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Artefact, éditeur transformiste

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1

Mael, 18.03.2018 à 15:46368594
Cependant, autant c'est avéré sur les numéros suivants (et c'est indiqué sur certaines fiches), autant j'ai un doute sur celui-ci. Mais je pense que j'avais vérifié. Et résultat j'ai un doute. Mais A.B. a ce numéro, il peut le vérifier.

Mr_Switch, 18.03.2018 à 14:20368593
Vraisemblablement que les premiers numéros étaient édités par les Editions du Sec-beurre (nommées plaisamment Fanéditions du Sec-beurre) puis par Artefact (où la désignation Fanéditions... est restée, par humour). Mais oui, c'est abscons, au final.

lanjingling, 18.03.2018 à 10:45368586

Pourquoi est-il écrit sur la bullefiche que l'éditeur est Artefact, alors que sur la couverture est écrit en gros Fanéditions du sec-beurre?

Le PBE, 11.01.2017 à 10:00364289
Si je ne me trompe les portraits par Gotlib illustrent aussi l'interview de l'équipe Artefact par Frémion mentionnée plus bas (dans les nouveaux petits-miquets et le Charlie Mensuel mystère de Pierre)

Mael, 09.01.2017 à 13:08364267
Alors que le n°22 de Gorgonzola et son dossier sur cet éditeur est chez l'imprimeur, je vous signale que sur la bullefiche de ce zine, la planche illus est un entretien avec les éditeurs réalisé et illustré par Gotlib





geste anti-commercial au possible puisque ces dessins méconnus sont pour partie reproduit dans le dossier, halala.

Pierre, 11.12.2016 à 20:39363770
Mr_Switch :
Le 125 avec Volny ? Le 135 avec Caillon ? Le 114 à propos de Tante Leny ?


Non non, ce n'est pas ça, en tout cas pas l'interview de mon souvenir où il me semble qu'il était explicitement question d'Artefact. Merci pour tes suggestions en tout cas.

Mr_Switch, 06.12.2016 à 18:17363713
Le 125 avec Volny ? Le 135 avec Caillon ? Le 114 à propos de Tante Leny ?

Pierre, 06.12.2016 à 17:50363712
Pierre :
Ce doit certainement être le même texte (de mémoire, cela tenait sur deux ou trois pages). Tu me diras.

Dans la même rubrique (les Petits Miquets), amusant il y a aussi le compte-rendu de la toute première édition du festival d'Angoulême. Je m'étais dit que je retranscrirais ça ici (sur Bulledair) un jour, dans le sujet adéquat. Si j'ai le temps !


Bon, c'est incroyable: moi qui pensais connaître ma collection de Charlie Mensuel sur le bout des doigts (une centaine de numéros), je ne retrouve pas cette interview ! Je l'imaginais dans les derniers numéros (vers 1979-1981) période où la rubrique (à brac) de Frémion sans doute fatigué de son exploration de l'histoire des vieilleries (Assiette au beurre, Vaillant...) consistait surtout dans des interview d'éditeurs de fanzine ou d'auteurs underground (enfin, façon de parler: j'ai noté Margerin au passage). Même en remontant jusqu'au début de la rubrique (1974), j'ai fait chou blanc.

Par contre j'ai retrouvé le fameux compte-rendu d'Angoulême, avec une contribution dessinée de Gotlib, assez fouillée, que j'ai trouvé complètement à côté de la plaque dans sa manière de railler les tentatives alors naissantes de construire une discours critique autour de la bd. Et puis deux jours après, j'apprends qu'il est mort.

Mael, 03.12.2016 à 10:31363692
Un grand livre avec un dessin anguleux très beau réhaussé de rouge mais la narration est d'une confusion assez incroyable et je n'ai quasi rien compris (alors que les récits ne semblent pas trop expérimentaux ou testant les limites de la narration hein, ce sont juste des histoires pas claires). Deux angles.

Mael, 01.12.2016 à 21:50363689
Mauvais rêves est un des deux seuls albums d’Imagex, météore de la bande dessinée underground française. Publié en 1983, il se trouve pile au milieu de sa trajectoire qui débute au début des années 80 pour se terminer en 1986 avec la publication de Colonie de vacances. Six années qui suffiront à Imagex pour marquer profondément des auteurs aussi différents que Mattt Konture, Olivier Josso ou L.L. de Mars, lui donnant le statut de génie méconnu, presque d’auteur culte. Six années dont le meilleur se trouve dans Mauvais rêves, compilation de sept récits radicaux et implacables.

Il suffit de regarder le sommaire de l’ouvrage pour comprendre que l’on rencontre un auteur qui n’est pas en règle avec l’enfance. Imitant l’écriture maladroite d’un écolier, Imagex annonce des titres aussi évocateurs que « La Vie débile », « Grand-père est mort », « Le Cri » ou « Un mauvais rêve ».

Les récits sont tous liés par cette exploration de l’enfance, sans être pourtant dans la classique vision du Paradis perdu. L’institution, la norme sociale, est toujours aliénante et dangereuse, mais l’enfance en tant que telle (bien rarement heureuse) n’est certainement pas une nostalgie : face à des adultes invariablement en position d’ennemis, tous les enfants d’Imagex cherchent un ailleurs (un thème que partagera d’ailleurs Colonie de vacances). Pour bien présenter cet album aujourd’hui indisponible1, il est nécessaire de naviguer récit par récit – l’ensemble reste assez disparate malgré la cohérence de ton qui le lie.

C’est « La Vie débile » qui ouvre le bal. Récit le plus long du recueil (13 pages), on y suit le dialogue mental entre un enfant débile profond et sa petite sœur, coincée dans un recoin de son cerveau. Grâce à son aide, il réussit à passer les tests infirmiers lui évitant l’euthanasie, jusqu’à ce que l’État ne se mette à les systématiser. L’intérêt n’est pas tant dans l’action pure que dans le déroulé, la manière dont Imagex fait cohabiter les deux esprits dans de magnifiques pages évoquant le Meder de Jean-Christophe Menu2. Les deux récits sont très différents, mais relèvent d’une même approche du handicap mental ne s’embarrassant pas de bon goût pour le présenter dans toute sa réalité sexuée, laide ou incontinente. Évidemment, l’histoire finit mal, à l’ombre de gigantesques fours crématoires.

« Le Vélo », court récit à gag final qui lui fait suite, a moins de force. Publié dans le Viper3, il surfe sur la thématique de la revue mais a la particularité de présenter un des rares enfants heureux de Mauvais rêves. Pas de quoi ravir la morale cependant, puisque c’est un shoot d’héroïne qui permet à ce gosse de décrocher un sourire. Les autres enfants de l’histoire sont au moins aussi avancés puisqu’ils n’hésitent pas à dérouiller sévèrement un adulte venu sur leurs plates-bandes.

« Dans les tours » est un des plus beaux passages de Mauvais rêves. Publié dans le Viper n°6, il évoque également les paradis artificiels mais d’une manière bien plus subtile que « Le Vélo ». Récit de science-fiction, apocalyptique vous l’aurez deviné, on y voit deux orphelins aller explorer les basses tours de leur monde, bien qu’elles leurs aient toujours été interdites. Entrant dans des bâtiments abandonnés, tout près des « gazos » suffocants qui ont envahit la surface terrestre, ils recherchent des réserves cachées de « bonbonplastics », véritable Graal de ces gamins en quête d’adrénaline. Dans ce pur récit d’anticipation, Imagex met en scène un univers cohérent, mais sans juger utile de nous en apporter l’explication ou l’origine. Il n’y a pas d’analyse, ni de morale directe, et même si des tensions semblent se dégager, elles se contredisent souvent. Ce bref récit (6 pages) a le mérite de porter ainsi en lui ce qui fait l’essentiel des particularités du travail d’Imagex, même si son trait y est plus posé et calme que la plupart du temps.

« Grand-père est mort » est un court récit (2 pages) publié dans le Viper n°5. Contrairement au Vélo, on ne trouvera pas de gag ici. Chaque case porte une information très précise sur les sévices qu’un couple de parents fait subir à sa famille : l’assassinat du grand-père, la maltraitance du petit frère, le viol de la sœur… Rien de volontairement provocant ou de gratuit pourtant, mais une grande synthèse éclatante de dégoût du système familial et de son carcan. Pas la plus subtile des bandes mais pas anodine tant elle semble dire en peu d’espace que l’enfance idéalisée, monde de rêve et de Bisounours, est bien souvent un mythe.

« Papa Goldorak », publié dans le Viper n°4, évoque une autre cruauté de l’enfance : celle des camarades de classe. Un enfant devient le mouton noir de sa classe faute d’avoir un déguisement (cher, évidemment) de héros télévisuel. Alors qu’il vient de se faire rejeter par les autres il tombe sur un assassin poursuivi par la police ayant subtilisé un costume de Goldorak pour se planquer. Face à cette scène le vilain petit canard se mue en meneur d’hommes et prend la tête d’une armée de gamins armés jusqu’aux dents sautant sur les forces de l’ordre. Haine de l’autorité certes, mais les policiers malmenés ne sont pas si ridicules et c’est plutôt un autre mythe de l’enfance qui en prend un coup : celui de l’enfance imaginative et créatrice. Ici, les gosses ne sont que des crétins lobotomisés incapables de distinguer monde réel de la fiction. La conclusion s’impose : « Beuh… ».

« Le Cri », troisième récit de deux pages est le plus inventif. Un enfant caché, enfermé dans un placard tente de pousser le cri qui pourra le sauver. Mais les invités de ses parents s’en vont tranquillement sans qu’il n’ose, immobilisé par la peur de ses parents-tortionnaires. Deux planches impeccables, nettes, obsédantes. Extrêmement synthétique, « Le Cri » est un récit de peur et de soumission.

« Un mauvais rêve » (8 pages) conclut l’ouvrage auquel il donne son titre. On y voit la terrible chute en avant d’un enfant persuadé que son cauchemar est réel, et que ses parents sont des assassins portant des masques de chairs découpées. Effrayé, il ira trouver refuge chez la mère toxicomane d’un de ses amis avant de régler le problème lui-même. Suite à son double parricide, il est interné jusqu’à la fin de sa vie, et le livre se conclut là où il à commencé : à l’hôpital psychiatrique. L’enfant de ce récit est le seul dont on entrevoit l’avenir, et quel avenir ! Voué à prêcher les autres fous, il persiste dans son délire malgré la cinquantaine d’années qui sont visiblement passées…

Et puis il y a le traitement graphique qui, lui, est le même tout du long. Un trait dans la grande tradition de l’underground, explosif, déformé, usant et abusant de trames débordant des cadres. Le dessin d’Imagex est puissant en lui-même, mais pas plus que celui d’un Konture. Ce qui magnifie ce livre est le choix d’une bichromie bleue/rouge qui lui donne une nouvelle dimension. Le rouge est agressif, son symbolisme est évident, mais pas seulement. S’il remplit parfois les pages jusqu’à faire mal aux yeux, il ne s’interdit pas la quasi disparition pour laisser le bleu sombre étouffer l’image et boucher les détails. Étrangement, ce qui est sans doute un défaut d’impression (parfois les subtilités des bleus se mélangent et rendent un endroit moins lisible) crée un effet de masse qui vient encore souligner la lourdeur envahissant les personnages. Même quand les cases éclatent où s’effacent, la pesanteur est là, globalisante. Dans cette bichromie on peut aussi voir le soulignement de l’opposition frontale de chaque histoire, de ce binaire affrontement bien/mal s’incarnant dans la lutte entre le monde adulte et l’enfance martyrisée.

Mauvais rêves est un condensé des thématiques d’Imagex. Cet ouvrage, porté par un choix graphique fort, offre ce qu’il a fait de meilleur. Le monde, qu’il soit réel, rêvé ou fictionnel, est et restera cauchemardesque. Il n’y a pas d’échappatoire dans les planches d’Imagex, et pourtant les enfants luttent, voués à la mort ou à l’allégeance à une société honnie. « Vivre libre ou mourir » diront d’autres, mais pour l’enfance violente et violentée, l’alternative n’existe pas vraiment.

1) Les éditions Artefact cessent leurs activités en 1986. On peut cependant trouver assez facilement Mauvais rêves sur Internet.
2) Les premières aventures de Meder avaient été publiées peu avant dans Le Lynx à tifs et Le Petit Psikopat illustré. Un album Meder est disponible à l’Association.
3) Revue underground française ayant existé entre 1981 et 1984, dont les premiers numéros sont entièrement consacré à la drogue, avant de se diversifier un peu. Voir mon article « Viper ou la BD hallucinogène » dans Gorgonzola n°18.

Pierre, 01.12.2016 à 13:16363686
Ce doit certainement être le même texte (de mémoire, cela tenait sur deux ou trois pages). Tu me diras.

Dans la même rubrique (les Petits Miquets), amusant il y a aussi le compte-rendu de la toute première édition du festival d'Angoulême. Je m'étais dit que je retranscrirais ça ici (sur Bulledair) un jour, dans le sujet adéquat. Si j'ai le temps !

Mael, 01.12.2016 à 11:26363685
Je ne la connais pas mais il y en a une dans ce livre, sans doute une reprise du coup ? Enfin si tu l'as je serai heureux de comparer.


Pierre, 01.12.2016 à 11:03363684
Mael :
J'avais été attiré par ce bouquin pour son auteur inconnu et sa couv curieuse, presque peinture naïve. A l'intérieur c'est plus banal, undessin très marqué par l'époque : outre les looks bien hippies les thèmes sont très marqués. C'est à la fois intrigant, un je ne sais quoi d'original, de curieux, et décevant, c'est rarement très inventif ou intéressant. Pourtant il semble que ce soit une sélection du meilleur de son comics du même nom, qui a connu 5 numéros chez Last Gap.

Le dernier récit est très étrange puisqu'il ne raconte rien d'autre que la manière de déposer du spermicide sur un diaphragme avant un rapport sexuel, sans parole, à croire que c'est directement tiré d'un prospectus du planning familial (et ça l'est peut-être). Petite mention d'intérêt pour "Interkids", très noir et violent sur l'enfance, sur fond de tours, évoquant la rares noire vision de l'enfance qu'on retrouvera plus tard chez Imagex, chez le même éditeur.

A noter aussi la présence assez importante de personnages afroaméricains, choses assez rares dans les 70's, après recherche il semble que ce soit d'ailleurs un des signes distinctif de Colwell. On notera que dans les deux récits les plus calmes et doux, directement des scènes d'amour, "Dans la luzerne" e "Good for you", ce sont cependant des blancs qui sont en scène.

Deux pilules contraceptives pour le côté curieux mais loin d'être indispensable.


Sans doute en as-tu déjà connaissance, mais je crois me souvenir qu'il y a une interview intéressante d'Artefact dans Charlie Mensuel par Epistolier. Je n'ai pas le n° en tête bien sûr, je vais regarder ça ce soir.

Mael, 01.12.2016 à 9:49363683
J'avais été attiré par ce bouquin pour son auteur inconnu et sa couv curieuse, presque peinture naïve. A l'intérieur c'est plus banal, undessin très marqué par l'époque : outre les looks bien hippies les thèmes sont très marqués. C'est à la fois intrigant, un je ne sais quoi d'original, de curieux, et décevant, c'est rarement très inventif ou intéressant. Pourtant il semble que ce soit une sélection du meilleur de son comics du même nom, qui a connu 5 numéros chez Last Gap.

Le dernier récit est très étrange puisqu'il ne raconte rien d'autre que la manière de déposer du spermicide sur un diaphragme avant un rapport sexuel, sans parole, à croire que c'est directement tiré d'un prospectus du planning familial (et ça l'est peut-être). Petite mention d'intérêt pour "Interkids", très noir et violent sur l'enfance, sur fond de tours, évoquant la rares noire vision de l'enfance qu'on retrouvera plus tard chez Imagex, chez le même éditeur.

A noter aussi la présence assez importante de personnages afroaméricains, choses assez rares dans les 70's, après recherche il semble que ce soit d'ailleurs un des signes distinctif de Colwell. On notera que dans les deux récits les plus calmes et doux, directement des scènes d'amour, "Dans la luzerne" e "Good for you", ce sont cependant des blancs qui sont en scène.

Deux pilules contraceptives pour le côté curieux mais loin d'être indispensable.

Aba Sourdi, 25.02.2016 à 18:44361603
Je découvre Marc Smeets et ma foi c'est hilarant et décoiffant ! Peut-être bien enfin la quintessence de la ligne claire pour ceux qui comme moi n'arrivent plus à lire des récits. Le trait, rien que le trait, et la déglingue du langage bien sûr. (Donc bien moins pénible que Swarte, si je puis me permettre ; j'aime plutôt bien Swarte mais c'est quand même pénible.)

Mael, 27.01.2015 à 20:07357634
Ok, je vais sans doute le scanner maintenant en fait.

Pour le Citron je n'ai jamais croisé que les "Petits Miquets", à noter au sujet de cet revue qu'un recueil des huit premiers numéros avait été réalisé... par Falatoff, qui deviendra Artefact.

lldm, 27.01.2015 à 15:14357633
Pre Carre :

ça m'intéresse aussi.
je découvre avec étonnement que je n'ai pas tant que ça de bouquins Artefact dans ma bibliothèque (deux numéros du Havane Primesautier, la revue passionnante et bordélique de Charlie Shlingo, deux petits livres de Filipandré, le cartonné Imagex, deux autres bricoles).
Peut-être que la direction générale SF m'excitait moins que les publications plus « urbaines » de leurs contemporains (le Square, le Dernier Terrain Vague, le Fromage)...
D'ailleurs, dans le même ordre d'idée, est-ce que vous savez ce que le Citron Hallucinogène publiait, en dehors de sa revue ? Je n'ai ici que les précieux « Nouveaux petits miquets » de Frémion et un bouquin de José et Manosque, Fictionnettes. Je trouve pas en ligne de catalogue exhaustif des bouquins (j'ai peut-être mal cherché, hein)



oublié de me déconnecter du compte commun « Pré Carré », désolé. Le message précédent ne concerne que moi.

Pre Carre, 27.01.2015 à 15:12357632
ibnalrabin :
Mael :
Je te scanne ça après Angoulême, si ça intéresse d'autres gens je vous l'enverrai aussi, MP moi.


Si c'est possible, très volontiers, et merci.


ça m'intéresse aussi.
je découvre avec étonnement que je n'ai pas tant que ça de bouquins Artefact dans ma bibliothèque (deux numéros du Havane Primesautier, la revue passionnante et bordélique de Charlie Shlingo, deux petits livres de Filipandré, le cartonné Imagex, deux autres bricoles).
Peut-être que la direction générale SF m'excitait moins que les publications plus « urbaines » de leurs contemporains (le Square, le Dernier Terrain Vague, le Fromage)...
D'ailleurs, dans le même ordre d'idée, est-ce que vous savez ce que le Citron Hallucinogène publiait, en dehors de sa revue ? Je n'ai ici que les précieux « Nouveaux petits miquets » de Frémion et un bouquin de José et Manosque, Fictionnettes. Je trouve pas en ligne de catalogue exhaustif des bouquins (j'ai peut-être mal cherché, hein)

ibnalrabin, 27.01.2015 à 14:11357631
Mael :
Je te scanne ça après Angoulême, si ça intéresse d'autres gens je vous l'enverrai aussi, MP moi.


Si c'est possible, très volontiers, et merci.

Mael, 27.01.2015 à 10:50357626
ibnalrabin :
Tiens, ça m'intéresserait de le lire, celui-ci. C'est possible de le trouver quelque part (en vrai ou en ligne) ? J'aime bien rencontrer des bandes dessinées plus ou moins abstraites relativement anciennes.


Je pense que je peux te le scanner sans trop de gravité vu la non-réédition je pense, c'est parfaitement dans la veine "BD abstraite" malgré un "gag" final que je ne te révélerai pas. Je te scanne ça après Angoulême, si ça intéresse d'autres gens je vous l'enverrai aussi, MP moi.

ibnalrabin, 27.01.2015 à 1:02357622
Mael :



Ce numéro est un récit complet de Jean Caillon, un auteur fétiche d'Artefact qui a ensuite disparu de la bande dessinée (il semble avoir continué dans l'animation). Ce récit complet est surtout plastique puisqu'il s'agit de l'évolution d'une forme avec une image par page - sur fond de nuit étoilée -, où l'on croise les ovoïdes chers à l'auteur. Sympathique en tant que tel, bien trop court pour se suffire. Par contre il serait vraiment intéressant de ce reprencher sur l'oeuvre BD de cet auteur.


Tiens, ça m'intéresserait de le lire, celui-ci. C'est possible de le trouver quelque part (en vrai ou en ligne) ? J'aime bien rencontrer des bandes dessinées plus ou moins abstraites relativement anciennes.
Jean Caillon avait me semble-t-il fait un bouquin nommé "Tu seras un gnome mon fils", que mon père avait acheté quand j'étais jeune pour son titre. J'ai un très vague souvenir de quelque chose plein de hachures et qui n'était pas pour mon âge (à l'époque).

Mael, 26.01.2015 à 23:36357621
Tiens justement ça m'intrigue beaucoup cet auteur, mais ça colle bien à ce bazar, au croisement Patrimoine et BD US. Et c'est un des pères de l'édition underground... Les liens entre tout ça se tissent.

Pour ma part je viens de lire les A4 comix, une revue trimestrielle qui a connu six numéros, chacun d'eux était entièrement laissé à un auteur - ce dernier pouvait invité des gens mais le faisait rarement. Globalement ce n'est pas ce que j'ai lu de mieux chez eux, mais ça témoigne de ces croisements multiples.

Le premier numéro est un recueil d'illus de Marc Caro, un pur graphzine, évidemment beau.



Fidèle à leur intérêt pour les revues étrangères, on a ici la traduction directe d'un numéro de "Tante Leny Presenteert". Il s'agit d'un genre de carnat de croquis et assemblages de récits inachevés de Marc Smeets, auteur néerlandais sous influence d'Hergé. Moins marquant que certains de ses collègues, il ne connaîtra pas d'album montrant ses BDs abouties. Du coup ce numéro sonne un peu bizarre, il serait parfait pour compléter une oeuvre et en découvrir l'aspect "caché", mais comme première introduction au travail d'un auteur c'est assez peu convaincant.



Zorin est un auteur qu'on croisait beaucoup à cette époque puis qui a disparu, un peut comme Volny. Très présent dès les début d'Artefact, on le voit dans Falatoff et Le Petit Mickey qui n'a pas peur des gros. Il ne fera pourtant qu'un album chez eux, Blitz strauf, récit de guerre dont les dessins lorgnent vers les BD américaine de l'âge d'or, mais légèrement abîmées. Ce n'est pas inintéressant du tout, pas toujours convaincant non plus, mais intrigant. Le magazine est à cette image, compilant récit et illus dans cette veine, ponctuer de planches un peu plus intimes. J'aurai été curieux de voir son évolution mais après son album en 80, quasiment plus rien n'est paru à (relativement) grande échelle.



Frédéric Mercier est un auteur qui a peu laissé de trace, était-il de la famille de l'éditeur Jean-Pierre ? On peut le penser car c'est très médiocre. L'ensemble est très maladroit, évoluant entre différents récits calqué sur une ligne claire se voulant un peu plus underground. Le plus convaincant reste la page couleur centrale présentant des personnages à découper. A oublier.


Visiblement il n'y a pas de n°5


Ce numéro est un récit complet de Jean Caillon, un auteur fétiche d'Artefact qui a ensuite disparu de la bande dessinée (il semble avoir continué dans l'animation). Ce récit complet est surtout plastique puisqu'il s'agit de l'évolution d'une forme avec une image par page - sur fond de nuit étoilée -, où l'on croise les ovoïdes chers à l'auteur. Sympathique en tant que tel, bien trop court pour se suffire. Par contre il serait vraiment intéressant de ce reprencher sur l'oeuvre BD de cet auteur.


Après ce numéro la revue s'arrête. Comme souvent avec la structure, c'était intéressant mais pas concluant et je ne suis pas étonné qu'elle n'ai pas trouvé son public. L'idée de comix changeant d'auteur à chaque numéro était pourtant une bonne idée de carte de visite mais leurs albums - investissements certes plus lourds - seront généralement plus réussis.

Mr_Switch, 26.01.2015 à 23:09357620
Le seul Artefact de ma bibliothèque perso. Encore une autre veine.

Mael, 26.01.2015 à 18:57357616
On leur doit des livres de jeunes auteurs de l'époque comme Volny, Zrin, Filipandré, Jean Caillon, Imagex,... ainsi que des un peu moins jeunes F'murr, Solé, Carali, Schlingo... Ils avaient aussi un regard sur le patrimoine avec des rééditions de Poïvet ou DImitri par exemple. Ils ont aussi publié de manière très étranges des navets de Ramaïoli et DUrand

C'était aussi un éditeur résolument tourné vers l'étranger et ce qui s'y faisait en même temps, ainsi ont-ils publiés de nombreux auteurs et anthologies de Tante Lenny Préstente (Pays-Bas), El Vibora (Espagne), ils ont publié un Musicomix spécial Italie... En lien avec Atoss Takemoto, éditeur du Cri qui tue, ils ont édité Hiroshima, de Tatsumi, un des premiers mangas publié en langue française.

Toujours dans cette volonté d'ouvertures ils ont publié - souvent pour la première fois en albums - Shelton, Mattotti, Dan O'Neill, Jacovitti, Rita Mercédès... Et donc les auteurs des revues citées ci-dessus : Marc SMeets, Altan, POns, Alphamax (Peter Pank !), EVer Geradts ou Marti.

Ils avaient aussi une collection d'animation, Fantasmagories, poursuivant le travail d'une revue de Glénat et publiant de belles monographies sur divers sujets (Fleisher, Tex AVery, Rouxel,..), et ont publié d'autres bouquins curieux (dont un sur Clint Eastwood par , futur fondateur de Rivages, un des meilleurs éditeurs de polar).

Un travail disparate, allant en tout sens, pas très clair mais essentiel.

SOuvent, c'est un éditeur un peu oublié, on cite beaucoup Futuropolis - qui, il est vrai, a existé plus longtemps (et employait d'ailleurs un des éditeurs d'Artefact) - et pas Artefact, qui a pourtant des choses à défendre. On retrouve une part de leur catalogue (Taxista, Tatsumi) dans les éditions Cornélius, l'héritier le plus évident, d'autant qu'on m'a récemment (merci Allister Baudin) que JP Mercier s'occupait des anthologies Crumb : le même Mercier était un des trois jeunes fous qui avaient lancé Artefact.

Pour ma part la lecture de nombres de leurs auteurs a été décisives, dans les Gorgonzola 18 et 20 (consacré pour l'un à Viper, pour l'autre à différents auteurs dont Filipandré) ils reviennent très régulièrement dans les entretiens. Cela m'invite d'ailleurs à aller voir plus loin...

Je partagerai ici différentes lectures de leur catalogue, n'hésitez pas à en faire autant.

Mael, 26.01.2015 à 18:40357615
Depuis longtemps je trouve le travail d'Artefact passionnant. Cet éditeur de la fin 70's/début 80's, issu du fanzine Falatoff, a ensuite publié nombre d'auteurs très intéressants.

Visiblement on ne peut poster grand chose dans un premier post.

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