à 19:01365638
Une histoire lourde et sans intérêt, mais la façon dont Timm s'inspire du style de Kurtzman (de son propre aveu) est intéressante.

Thierry, 09.05.2017 à 12:21365629
e m :
Descender #1...
Jolie ambiance pour ce space-opera où un sympathique robot-enfant se retrouve embarqué dans une intrigante histoire où l'on ravage des planètes.
Jolie ambiance donc, et les couleurs (aquarelle ?) y sont pour beaucoup. Ça change des couleurs photoshop, et c'est tant mieux.
4 robot-chiens

oui, c'est une bonne surprise de ces dernières années. J'aime beaucoup

e m, 08.05.2017 à 19:12365626
Descender #1...
Jolie ambiance pour ce space-opera où un sympathique robot-enfant se retrouve embarqué dans une intrigante histoire où l'on ravage des planètes.
Jolie ambiance donc, et les couleurs (aquarelle ?) y sont pour beaucoup. Ça change des couleurs photoshop, et c'est tant mieux.
4 robot-chiens

Mr_Switch, 08.05.2017 à 18:06365625
C'est vaguement drôle comme le disait NDZ. L'hommage graphique aux enluminures, aux miniatures persanes est sympa. On pense aussi un peu au catharisme vu par son époque. Et c'est vrai que l'empreinte de Don Quichotte est très marquée. Mais je n'arrive pas à avoir le même enthousiasme de lecture que vous autres, agréeurs de l'ouvrage :s

Mr_Switch, 07.05.2017 à 16:32365620
Cette page de Xavier est bien en rapport avec le thème du jeu de mot. Cependant, ce n'est pas vraiment ce qu'il pointe dans cet exercice ; il y est plutôt question de la personnification malvenue de la Bande Dessinée, dans son évidente unité monolithique, sans subtilités, ni facettes. La BD est une. Elle avance d'un bloc.
La bande dessinée est forcément aventure et donc divertissement.

NDZ, 06.05.2017 à 11:01365606
On pourrait lancer un exercice oulipien où l'on imposerait autant d'indigence dans la conception des titres, quel que soit le champ abordé. Exemples:

"Le Roman entre les lignes"
"Le Roman garde les lignes"

"Le cinéma sans pellicules"
"Les grandes bobines du cinéma"
"Godard fait son cinéma"
"Besson fait son cinéma"

"Ronaldo se met au vert"
"La viticulture se met au verre"

"La BCE sort de sa réserve"
"WWF sort de sa réserve"

On se coirait sur Libé :)

NDZ, 06.05.2017 à 10:55365605
Un grand merci, Xavier, d'ajouter des arguments pour prouver le néant du traitement de la bande dessinée par la presse :))

lanjingling, 05.05.2017 à 3:38365591
lldm :
un labyrinthe dans lequel on n'a aucune chance de se perdre

"Ces auteurs, et leurs livres, sembleront peut-être déjà « bien connus », trop connus, à certains lecteurs : d’abord, tous n’auront pas ce sentiment ; et puis surtout, est-il plus mal connu que le « bien connu » ?"
lldm :
L'ensemble est d'une timidité presque terminale. Le choix des auteurs étudiés est d'une paresse assez étonnante (on dirait une blague, comme si on réalisait la notion d'évidence éditoriale en 2006), et semble encourager les rédacteurs à y superposer une égale paresse à écrire ;

"Aujourd’hui plus que jamais, plus que tout autre art, la Bande dessinée suscite des flots de discours : c’est à qui veut la définir, la défendre, la conspuer, l’analyser, la démystifier, la célébrer, etc. "
lldm :
il s'écrit déjà bien peu de choses sur la bande dessinée, c'est assez dommage d'achever la lecture d'une série de textes qui lui sont consacrés en se demandant vraiment l'utilité d'une seule de leurs lignes.

"À la synthèse initiale qui déblaie le terrain et fixe les enjeux, succèdent les examens singuliers qui tentent de mettre au jour ce que nous dit, ce que nous montre, en ses œuvres, la Bande dessinée : comment elle tient la dragée haute aux savoirs qui tentent de la saisir, pointe leurs limites, investit les espaces à eux inaccessibles."
lldm :
Il n'y a là-dedans rien qui ressemble de près ou de loin à un investissement intellectuel, une position, un enthousiasme, un élan, une motivation sensible à écrire plutôt qu'à aller jardiner, rien qui puisse m'éclairer sur un éventuel désir de faire un numéro de cette revue consacrée à la bande dessinée.

"Non réconciliés"
Non réconciliables ?

Allister Baudin, 04.05.2017 à 17:35365587
lldm :
un labyrinthe dans lequel on n'a aucune chance de se perdre D'une certaine manière, c'est le seul point sur lequel cette revue soit instructive : elles nous éclairent sur la place que prend la bande dessinée dans la spéculation critique et théorique : un petit truc de société sur lequel on peut écrire quand on n'a rien à écrire, qui ne représente aucun enjeu, aucun danger, aucun horizon particulier.


Je ne sais pas ce que tu désignes par "la spéculation critique et théorique", mais le constat que tu fais à propos des écrits sur la bande dessinée peut être fait à propos d'une très grande partie d'écrits théoriques concernant des sujets plus classiques (bon, je parle surtout en connaissant la recherche philosophique récente) ou concernant des arts que la critique a l'habitude de traiter (t'as jeté un oeil à la collection "cinéma" de Vrin ? C'est pas la fête). Donc pas de panique, tout va très bien.

lldm, 04.05.2017 à 16:53365586
un labyrinthe dans lequel on n'a aucune chance de se perdre

L'ensemble est d'une timidité presque terminale. Le choix des auteurs étudiés est d'une paresse assez étonnante (on dirait une blague, comme si on réalisait la notion d'évidence éditoriale en 2006), et semble encourager les rédacteurs à y superposer une égale paresse à écrire ; il s'écrit déjà bien peu de choses sur la bande dessinée, c'est assez dommage d'achever la lecture d'une série de textes qui lui sont consacrés en se demandant vraiment l'utilité d'une seule de leurs lignes. Il n'y a là-dedans rien qui ressemble de près ou de loin à un investissement intellectuel, une position, un enthousiasme, un élan, une motivation sensible à écrire plutôt qu'à aller jardiner, rien qui puisse m'éclairer sur un éventuel désir de faire un numéro de cette revue consacrée à la bande dessinée. D'une certaine manière, c'est le seul point sur lequel cette revue soit instructive : elles nous éclairent sur la place que prend la bande dessinée dans la spéculation critique et théorique : un petit truc de société sur lequel on peut écrire quand on n'a rien à écrire, qui ne représente aucun enjeu, aucun danger, aucun horizon particulier.

Thierry, 02.05.2017 à 11:41365567
relecture après des années de ce livre qui faisait partie de la collection Manga"de casterman. A l'époque, Casterman et Kodansha avaient signé un accord de coopération pour promouvoir leurs catalogues respectifs et pour développer des collaborations entre auteurs japonais en européens. Ce fut à cet époque que Gon, Taniguchi et le vagabond de l'infini sont arrivé chez nous, bien avant la collection Saka. A côté de ces titres, la collection manga intégrait des essais de "manga à la française" (et publié au Japon, si je ne me trompe). Il y eut ce Baru, un récit de Charyn, et quelques autres titres signés Crespin, varenne et Beb Deum, de mémoire. je cois aussi me souvenir d'un manga de SF érotique signé Lamquet. Seul le livre de Baru n'est pas tombé aux oubliettes. Il fut même couronné à Angoulême en 1996. Parce que cet autoroute du soleil est plutôt bon.
Un road movie (ou plutôt un road manga) qui suit la cavale de Karim et Alexandre. Karim est un beau mec, un séducteur qui aime séduire les épouses délaissées. On le dit un peu gigolo. C'est peut-être vrai. Peut-être pas. Le mystère doit l'amuser. Mais il n'aurait pas dû coucher avec la femme du docteur Faurissier, figure locale de l'extrême-droite. Le mari bafoué vaut se faire le raton et se lance à sa poursuite. Karim fuit, flanqué d'Alexandre, à peine 17 ans mais qui l'admire sans réserve. Baru nous plonge dans une France à la Yves Boisset ou à la Mordillat. Dupont-Lajoie pourrait surgir à chaque coin de rue. Les sbires de Faurissier pouraient être des cousins des raclûres du cauchemar Blanc de Moebius. AU fil des rencontres, c'est une France de série noire qui défile, loin des lieux communs. A vrai dire, c'est même l'une des premières bandes dessinées dont je me rappelle dont le héros soit arabe. Jusque là, la bande dessinée franco-belge restait très blanche (et l'est sans doute encore) La France de Baru sonne juste. Elle n'est pas un décor de carte postale. L'air de rien, la chronique sociale est efficace, et l'histoire est haletante, jusqu'à un dernier acte un peu décevant dans l'ensemble. Trop attendu, trop téléphoné... C'est ce qui empêche sans doute ce livre d'être un coup de coeur.

lanjingling, 01.05.2017 à 16:16365560
Mael :
Quand au "Boxe" j'ai déjà ;-)

Occasion, pour toi comme pour moi, de le bullenoter :)

Mael, 01.05.2017 à 15:47365558
lanjingling :
C'est un choix éditorial de ne prendre pratiquement que des auteurs surtout connus par leurs blogs ?

J'imagine, mais sans doute aussi un choix assez logique lié au publics. Baud est d'abord connu pour sa chaîne youtube, ses auditeurs sont sans nul doute habitués aussi aux blogs, et plus simplement on a vu plusieurs de ces auteurs de blogs parler de chaînes youtube sur les réseaux. Quelque chose d'assez naturel du coup.

lanjingling :
Tiens, moi aussi (et pour les films de boxe aussi)

Typiquement par les films de bose que j'ai aimé les histoires de boxe :)

lanjingling :
Comprend pas bien, quel Ravard ? Sinon, je te conseille ceci, un beau dessin charbonneux

Eddy Vaccaro, pas Ravard, je ne sais pas d'où sort cette confusion. Quand au "Boxe" j'ai déjà ;-)

lanjingling, 01.05.2017 à 13:03365556
Mael :
Version BD d'histoires étranges et de bizarreries scientifiques proche de l'exo-science. Les histoires sont adaptées par la crème des blogueurs BDs (Libon, Bouloet, Nancy Peña, Guillaume Long...).

C'est un choix éditorial de ne prendre pratiquement que des auteurs surtout connus par leurs blogs ?

Mael :
Je n'y connais rien en boxe mais ai un faible pour les histoires de boxe.
Tiens, moi aussi (et pour les films de boxe aussi)
Mael :
J'ai croisé Ravard en festival, 2 de ses titres récents sont des bios légèrement romancées de boxeurs de la mi-XXème et me suis laissé séduire. La vie de Battling Siki est intéressantes, aux confluences de la colonisation, la dualité du "noir" héros face à ses frères méprisé est intéressante et sa vie un roman facile à effeuiller. L'histoire est touchante mais sans non plus emballer outre mesure, le petit texte final, republiant une bio journalistique d'époque, rajoute une dimension. La grande force du livre tient au dessin charbonneux de Ravard qui est vraiment beau et parfaitement à sa place. Trois coups.

Comprend pas bien, quel Ravard ? Sinon, je te conseille ceci, un beau dessin charbonneux

Mael, 01.05.2017 à 9:44365552
Une adaptation sympathique, relativement inoffensive, c'est bien réalisé, ça se lit en 10 minutes. Parfaitement dispensable. Deux chapeaux de sorcières parce que bon, c'est objectivement pas mauvais et rempli la commande.


Version BD d'histoires étranges et de bizarreries scientifiques proche de l'exo-science. Les histoires sont adaptées par la crème des blogueurs BDs (Libon, Bouloet, Nancy Peña, Guillaume Long...). Là aussi ça tient le contrat, j'ai appris pas mal de choses, me suis amusé. Parfait "livre de WC" ce qui est positif pour moi, on en grappille une histoire et le temps passe vite. 3 monstres.


Dans Spirou Imbattable m'a fasciné dès sa première apparition. C'est une méta-BD très inventive et accessible, vraiment drôle, je suis très heureux qu'elle arrive enfin en album. Un chronique est en cours pour dire des trucs plus construit mais je renvois au bon texte de Groensteen. 5 poireaux.



Je n'y connais rien en boxe mais ai un faible pour les histoires de boxe. J'ai croisé Ravard en festival, 2 de ses titres récents sont des bios légèrement romancées de boxeurs de la mi-XXème et me suis laissé séduire. La vie de Battling Siki est intéressantes, aux confluences de la colonisation, la dualité du "noir" héros face à ses frères méprisé est intéressante et sa vie un roman facile à effeuiller. L'histoire est touchante mais sans non plus emballer outre mesure, le petit texte final, republiant une bio journalistique d'époque, rajoute une dimension. La grande force du livre tient au dessin charbonneux de Ravard qui est vraiment beau et parfaitement à sa place. Trois coups.


BD historique sur la nuit de l'assassinat d'Oussekine. J'ai une faiblesse pour le travail noir et blanc de Puchol, de fait c'est beau. Mais bon, le scénario, pour lequel j'ai toute sympathie idéologique, est très planplan et tente de se complexifier en mettant un paquet de personnages et de destins croisés. C'est plutôt artificiel et sans grand intérêt. On est très loin du brillant "Charonne - Bou Kadir" ou Puchol réinterrogeait l'histoire et la mémoire dans ses habiles allers-retours. 1 homme au sol.


Je n'avais jamais entendu parler de ce titre, ni de cet auteur. Cette fable sur un étranger à la tête de chien arrivant dans un pays non-cité est une très belle surprise. Si l'histoire est cousue de fil blanc ça n'est pas du tout le centre du livre. Construit en courts chapitre (les pages elles mêmes contenant rarement plus de 4 cases), chacun donne sur "l'étrange" un point de vue différent : l'oiseau qui le voit arriver, le voisin, l'employeur, les militants pour la défenses des réfugiés, etc. Lui ne comprend pas la langue, parle et n'entend qu'un bruit indescriptible et se fait balader de bout en bout en remerciant, tout petit malgré sa gigantesque carcasse. C'est vraiment très fin et beau. 4 regards perdus.


Coup de cœur dans ma bib, histoire d'espionnage sur fond de révolution Russe traversée par la figure charismatique de Raspoutine. C'est solide, un peu confus, un dessin pas foufou mais qui fait le job. Je ne me suis pas ennuyé mais rien d'emballant, j'imagine que je ne suis pas le lecteur cible. 2 vodkas.


Mon premier "Sociorama". Déjà c'est en effet différent de la petite BDthèque des Savoirs, il ne s'agit pas d'avoir un exposé sur un sujet mais une approche sociologique. Ne connaissant rien au sujet de la construction et de l'intérim j'ai trouvé ça très bien construit, posant clairement les enjeux et le trait de Braud permettant de porter avec une clarté les multiples individus et enjeux au sein d'une masse déshumanisée. Quatre parpaings.


Je l'avais acheté à Angoulême mais le sujet comme son traitement (alternant entre témoignages, descriptions de performances et histoire) m’empêchait de m'y coller sans être au calme. Je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt mais suis ravis d'avoir pris le temps de me poser, c'est passionnant. Le sujet bien sûr, que Baladi traite avec subtilité tout en ayant un point de vue très affirmé, mais aussi ces choix de constructions assez surprenant, ces cases proches de la gravure suivies de cases uniquement remplies de phylactères, d'ombres, de ratures... Baladi trace sa compréhension des enjeux et on sent l'écrasement, le questionnement, les allers-retours. Et cela donne un récit aux allures profondément intègres et percutant. La suite ! Chameau à 4 bosses !

e m, 30.04.2017 à 19:23365550
e m :
lanjingling :
Lis le tome 3 :)
[chronosquad3 : album sans vignette]

Si j'en ai l'occasion, et le courage d'ouvrir ces albums !
La couverture du tome 2, avec son espèce de trans... O_o

Voilà, lu Chronosquad :
Et derrière cette hideuse couverture se cache en fait une bonne histoire de voyages spatio-temporels et même de fort jolies planches (sur la fin, le survol de NY).
Comme quoi même une couverture aussi particulière peut faire vendre un livre.
(petite erreur au passage : les sets au tennis de table ne se jouent plus en 21 points, mais en 11)

4 voyages


Aussi lu
Demon #1...
Autre bonne surprise, voilà bien longtemps que je n'avais plus lu une histoire aussi originale.
Très malin le truc, je me suis bien laissé baladé.
Je sens que je vais vite acheter la suite.
5 suicides

Allister Baudin, 30.04.2017 à 15:35365538
Bien mieux que ce à quoi je m'attendais. J'imagine qu'on finit par se lasser...en tout cas peut-être que j'aurais moins aimé dans l'édition au trait tramé et au lettrage par ordinateur et trop fin de Futuro.

Thierry, 18.04.2017 à 10:27365473
[mondes_thorgal_louve7 : album sans vignette] dernier tome de la série parallèle consacrée à Louve. Yann s'est progressivement repris et termine honorablement son arc. On ne peut pas dire que le résultat soit extraordinaire mais il y a une volonté évidente de coller à l'imaginaire de la série-mère. Autant les scénarios de Sente ont évolué vers un style à la "game of thrones", autant Yann a opté pour le merveilleux de la mythologie nordique, allant rechercher des personnages comme Vigrid le petit dieu, la gardienne des clés ou le nain Tjahzi. Ce n'est sans doute pas un hasard si Yann a puisé ces personnages dans les récits sur l'enfance de Thorgal et Aaricia. Si les premiers tomes étaient vraiment très faibles, Yann a progressivement affiné son approche pour arriver à une conclusion plutôt bien amenée et satisfaisante. je continue de trouver cette série parallèle assez inutile (tout le concept des mondes de Thorgal reste assez discutable selon moi... il n'y a guère que les 2 premiers Kriss de Valnor qui soient vraiment intéressants) mais elle se sera au moins achevée nettement mieux qu'elle n'a commencé.

Mr_Switch, 05.04.2017 à 13:46365408
Roller Girl chez 404 éditions. Une sélection du prix jeunesse Angoulême 2017. Eh bien, c'était une sélection méritée. Il est vraiment à conseiller pour des filles de 11-12 ans. Pour des garçons aussi, mais vous savez ce que c'est : « bouh un livre avec des filles, c'est pour les filles. »
Alors oui, c'est l'histoire d'une préado qui découvre le Roller Derby, un sport de contact ! Mais c'est aussi un témoignage du passage quasi-indescriptible entre l'enfance et l'adolescence. Et la force de ce livre, c'est qu'il ne dit pas au lecteur ou à la lectrice « hé, hé, je vais te parler du passage quasi-indescriptible entre l'enfance et l'adolescence. » Non, non, ça parle de Roller Derby, sport aux contacts énergiques, sport de choc, de heurts. Des heurts à l'image de l'évolution de vie sociale à cette âge (le fameux été avant le passage au collège).
Enfin, le livre ne se sent pas obligé de restaurer à l'identique les liens originaux. Le ton est juste.

Accessoirement, c'est 240 pages couleur pour moins de 10€. Un livre dont on n'aura pas trop peur de faire vivre, donc.

lanjingling, 03.04.2017 à 17:21365395
[will_1 : album sans vignette][will_2 : album sans vignette]
Beaucoup de charme farfelu dans ces deux histoires.

Mael, 27.03.2017 à 18:28365329
Mael :
La chronique ci-dessous se rapportait à ce livre.


Ha bah un bug faisait que dans mon post précédent la bullevignette s’affichait pas, d'où ce post correctif. Sauf qu'elle y était apparement, et du coup c'est incompréhensible. Et ça fait un troisième post avec le vignette de ce très bon livre.

e m, 27.03.2017 à 17:56365328
lanjingling :
Lis le tome 3 :)
[chronosquad3 : album sans vignette]

Si j'en ai l'occasion, et le courage d'ouvrir ces albums !
La couverture du tome 2, avec son espèce de trans... O_o

Mael, 27.03.2017 à 17:31365327
La chronique ci-dessous se rapportait à ce livre.

Mael, 27.03.2017 à 16:24365326
Benoît Préteseille, dont on connaît le goût pour le surréalisme et la curiosité artistique, a découvert qu'à Maubeuges, il existait un musée, détruit lors de la Première Guerre Mondiale, puis reconstruit, puis inondé. Depuis plus de vingt ans, il est fermé et les collections du Musée Henri Boëz (du nom du premier conservateur) sont classées dans une réserve, non accessible au public.

Préteseille a eu vent de ce triste sort et accès à ce lieu mystérieux, mêlant des bustes anonymes à des pièces historiques (des restes d'un pilori), parmi lesquelles s'ébattent des pièces de minéralogie et des peintures d'auteurs plus ou moins obscurs (un Bonnard y sommeille). Fasciné par de musée fantôme, il en a reproduit une quarantaine d’œuvres en les assortissant de commentaires. Parfois purement historiques, plus souvent des rêveries et développements fantasmatiques.

Atypique carnet de bord dans un monde secret où le temps s'est arrêté, Musée Spectre se lit comme une émouvante promenade dans un monde arrêté. Le petit format broché et le petit prix rajoute à l'aspect modeste et touchant de l'ensemble, le musée revit brièvement, pour mieux se rendormir, mais une trace de cette collection enfouie a ressurgit, interrogeant aussi bien sur les œuvres que sur l'état de la conservation en France.

Ion, passionnante structure explorant les lisières de la bande dessinée et de l'illustration, est dirigée par l'auteur. Elle a publié deux autres livres dans un esprit proche : È Tutto Vero - Ma Probabilmente Inesatto (Tout est vrai, mais probablement inexact), également de Préteseille, où il invente l'histoire de pièces du musée de Museo Davia Bargellini de Bologne et Museo Infinito, de L.L. de Mars, anthologie de ses croquis autour de travaux de la Renaissance italienne tirées de multiples musées.

Thierry, 27.03.2017 à 9:27365324
une variation sur le thème de l'homme invisible qui reprend certains éléments de l'intrigue du roman de Wells, mais prenant certaines libertés qui finissent par rendre le récit confus. APrès un début réussi, l'intrigue perd de son liant et finit un peu en eau de boudin, laissant trop d'inconnues et des zones d'ombre. Dommage aprce que Lemire reste un grand conteur.

Thierry, 27.03.2017 à 9:22365322
[walking_dead27 : album sans vignette] remplit son office avec application. Haters gonna hate. Perso, ça m'amuse encore

lanjingling, 27.03.2017 à 1:55365320
e m :
J'ai dû mal avec les couvertures de cette série... Le genre qui me fait fuir !

Lis le tome 3 :)
[chronosquad3 : album sans vignette]

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