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J'ai un copain, il lit très peu de BD, à Montreuil il en a acheté une au hasard qui lui tapait dans l'oeil : Silvia Regina, de Matti Hagelberg. Sans l'aider (j'étais pas là), l'auteur accessible par excellence donc !
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Atrabile, un remède contre la Mélancolie ?

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1 - 2 - 3

crepp, 15.11.2017 à 11:36367001
L'intégrale de Lupus ressort:

Gantois, 15.11.2017 à 10:57367000
Thierry :
il est fort, le bougre. Il continue de se renouveler et de surprendre.


Très beau livre effectivement!

Thierry, 15.11.2017 à 10:11366999
il est fort, le bougre. Il continue de se renouveler et de surprendre.

lanjingling, 10.11.2017 à 12:36366974
Thierry :
faîtes chier, je vais devoir le relire maintenant.

Pour un quatrième point de vue ?

Thierry, 10.11.2017 à 11:20366973
faîtes chier, je vais devoir le relire maintenant.

ibnalrabin, 08.11.2017 à 20:50366953
Pierre :


C'est amusant, j'ai une lecture radicalement différente de la tienne. (...)


C'est marrant, j'ai une lecture encore différente des vôtres, enfin qui recouvre en partie les deux. Pour moi il y a une espèce de tristesse qui se dégage de cette histoire, pas quelque chose de forcément ironique. Un être déraciné et balloté dans des situations qui le dépassent et qui finit par participer sans le vouloir à une aventure aux enjeux assez incroyables tout de même, mais pas pour lui. Cependant, même en étant traité presque comme un objet ou comme une quantité négligeable, il se retrouve le premier à voir l'espace de ses yeux, avant aucun homme. Il y a cette séquence que je trouve très belle, une suite de gros plans sur son visage pendant le vol, où on peut imaginer plein de choses lui passant par la tête et où un certain émerveillement transparaît (sans que ce soit bien entendu clair, et il faut se garder de trop d'anthropomorphisme).
Donc je n'y ai vu ni un panégyrique naïf de la conquête spatiale, ni une charge ironique contre lui, mais quelque chose qui balance entre les deux, en incluant son côté grandiose et fascinant et son aspect absurde et brutal.

Bon ceci dit j'ai offert le livre et ne l'ai lu qu'une fois, donc je dis peut-être des conneries.

Pierre, 08.11.2017 à 17:25366949
Thierry :
Dans ce livre, Victor Lejeune raconte la vie de Ham, un chimpanzé qui fut le premier "américain" dans l'espace. Avant Gagarine et Félicette, après Laika et une foule d'autres animaux, il reste le premier primate à avoir tutoyé les étoiles.
Quel destin magnifique pour ce singe capturé dans les forêts camerounaises et destinés dans un premier temps à un marché à viande qui sera finalement vendu à un zoo puis sélectionné par la NASA pour son programme Mercury !
Détail amusant que le livre ne mentionne pas, le Chimpanzé 65 sera en effet baptisé Ham après son retour sur Terre.
Ham était en fait l'acronyme du Holloman Aerospace Medical Center, où il fut entraîné. Mais en réalité, ce singe se prénommait Chang, nom jugé trop peu américain par les responsables.
Pour traiter ce sujet, Victor Lejeune a choisi la métaphore. Il met en parallèle la vie de Ham avec les grands âges de la l'Humanité, de la préhistoire (la forêt), l'antiquité (le Cameroun) jusqu'à la conquête spatiale. A travers ce choix, Lejeune dresse une fable poétique sur l'évolution de l'Humanité, conditionnée d'une certaine manière à viser les étoiles. Les différents "âges" que traversent Ham semblent symboliser une évolution vers une forme d'accomplissement à travers la conquête spatiale. C'est une manière de voir les choses, évidemment. Mais il ne faut pas oublier que Ham était un animal de laboratoire, un cobaye qui n'était qu'une quantité négligeable, un indicateur dont on ne se souciait guère que pour les informations qu'il pouvait apporter. Il était évidemment préférable qu'il revienne vivant parce que cela servait de test pour les voyages des astronautes. La lecture poétique qu'en fait Lejeune me paraît presque naïve. Tout est beau, propre, joli... Lejeune installe un climat rassurant et par moment aseptisé.
Son livre est objectivement réussi. Son graphisme épuré sert bien son propos. La lecture est fluide et il y a de beaux moments. Mais le propos me paraît tellement en décalage avec la réalité. Ham fut un symbole, pour donner un visage positif à la conquête spatiale. Un outil de propagande. Le livre de Lejeune ne fait que perpétuer ce mythe. Il occulte les autres primates (sans parler des autres animaux) qui ont été sacrifiés, transformant l'histoire en gommant tout ce qui pourrait déranger.


C'est amusant, j'ai une lecture radicalement différente de la tienne. Je te rejoins sur les qualités esthétiques et sur la linéarité narrative qui confine au simplisme (assumé il me semble) mais pour moi le point de vue de l'oeuvre est ironique et propose une charge contre la bêtise (inclus le double sens) de l'homme et sa corollaire, la maltraitance animale. C'est ainsi que je comprends le parallélisme entre le chapitrage qui fait références aux grandes étapes de l'histoire humaine selon une perspective "progressiste" et le tragique et dérisoire destin de Ham. Tel que je lis le livre, je ne vois pas d'angélisme et me dis que du point de vue du chimpanzé, il lui aurait peut-être été plus enviable de finir en ragout sur une table camerounaise ...

Thierry, 08.11.2017 à 16:24366946
Dans ce livre, Victor Lejeune raconte la vie de Ham, un chimpanzé qui fut le premier "américain" dans l'espace. Avant Gagarine et Félicette, après Laika et une foule d'autres animaux, il reste le premier primate à avoir tutoyé les étoiles.
Quel destin magnifique pour ce singe capturé dans les forêts camerounaises et destinés dans un premier temps à un marché à viande qui sera finalement vendu à un zoo puis sélectionné par la NASA pour son programme Mercury !
Détail amusant que le livre ne mentionne pas, le Chimpanzé 65 sera en effet baptisé Ham après son retour sur Terre.
Ham était en fait l'acronyme du Holloman Aerospace Medical Center, où il fut entraîné. Mais en réalité, ce singe se prénommait Chang, nom jugé trop peu américain par les responsables.
Pour traiter ce sujet, Victor Lejeune a choisi la métaphore. Il met en parallèle la vie de Ham avec les grands âges de la l'Humanité, de la préhistoire (la forêt), l'antiquité (le Cameroun) jusqu'à la conquête spatiale. A travers ce choix, Lejeune dresse une fable poétique sur l'évolution de l'Humanité, conditionnée d'une certaine manière à viser les étoiles. Les différents "âges" que traversent Ham semblent symboliser une évolution vers une forme d'accomplissement à travers la conquête spatiale. C'est une manière de voir les choses, évidemment. Mais il ne faut pas oublier que Ham était un animal de laboratoire, un cobaye qui n'était qu'une quantité négligeable, un indicateur dont on ne se souciait guère que pour les informations qu'il pouvait apporter. Il était évidemment préférable qu'il revienne vivant parce que cela servait de test pour les voyages des astronautes. La lecture poétique qu'en fait Lejeune me paraît presque naïve. Tout est beau, propre, joli... Lejeune installe un climat rassurant et par moment aseptisé.
Son livre est objectivement réussi. Son graphisme épuré sert bien son propos. La lecture est fluide et il y a de beaux moments. Mais le propos me paraît tellement en décalage avec la réalité. Ham fut un symbole, pour donner un visage positif à la conquête spatiale. Un outil de propagande. Le livre de Lejeune ne fait que perpétuer ce mythe. Il occulte les autres primates (sans parler des autres animaux) qui ont été sacrifiés, transformant l'histoire en gommant tout ce qui pourrait déranger.

NDZ, 26.10.2017 à 10:55366830
Pour revenir au parallèle avec la série Filiu/David B., on n'a pas la même approche, pas la même question, pas le même territoire (eux traitent du rapport USA/Moyen-Orient). Mais je parlais juste en tant que plaisir à la lecture et persistance de l'information ou de la réflexion une fois le livre fermé.

NDZ, 26.10.2017 à 10:14366829
Oui, adaptation poussée jusqu'à la collaboration... Adeline Rosenstein fait un travail remarquable (avec Baladi) pour "adapter" son théâtre à la bande dessinée. C'est saisissant.

Glotz, 25.10.2017 à 22:15366826
Merci pour la précision, je n'avais pas compris que c'était une collaboration à ce point poussée.

ibnalrabin, 25.10.2017 à 21:40366822
Pierre :

C'est une collaboration ou une adaptation ?


Si j'ai bien compris, une collaboration basée sur les pièces d'Adeline Rosenstein. Je sais qu'ils discutent beaucoup, jusqu'à la dernière seconde, presque. J'ai croisé Baladi dans les locaux d'Atrabile en train de faire les dernières (nombreuses) corrections quelques heures avant que le bouquin soit envoyé à l'impression.

Pierre, 25.10.2017 à 20:39366821
ibnalrabin :
Glotz :
(...) Baladi a parfaitement réussi son coup. (...)


Baladi et Adeline Rosenstein, n'oublions pas qu'il n'a pas fait ces bouquins tout seul.

D'ailleurs je profite pour dire également tout le bien que je pense de cette série, je suis d'un naturel paresseux sur ce sujet au regard de l'inextricable sac de nœuds qu'il semble être vu de loin, mais ça se lit très bien, même si c'est truffé d'informations et de points de vues différents.


"Baladi et Adeline Rosenstein" (Un point commun entre les deux articles mis en lien, est qu'ils ont été publiés l'année dernière à un mois d'intervalle)

C'est une collaboration ou une adaptation ?

ibnalrabin, 25.10.2017 à 20:21366820
Glotz :
(...) Baladi a parfaitement réussi son coup. (...)


Baladi et Adeline Rosenstein, n'oublions pas qu'il n'a pas fait ces bouquins tout seul.

D'ailleurs je profite pour dire également tout le bien que je pense de cette série, je suis d'un naturel paresseux sur ce sujet au regard de l'inextricable sac de nœuds qu'il semble être vu de loin, mais ça se lit très bien, même si c'est truffé d'informations et de points de vues différents.

Pierre, 25.10.2017 à 19:43366818
lanjingling :

Le trait de l'auteur me plait; avec quoi travaille-t-il ?


Après avoir lu l'album, je pense que c'est de l'eau-forte. En tout cas, c'est très beau.

Pierre, 25.10.2017 à 19:37366816
NDZ :
Comment cette "série" réussit là où "Les meilleurs ennemis" étaient à mon avis ratés ? Tout est dans la nuance, dans le ton. Dans Décris-ravage, la richesse est est dans le doute, la subtilité de la langue et des problèmes de traduction pour s'entendre, la difficulté de représenter des frontières, un sentiment national, des tombereaux de morts, ce qui n'a pas forcément de sens ou ce qui dépasse la raison. Le ton docte et professoral de Filiu associé à l'illustration scolaire (parfois géniale, parfois fadasse) de David B. me faisaient roupiller à l'arrière de l'amphi, près du radiateur... ici, le multi-discours, parsemé de doutes, y compris du dessinateur, qui nous charrie des tonnes de miettes de gomme, les nombreux points de vues, me poussent à énoncer, proposer, discuter. C'est la différence entre un livre qui impose un savoir et celui qui réveille une intelligence. Et la mienne sommeille depuis bien trop longtemps sur ces sujets là.


Voilà qui me donne envie de le lire, moi qui fut justement parmi ces étudiants somnolant en haut de l'amphi (je me rappelle au cours de ma première année, des cours ubuesques dans une matière intitulée bizarrement "méthodologie" et qui consistaient en réalité en de longs résumés à marche forcée - c'était particulièrement indigeste - d'épisodes de l'histoire de France), et je me reprochais récemment ma mollesse qui m'a fait passer à côté du premier volume (alors qu'on en avait dit du bien ici). Je compte bien me rattraper.

Glotz, 25.10.2017 à 19:13366815
Pour l'instant c'est mon coup de cœur de l'année. Bande dessinée historique + adaptation ça ne donne généralement rien de bon, mais là Baladi a parfaitement réussi son coup. Sa bande dessinée ne se contente pas de raconter l'histoire, ou de présenter les débats historiographiques concernant le proche-orient (comme devrait le faire l'histoire de France dont la publication va commencer bientôt) mais pense l'histoire, tout en parvenant à rester facilement lisible.

J'ai trouvé que ce volume était mieux composé et plus cohérent que le premier (déjà très bon), mais c'est peut-être simplement lié à ma meilleure connaissance des faits évoqués dans ce volume, ou à une moindre surprise.

PS : Quand je l'ai passé à mon coloc il m'a demandé si je connaissais le Filiu/David B., et son copain m'a demandé la même chose indépendamment le lendemain. Ton rapprochement me semble donc justifié ;)

NDZ, 25.10.2017 à 17:10366812
Je précise, les comparaison n'est pas tout à fait juste, car les sujets et les territoires abordés ne sont pas tout à fait les mêmes. Mais quand-même.

NDZ, 25.10.2017 à 17:09366811
Comment cette "série" réussit là où "Les meilleurs ennemis" étaient à mon avis ratés ? Tout est dans la nuance, dans le ton. Dans Décris-ravage, la richesse est est dans le doute, la subtilité de la langue et des problèmes de traduction pour s'entendre, la difficulté de représenter des frontières, un sentiment national, des tombereaux de morts, ce qui n'a pas forcément de sens ou ce qui dépasse la raison. Le ton docte et professoral de Filiu associé à l'illustration scolaire (parfois géniale, parfois fadasse) de David B. me faisaient roupiller à l'arrière de l'amphi, près du radiateur... ici, le multi-discours, parsemé de doutes, y compris du dessinateur, qui nous charrie des tonnes de miettes de gomme, les nombreux points de vues, me poussent à énoncer, proposer, discuter. C'est la différence entre un livre qui impose un savoir et celui qui réveille une intelligence. Et la mienne sommeille depuis bien trop longtemps sur ces sujets là.

lanjingling, 05.10.2017 à 13:15366655
Glotz :
Pour le savoir, lisez le livre :D

C'est bien mon intention, de le lire, mais pas seulement pour connaitre la réponse :)
Le trait de l'auteur me plait; avec quoi travaille-t-il ?

Glotz, 04.10.2017 à 9:26366650
lanjingling :
Je suis maintenant encore plus perplexe. D'abord, c'est un chimpanzé, donc africain, pourquoi a-t-il été baptisé Chang ?
Et quel que soit l'acronyme, appeler HAM un animal de boucherie, c'est vicieux. Et si la mission avait échoué, on l'aurait appelé HAMOC ?

Pour le savoir, lisez le livre :D

lanjingling, 04.10.2017 à 8:54366649
(Après une interruption de quelques années, Wikipedia est de nouveau accessible ici. Mais c'est conjoncturel, si ça se trouve, demain, ça ne marchera plus.)

Je suis maintenant encore plus perplexe. D'abord, c'est un chimpanzé, donc africain, pourquoi a-t-il été baptisé Chang ?
Et puis, Chang ne fait pas Américain ? Et Michael Chang, il est belge ?
Et quel que soit l'acronyme, appeler HAM un animal de boucherie, c'est vicieux. Et si la mission avait échoué, on l'aurait appelé HAMOC ?

Glotz, 04.10.2017 à 8:37366648
lanjingling :
Quelle ironie perverse l'a bien pu faire baptiser Ham ?

Selon un petit site qui a de l'avenir (mais qui n'est peut-être pas accessible là où tu es ?) : « Ham est l'acronyme du laboratoire qui l'a entraîné pour son vol historique, le Holloman Aerospace Medical Center (« centre de médecine aérospatiale Holloman »), situé sur la Holloman Air Force Base dans l'État du Nouveau-Mexique aux États-Unis. Désigné initialement comme le chimpanzé 65 il n'a été baptisé « Ham » qu'après le succès de la mission. Son véritable nom était toutefois Chang. Il fut rebaptisé ainsi car les responsables du projet jugèrent que cela ne faisait pas suffisamment américain. »

lanjingling, 04.10.2017 à 4:01366646
J'avais repéré ce livre sur le site Atrabile.
" Ham, le premier chimpanzé à être allé dans l’espace – un singe au destin hors du commun, né dans les forêts du Cameroun (au milieu des années 50), capturé par l’homme, vendu dans un marché à viande."
Quelle ironie perverse l'a bien pu faire baptiser Ham ?

Mr_Switch, 03.10.2017 à 21:43366638
Hop

ibnalrabin, 03.10.2017 à 21:08366637
ibnalrabin :
[premiers_pas : album sans vignette] J'ai trouvé ce livre très beau et très triste (bon il faut avoir quelque inclinaison à la compassion simiesque pour cela je suppose). Je crois que c'est le premier livre de ce jeune auteur, franchement c'est pas mal du tout pour un début.


Ah zut y a pas de vignette pour l'instant, je parle de ceci.

ibnalrabin, 03.10.2017 à 21:06366636
[premiers_pas : album sans vignette] J'ai trouvé ce livre très beau et très triste (bon il faut avoir quelque inclinaison à la compassion simiesque pour cela je suppose). Je crois que c'est le premier livre de ce jeune auteur, franchement c'est pas mal du tout pour un début.

NDZ, 26.09.2017 à 18:47366583
Drôle et intéressant sur la question féminine au moyen-âge. Le langage. Le pouvoir. Dieu. Mais un mauvais goût de travail-de-fin-d'année-des-BAs-fortement-inspiré-graphiquement-par-RGrandpey-ou-autre m'empêche de pleinement apprécier la chose.

lanjingling, 16.09.2017 à 5:26366495
Acheté par hasard, très beau livre (chronique à suivre).

lanjingling, 12.07.2017 à 9:06366073
Ma cupidité, me poussant à profiter d'une promotion Atrabile qui permet l'acquisition d'un inédit hors-commerce d'Ibn al Rabin, m'a fait acheter et découvrir cet album de cette auteur dont j'ignorais jusqu'à l'existence.
Pas encore lu, mais le dessin me plait beaucoup.

Gantois, 29.06.2017 à 12:36365980
Thierry :
ibnalrabin :
Thierry :

Graphgiquement, c'est agréable, mais rien ne fonctionne vraiment dans l'histoire. On s'en fout un peu. Dommage.

Ah non moi j'avais bien aimé, justement, le rythme assez flottant, et j'ai bien apprécié cette histoire. J'ai trouvé ça finalement assez surprenant, sous des airs assez classiques.

j'ai trouvé que ça flottait trop, comme si Gabrielle Picquet n'arrivait pas à choisir entrep^lusieurs options.
Je nn'ai jamais vraiment réussi à ressentir de l'empathie pour Josepha. Encore moins après l'apparition un peu incongrue de son frère.
Le projet m'intéressait vraiment pourtant. Et j'ai beaucoup aim&é sa manière de représenter la ville, avec ses panneaux et devantures qui font des façades un personnage à la fois central et insaisissable. Mais pas moyen de rentrer dans l'histoire.


Assez d'accord avec Thierry

Thierry, 28.06.2017 à 14:54365978
ibnalrabin :
Thierry :

Graphgiquement, c'est agréable, mais rien ne fonctionne vraiment dans l'histoire. On s'en fout un peu. Dommage.

Ah non moi j'avais bien aimé, justement, le rythme assez flottant, et j'ai bien apprécié cette histoire. J'ai trouvé ça finalement assez surprenant, sous des airs assez classiques.

j'ai trouvé que ça flottait trop, comme si Gabrielle Picquet n'arrivait pas à choisir entrep^lusieurs options.
Je nn'ai jamais vraiment réussi à ressentir de l'empathie pour Josepha. Encore moins après l'apparition un peu incongrue de son frère.
Le projet m'intéressait vraiment pourtant. Et j'ai beaucoup aim&é sa manière de représenter la ville, avec ses panneaux et devantures qui font des façades un personnage à la fois central et insaisissable. Mais pas moyen de rentrer dans l'histoire.

ibnalrabin, 28.06.2017 à 13:45365977
Thierry :

Graphgiquement, c'est agréable, mais rien ne fonctionne vraiment dans l'histoire. On s'en fout un peu. Dommage.

Ah non moi j'avais bien aimé, justement, le rythme assez flottant, et j'ai bien apprécié cette histoire. J'ai trouvé ça finalement assez surprenant, sous des airs assez classiques.

Thierry, 28.06.2017 à 12:12365976
une idée intéressante au départ: un quartier vit dans la peur. Depuis quelques années, quelqu'un disparait la nuit du 4 au 5 aout. A qui le tour ?
Graphgiquement, c'est agréable, mais rien ne fonctionne vraiment dans l'histoire. On s'en fout un peu. Dommage.

Allister Baudin, 27.04.2017 à 19:38365519
Encore un très bon Deforge.

Glotz, 04.04.2016 à 19:11361944
Ma première tentative de Michael Deforge. Le dessin et les couleurs ont quelque chose de séduisant, l'univers assez angoissant est convaincant lorsqu'il ne glisse pas dans les considérations post-adolescentes. 4/5 au bénéfice du doute.

Thierry, 23.02.2016 à 14:42361582
Je crois que c'est le premier Fior traduit en français, voire son premier livre. On y trouve déjà beaucoup de ses thèmes habituels, à commencer par l'amour contrarié, la bonne rencontre au mauvais moment, le déséquilibre subtil qui empêche ce qui pourrait être une belle histoire de ne pas se dérouler comme prévu.
Fausto achève un long séjour à Berlin. L'Italie lui manque et il passe une dernière soirée entre amis avant de finir ses valises et prendre le bus le lendemain.
Seulement, il y a Nina, qui insiste pour passer cette dernière nuit avec lui. Nina, une histoire qu'il n'avait pas planifiée et qui est devenu comme une porte qu'il n'arrive pas à refermer. Il aurait dû partir plus tôt.
Une histoire simple, presque trop simple, qui ne repose sur rien de bien tangible. Ce qui donne du corps à ce livre ne tient qu'à une mélancolie un peu triste qui traverse ses pages.
Un premier livre assez abouti dans la forme mais qui manque encore de substance. Graphiquement, Fior se cherche encore. Avec le recul, il s'agit plus d'une curiosité qu'autre chose, pour qui est désireux de voir l'évolution de cet auteur.

chrisB, 20.12.2015 à 10:58360411
NDZ :
Le premier coup de coeur de l'année. On a un récit qui ne se laisse pas dompter d'entrée. Les coq-à-l'âne(s?) (coca-light?) graphiques et textuels, les jeux de références, graphiques, textuels et para-textuels, le foisonnement des entrelacs, des motifs et des textures, des couleurs psychédéliques, le récit gigogne et bègue, les séquences chantées (annoncées par le "comédie musicale" du sous-titre) : tout concourt à l'enchantement, le secouage des yeux et des méninges. Et ça, c'est bien. Et si c'était du ciné ? Impossible de faire ça au ciné, c'est aussi pour cela que c'est une excellente "bédé" :)


J'ai beaucoup aimé mais n'ai pas été emporté comme toi, suis donc resté sur les premières marches de cette tour de Babel :)

chrisB, 20.12.2015 à 10:54360409
un chouille decu...quand on voit ce qu'arrive à faire le cineaste Alain Cavalier ou le romancier Jean Rolin sur des sujets similaires, ce "Fin" est clairement en dessous

NDZ, 24.09.2015 à 10:12359612
Le premier coup de coeur de l'année. On a un récit qui ne se laisse pas dompter d'entrée. Les coq-à-l'âne(s?) (coca-light?) graphiques et textuels, les jeux de références, graphiques, textuels et para-textuels, le foisonnement des entrelacs, des motifs et des textures, des couleurs psychédéliques, le récit gigogne et bègue, les séquences chantées (annoncées par le "comédie musicale" du sous-titre) : tout concourt à l'enchantement, le secouage des yeux et des méninges. Et ça, c'est bien. Et si c'était du ciné ? Impossible de faire ça au ciné, c'est aussi pour cela que c'est une excellente "bédé" :)

Aba Sourdi, 23.04.2015 à 11:28358604
Je suis assez étonné que les deux livres de Bendik Kaltenborn chez Atrabile aient si peu de notes, alors qu'ils font partie des choses les plus réjouissantes et surprenantes sorties ces dernières années. Au cas où j'aurais encore un zeste de crédibilité sur ce forum, je signale aux bulledairiens qui ont sensiblement les mêmes goûts que moi (j'espère qu'ils se reconnaîtront) qu'ils peuvent y aller avec plaisir, on est vraiment là devant un nouveau langage, et une façon très singulière de saisir le monde et les voix de ses habitants.

lanjingling, 08.06.2014 à 1:31355313
Charlie Brown :




Absurde, surréaliste, poétique et beau. Sans queue ni tête et drôle. Plaisir des yeux, plaisir des mots, plaisir du jeu, plaisir tout court. Petit coup de coeur de l'année.

(P.S. à l'attention des bulle-artisans : le titre exact est La planète impossible.)

Jolie couverture, titre fleurant bon la S.F. années 60/70; j'essaierai d'un jeter un oeil.

Charlie Brown, 06.06.2014 à 10:11355306




Absurde, surréaliste, poétique et beau. Sans queue ni tête et drôle. Plaisir des yeux, plaisir des mots, plaisir du jeu, plaisir tout court. Petit coup de coeur de l'année.

(P.S. à l'attention des bulle-artisans : le titre exact est La planète impossible.)

Thierry, 22.04.2014 à 12:46354926
Les livres de Nicolas Presl se ressemblent sans se répéter. Il évolue de titre en titre. Il continue de jouer sur une mise en couleur riche de sens, tendance élaborée dans le livre précédent. Mais cette fois, son récit se fait plus réaliste. Plus de totem ou de "passeurs" onirique. Choc des cultures dans un pays entre-deux: mi-asiatique, mi-européen. A moitié moderne (un couple de touristes souriants et trop sûrs d'eux qui passent tout l'album à photographier la vie des villageois dont la vie et les rêves sont si éloignés de la leur. Un beau livre de plus pour Presl

Aba Sourdi, 19.11.2013 à 18:17352915
SydN :
arf.
il est vrai que je n'ai pas acheté un seul atrabile cette année, alors que j'adore cette maison d'édition.
c'est ma faute.
lynchez-moi.

Pareil, je n'achète quasiment plus aucun de leurs livres alors que j'ai beaucoup aimé par le passé. Je crois qu'il n'y a pas que le contexte qui joue là-dedans, il y a aussi une certaine perte d'identité de la maison, j'avoue que je ne comprends pas le choix de la plupart de leurs derniers livres. Mais, curieusement, j'achèterai leurs trois prochaines parutions sans aucune hésitation : le Gosselin (qui doit peut-être être déjà sorti, d'ailleurs), le nouveau Benny de Baladi et le Joseph Callioni. Je pourrai donc moins culpabiliser, ouf.

Mr_Switch, 19.11.2013 à 12:55352914
Hop, en version cliquable : http://www.a-3.ch/.

Gantois, 19.11.2013 à 0:03352911
un message d'Atrabile sur leurs site, aidez-les a tenir le coup:

Chez Atrabile on ne fait pas un mystère de cette très très très très très très très très très très très très très mauvaise passe que l’on traverse depuis le début de l’année. Une des solutions mises en place est la création de l’A3 – l’Association des Amis d’Atrabile. Devenir membre de l’A3 est une façon simple et efficace pour nous soutenir et nous permettre de continuer à enchanter le monde avec nos ouvrages. Les inscriptions pour 2014 sont ouvertes, tous les détails sont sur le site de l’A3: http://www.a-3.ch

SydN, 25.07.2013 à 16:35351998
arf.
il est vrai que je n'ai pas acheté un seul atrabile cette année, alors que j'adore cette maison d'édition.
c'est ma faute.
lynchez-moi.

Thierry, 25.07.2013 à 16:11351997
ce qu'Atrabile dit sur BDGest
Effectivement, Atrabile se porte mal, financièrement parlant. On ne va pas s'étaler ici sur les raisons, elles sont nombreuses; disons simplement que c'est une mauvaise période, que cette période risque de durer, et qu'on ne sera sans doute pas les seuls touchés. Eh ouais. On a néanmoins décidé de ne pas lâcher l'affaire, donc on multiplie les demandes d'aides et de soutiens en ce moment, et à moyen terme il faudra que l'on opère certains changements en interne, pour essayer de trouver un autre «modèle» qui nous permette de pouvoir continuer à publier. C'est d'autant plus dommage que ça arrive à un moment où on n'a jamais eu autant de projets aussi excitants: deux livres avec l'immense Gilbert Hernandez, deux autres avec l'incroyable Michael DeForge, on reparle de faire quelque chose avec Tom Tirabosco ainsi qu'avec Manuele Fior, et bientôt un nouveau livre de Thomas Gosselin, un autre de Joseph Callioni... Cédric Manche et Loo Hui Phang sont sur le troisième volume de leur trilogie… Sinon, concernant le gros volume de LUPUS, la réédition n'est prévue que pour 2014. Et une nouvelle édition de Pilules bleues est bien prévue pour la fin de cette année, avec une nouvelle couverture et dix pages supplémentaires inédites. Voilà. Merci pour vos messages et tous ces conseils de lecture.

Thierry, 24.07.2013 à 14:55351976
je présume que ta source d'info est BDGest
pas pluis d'info que cela
si Nicolas de MultiBD passe dans le coin, il pourra en dire plus, j'ai découvert ces problèmes par leur lettre d'info

NDZ, 24.07.2013 à 14:18351975
Oups - apparemment, Atrabile connaît des difficultés financières : des infos ?

NDZ, 17.07.2013 à 12:29351909
Certains diront que Presl ronronne. Tourne en rond rond. Je préfère dire qu'il creuse son sillon, qu'il affine sa patte scénaristique et graphique. Toujours une valeur sûre, de fait.

Gantois, 22.02.2013 à 10:25349980
Après les récits en « caméra objective », voici une bd qui utilise le « Flash Forward ». Procédé rare en bd (je n’oserais plus affirmer que c’est la seule expérience de ce type, mais je ne pense pas en connaître d’autres).
Je n’ai pas vraiment été happé par l’histoire, et je me demandais ce qu’apportait le flash forward, jusqu’au dernier, qui n’apparaîtra pas dans la bd, puisqu’il ce situe 3 pages après la dernière.
Le graphisme est froid et raide, mais je mets quand même 3 étoiles pour l’expérimentation.

Dieu, 29.01.2013 à 19:29349425
Oups, me suis trompé de sujet.

Dieu, 29.01.2013 à 19:27349424
Bonjour, je me sépare de cette bd pour 5 euros. Malheureusement son ancien propriétaire semble avoir collé certaines pages entre elles pour des raisons que j'ignore mais à part ça elle est en bon état.

Mr_Switch, 28.01.2013 à 14:42349399
Le site Internet d'Atrabile n'est plus une Suissesse d'Arles.

Aba Sourdi, 22.10.2012 à 19:10347273
ibnalrabin :
Bonjour,

Atrabile vient d'éditer un bouquin de Bendik Kaltenborn (intitulé Bendik Kaltenborn vous veut du bien), et c'est vraiment très bien. Allez y jeter un œil, ça ressemble à pas grand chose d'autre, c'est drôle, absurde et étrange.

Je plussoie à fond. Ça en est même rageant (quand on a soi-même voulu oeuvrer dans l'absurde fulgurant, bien entendu).

ibnalrabin, 20.10.2012 à 20:24347261
Bonjour,

Atrabile vient d'éditer un bouquin de Bendik Kaltenborn (intitulé Bendik Kaltenborn vous veut du bien), et c'est vraiment très bien. Allez y jeter un œil, ça ressemble à pas grand chose d'autre, c'est drôle, absurde et étrange.

Charlie Brown, 27.06.2012 à 11:03345255
lanjingling :
Charlie Brown :
J'aime simplement ramener ma fraise
:o)


Dommage je sois au boulot, je peux pas goûter tout cet apétissant menu. :o)

Charlie Brown, 27.06.2012 à 11:01345254
C'est même pas que j'étais vraiment frustré. J'étais surtout indifférent. C'est ce qui m'embête le plus.
Tu me diras, pour quelqu'un d'indifférent, j'en parle quand même beaucoup. Soit. M'enfin on lui aurait pas filé le prix de meilleur album à Angoulême, j'en aurais même pas causé, de ce bouquin. :o)

SydN, 26.06.2012 à 16:57345228
Charlie Brown :
Que ce se soit un livre en partie sur la frustration, je le comprends bien. Ce que je reproche, c’est justement que, même ça, on ne le ressent pas. J’aurais aimé me sentir aussi frustré que les personnages, entre autres sentiments censés émailler cette histoire...


Ben si tu le ressent: puisque tu as ressentit toi-même une frustration ! Tu as été frustré de ne pas avoir été frustré à la lecture, alors que tu l'a été finalement !!!


Là, je n’ai quasiment rien ressenti, et, sur un sujet comme celui-ci, je trouve ça plus que dommage. Quant à la narration à coups d'ellipses temporelles, elle n'arrange rien.


Non mais si que je trouve ce livre fort interressant, c'est justement qu'il ne joue pas fondamentalement sur la subjectivité. Il aurait tenté volontairement de faire emerger une émotion précise qu'il aurait eu la même démarche que tout le reste de la production "sensible" de la bande dessinée. Bien sur le ressentit émotionnel reste subjectif, certains vont être émus à la lecture de 5000 km, d'autres pas. Mais il apporte une autre réussite, qui est pour moi la principale, celle de l'objectivité de son "concept". Le message est là (le temps qui passe, les choix, tout ce qu'on a dit déjà) et il fonctionne. Pas besoin d'aller puiser dans de l'émotion factice qui ne marchera que pour quelques lecteurs, le propos est finalement la seule vérité car objectif et indétronable. C'est une démarche qui me parle.

chrisB, 26.06.2012 à 11:30345208
Je me retrouve dans la prose de CharlieB, on est loin je trouve (du moins à la lecture j'en étais loin) de la subtilité qu'avait un Renoir ou un Borzage (je me rattache au ciné que je connais mieux), ou sur un plan paf on prenait tout dans la gueule, des tonnes et des tonnes de non dits...

Charlie Brown, 26.06.2012 à 10:49345205
SydN :
Je rappelle que le titre est 5000 km par seconde. Et que de mémoire, il n'est donné nulle part de sens à ce titre dans le récit lui-même.


Bah, de mémoire aussi, il me semble que ça se rapporte trivialement à un coup de téléphone à 5000 km de distance entre la Norvège et l’Egypte. Et que, métaphoriquement, ça résume tout l’espace-temps de l’histoire des deux protagonistes principaux.


Après, j’entends bien toutes vos analyses, Manu Temj ou SydN. Que ce se soit un livre en partie sur la frustration, je le comprends bien. Ce que je reproche, c’est justement que, même ça, on ne le ressent pas. J’aurais aimé me sentir aussi frustré que les personnages, entre autres sentiments censés émailler cette histoire. Le problème, c’est que même pour ça, Fior ne me permet pas d’entrer en empathie, comme dit la blogueuse du grenier, avec les personnages. C’est là que Fior rate son coup pour moi. Je reste indifférent aux personnages même. Ils ne m’intéressent pas, ou si peu. Ils sont en quelque sorte désincarnés. Y’a vraiment un problème de rendu à ce niveau-là. Et ne me dites pas que c'est volontaire, je n'y croirai pas une seconde.

Quand je parlais de romantisme, je voulais pas dire de romantisme "à l’eau de rose". Juste ce truc qui fait qu’on peut ressentir une émotion, que ce soit de l’amour, de l’amitié, de la joie, de la haine, de la violence, du mépris, de l'indifférence, de la frustration... etc... Là, je n’ai quasiment rien ressenti, et, sur un sujet comme celui-ci, je trouve ça plus que dommage. Quant à la narration à coups d'ellipses temporelles, elle n'arrange rien.

Manu Temj, 26.06.2012 à 10:09345204
SydN :

C'est pour moi à la fois l'une des plus belle qualité du bouquin, comme son plus gros défaut, car on peut en ressortir avec un sentiment de "manque" frustrant. Ca à été un peu mon cas, même si j'ai été totalement conquis par tout le reste.


Je crois que tu tiens là le fond des choses et le mot qui me manquait. 5000 Km par seconde est un livre volontairement frustrant... sur la frustration. Celle d'avoir manqué des occasions, d'avoir laissé passer des détails qui auraient pu changer une vie, d'une part, mais en soi, c'est un sujet assez rebattu... Mais aussi (et c'est ce qui me semble faire l'attrait supplémentaire du livre) celle d'avoir cru que quelque chose était possible, qu'il ne manquait rien pour que des sentiments forts surgissent et puis, non, il manque toujours quelque chose, un détail qui fait qu'une jolie rencontre se transforme en fiasco.

Deux frustrations amoureuses de nature différente qui s'entrechoquent ici grâce à la compression du temps que permet la bande dessinée (comme une bande passée en accéléré, ce qui m'a semblé être le sens du titre)...
Ainsi, au delà de cette double frustration, de ce pessimisme apparent, en enterrant la notion de "regrets" - qui ne mènent à rien puisque l'accomplissement de l'amour manqué est une impasse - Manuele Fior nous invite simplement à vivre le présent tel qu'il est, même s'il semble lui-même décevant (... disons, de façon un tantinet plus subtile que le "carpe diem" à deux sous que nous gravions sur les tables du lycée quand nous étions adolescents...)

Voilà pourquoi on "n'entre pas" dans ce livre, on "n'entre pas" dans cette "histoire d'amour" parce que - fondamentalement - elle n'existe pas. C'est ce qui fait la force du propos.

Je suis aussi un incorrigible romantique et j'ai aussi vibré avec Exit Wounds (bel exemple Longg), parce qu'il y a là cette pointe de guimauve qui réchauffe et qu'on aime.
Rien de tout ça dans le livre de M. Fior, au contraire, avec l'auteur, avec le personnage masculin, on y "croit" et puis patatras, tout retombe. La vie passe vite, laisse certes des regrets, mais elle ne nous permet pas non plus de distinguer les vraies occasions manquées des faux espoirs. C'est une chimère ; ne nous faisons pas d'illusion et avançons aussi bien que nous le pouvons.

5000 Km par seconde n'est pas un livre romantique, jamais, c'est une fausse piste frustrante et c'est ça qui est intéressant.

SydN, 25.06.2012 à 19:01345191
Pour mieux exprimer quelque chose que j'ai abordé dans ma chronique sur du9, je dirais que le sentiment d'extériorité à la lecture de 5000 km est presque normal.
En effet, on ne peut totalement "pénétrer" le récit parce que Fior ne nous en laisse jamais l'occasion.

Je rappelle que le titre est 5000 km par seconde. Et que de mémoire, il n'est donné nulle part de sens à ce titre dans le récit lui-même. Je pense qu'il s'agit là de la vitesse du temps qui passe, trop vite, qui nous fait survoler nos vies, nous fait rater des embranchements importants, efface tous les possibles pour se contenter de la ligne directrice de toute une vie, de son fil rouge, une histoire d'amour. Banal mais tellement évident.
Le livre semble ainsi être le recueil de souvenir d'une triste vie, avec ses petits bouts de mémoires et ses passages d'ombres, sa nostalgie d'une époque révolu, son regret de choix malheureux. Je ne peux citer un passage plus qu'un autre, même si certains m'ont peut être un peu plus marqué (évidemment ces retrouvailles au restaurant), car c'est pour moi un livre qui s'apprécie dans son ensemble et non pas "par moment".

En ce sens ceux qui aiment les narrations qui portent le lecteur (dans le sens plutôt dirigiste) auront plus de mal à entrer dedans que les lecteurs qui aiment effleurer les zones inconnus, mytérieuses que l'auteur omet, volontairement ou non. Car ici elles sont nombreuses, vastes (dans le sens qu'elles sont de grandes ellipses), et que même le récit lui même est en quelque sorte voilé par une empreinte de mystère (car on ne pénètre jamais l'intimité des sentiments, on reste plutôt spectateur des conséquences de choix mystérieux, de choses non dites.). L'inconnu est grand dans 5000 km, et ça peut être terriblement génant, oui, comme terriblement passionnant, aussi.
C'est pour moi à la fois l'une des plus belle qualité du bouquin, comme son plus gros défaut, car on peut en ressortir avec un sentiment de "manque" frustrant. Ca à été un peu mon cas, même si j'ai été totalement conquis par tout le reste.

lanjingling, 25.06.2012 à 18:22345189
Charlie Brown :
J'aime simplement ramener ma fraise
:o)

Charlie Brown, 25.06.2012 à 18:07345188
longg :
Quant à ce que dit cette dame de l'histoire, je pense tout simplement qu'elle n'est pas un être humain comme toi, mon cher Brown.
:P


Au contraire. On est très humains. Romantiques, même. On ne demande qu'à vibrer, et on n'y arrive pas. Bon, c'est peut-être plus notre problème que celui de Fior... Mais comme j'ai une confiance absolue dans mes propres jugements et ressentis, j'en déduis que c'est Fior qui a quelque peu merdé dans le rendu. :o)


lanjingling :
Message inutile, elle dit la même chose que toi, mais ni en mieux exprimé, ni en plus explicite ou détaillé


C'est pas faux. J'en avais juste marre de me retrouver seul avec chrisB. Seul avec une femme, c'est mieux. :o)


lanjingling :

à la limite, tu marques même contre ton camp, puisque, si sel et subtilité elle dit n’avoir pas su déceler, c’est que sel et subtilité cette histoire contient bien.


Hélas, non.
Il faudrait que tu puisses le lire pour t'en rendre compte.


lanjingling :

Et en fin de compte, personne n’a dit pourquoi, en quoi il a été touché ou pas par ce récit, personne pour citer tel ou tel passage poignant, émouvant, ou qui au contraire se voudrait tel mais tombe à plat.


Ben c'est juste parce qu'il n'y a pas de passage poignant, émouvant. En revanche, il y en a plein qui se voudraient tels mais tombent à plat ou, du moins, laissent indifférents. Il faudrait alors citer tout le livre. :o)

(non, j'exagère, ça se laisse bien lire, mais, comme le dit cette blogueuse, on est resté à l'extérieur, rien n'a véritablement fonctionné chez nous, et nous en sommes les premiers déçus, vu qu'on aurait tellement aimé aimer. Sympathique mais sans plus quoi...)


lanjingling :

La critique est comme l’art, difficile.


Pour ma part, je ne suis pas critique. J'aime simplement ramener ma fraise et donner mon avis péremptoire. Et ça, c'est beaucoup plus facile. :o)

lanjingling, 25.06.2012 à 17:44345186
Charlie Brown :
Dans le concert de louanges pour les 5000 km/s de Manuele Fior, je me sentais un peu seul (avec chrisB quand même... :o)). Du coup, je suis allé faire un tour sur le net, et j'ai trouvé une autre âme soeur, une blogueuse libraire (ou le contraire) dans le point de vue de laquelle je me reconnais pleinement.

"Voilà une histoire d'amour ratée puis impossible qui avait tout pour me plaire. Mais c'est la déception qui a été au rendez-vous...
[...] j'y suis restée complètement extérieure. Je n'ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Je n'ai pas vibré à leur côté. Au final, au risque de choquer ses autres lecteurs, j'ai trouvé cette histoire franchement quelconque et plate... Adepte des non-dits et de toute subtilité qui nécessite observation, je n'ai pourtant pas su déceler ici le sel et la subtilité de cette histoire.

J'attendais, qu'à cette histoire universelle qu'on a tous plus ou moins connu, un supplément d'âme qui n'est pas venu. L'ambiance de cette histoire est bien évidemment nostalgique et offre même une vision quelque peu triste et désabusée de l'amour et du couple. Celà ne m'a posé aucun problème mais a, d'une certaine manière, accentué la froideur qui ressort de cet album.

Et ce n'est, hélas, pas le beau dessin de Manuele Fior qui a pu me faire modifier mon impression.
"


Le reste est à lire sur Le grenier à livres, si le coeur vous en dit.

Mais le dit llong, c'est super subjectif tout ça.
Message inutile, elle dit la même chose que toi, mais ni en mieux exprimé, ni en plus explicite ou détaillé; à la limite, tu marques même contre ton camp, puisque, si sel et subtilité elle dit n’avoir pas su déceler, c’est que sel et subtilité cette histoire contient bien .

Et en fin de compte, personne n’a dit pourquoi, en quoi il a été touché ou pas par ce récit, personne pour citer tel ou tel passage poignant, émouvant, ou qui au contraire se voudrait tel mais tombe à plat.

La critique est comme l’art, difficile.

longg, 25.06.2012 à 17:41345185
"comme c'est le cas pour toi", fallait lire.

longg, 25.06.2012 à 17:40345184
Charlie Brown :
Dans le concert de louanges pour les 5000 km/s de Manuele Fior, je me sentais un peu seul (avec chrisB quand même... :o)). Du coup, je suis allé faire un tour sur le net, et j'ai trouvé une autre âme soeur, une blogueuse libraire (ou le contraire) dans le point de vue de laquelle je me reconnais pleinement.

"Voilà une histoire d'amour ratée puis impossible qui avait tout pour me plaire. Mais c'est la déception qui a été au rendez-vous...
[...] j'y suis restée complètement extérieure. Je n'ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Je n'ai pas vibré à leur côté. Au final, au risque de choquer ses autres lecteurs, j'ai trouvé cette histoire franchement quelconque et plate... Adepte des non-dits et de toute subtilité qui nécessite observation, je n'ai pourtant pas su déceler ici le sel et la subtilité de cette histoire.

J'attendais, qu'à cette histoire universelle qu'on a tous plus ou moins connu, un supplément d'âme qui n'est pas venu. L'ambiance de cette histoire est bien évidemment nostalgique et offre même une vision quelque peu triste et désabusée de l'amour et du couple. Celà ne m'a posé aucun problème mais a, d'une certaine manière, accentué la froideur qui ressort de cet album.

Et ce n'est, hélas, pas le beau dessin de Manuele Fior qui a pu me faire modifier mon impression.
"



Ah. Je pense au contraire que le dessin de Manuele n'a jamais été aussi vivant que dans cet album (alors qu'il était plus figé dans les autres, même pour l'épate graphique de Mademoiselle Else. Plus vivant donc plus inabouti donc plus accidentel donc plus intéressant.
Quant à ce que dit cette dame de l'histoire, je pense tout simplement qu'elle n'est pas un être humain comme toi, mon cher Brown.
:P

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