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Blutch

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pierre, 06.08.2017 à 9:55366255

Allister Baudin, 17.07.2017 à 8:16366112
A paraitre en septembre :


"Quels sont les albums qui vous ont le plus marqué ? Blutch, en authentique passionné de la bande dessinée et de son histoire, répond ici à cette question et redessine, relit, parfois joue et modifie une page ou une séquence d'un grand maître. Fascinant exercice qui voit un des auteurs de bandes dessinées les plus intéressants au monde reprendre, pour chercher « à comprendre comment ils faisaient », entre autres Morris, Franquin, Jacobs et aussi Manara, Graton, Lauzier, Pétillon et beaucoup d'autres."

Pierre, 27.06.2017 à 16:59365968
Qu'il y ait à redire sur la vision de la femme dans l'oeuvre de Blutch, et plus généralement dans l'oeuvre de nombre d'artistes masculins, ce n'est pas douteux.

Cette vision je crois est surtout révélatrice des méandres de la psychologie de ces créateurs et d'une certaine imprégnation culturelle néfaste dont ils ont pu avoir été "victimes" dans leur formation (on ne dira jamais assez ce que peut avoir de nuisible, la représentation négative de la femme chez Baudelaire, par exemple. Voir ce qu'il en a résulté chez des Léo Ferré ou des Gainsbourg ...). De là à évoquer une vision "à vomir" ...

Je pense qu'il convient d'observer un peu de distance critique vis-à-vis de ce qui est représenté, en l’occurrence s'agissant d'un livre affirmant sa dimension onirique, anti-réaliste et ses liens avec le souvenir cinéphilique. La société patriarcale est le cadre où nous évoluons tous, sous nos latitudes (même si des progrès sont enregistrés chaque jour, accompagnés de régressions), il est normal qu'on la retrouve à l'oeuvre dans le récit.

Ceci dit, à propos des scènes incriminées, le reproche confine au procès d'intention. Je vais reparcourir le bouquin ce soir, mais dans mon souvenir, il ne s'agit pas de scènes jetées au hasard qui seraient supposément représentatives de la "mentalité" de leur auteur, on n'est pas dans Largo Winch quoi. C'est une vision artistique, avec un véritable point de vue sur les relations humaines où s'entremêlent l'amour, la haine, la famille, le désir, le dégoût ... Le personnage du père par exemple, est tourné en ridicule, et ses rapports avec sa maîtresse n'ont rien d'une apologie mais participe d'une charge justement, contre la figure représentée qui se mesure à l'aune de son poids dans la dite société.

Dans ce livre enfin, il est à plusieurs reprises question de l’ambivalence masculin/feminin (un personnage androgyne, un personnage de travelo ...) ce qui devrait tempérer les reproches formulés.

Thierry, 27.06.2017 à 15:17365966
Thierry :
en attendant la validaion de la bullechronique tu peux le trouver ici

Thierry, 27.06.2017 à 15:17365965
en attendant la validaion de la bullechronique tu peux le trouver ici

NDZ, 27.06.2017 à 15:02365964
Tiens Thierry, j'aurais été assez pour que tu nous copies/colles ton avis Lune L'envers posté sur le forum en tant que Chronique car 1/ ça serait plus facile à retrouver 2/ on pourrait y répondre car ça m'avait donné des accords/désaccords intéressants à discuter... MERCI :)

Allister Baudin, 27.06.2017 à 13:32365961
Aba Sourdi :
Quoi qu'il en soit, elles sont la plupart du temps limitées à des archétypes, des sortes d'êtres mystérieusement insaisissables, diaphanes voire opaques, imprévisibles ; il se plaisait à se situer dans la lignée de Forest, alors qu'objectivement il est davantage sfarien dans sa vision, malheureusement ! Cela m'a toujours semblé regrettable que les deux auteurs les plus influents et représentatifs de la "nouvelle bande dessinée" (dans son sens officiel, grand public), Sfar et Blutch, restent plongés dans la gangue du "traitement esthétique idéalisant de La Femme".


Glotz :
Satrapi, sûrement plus connue du grand public que Blutch, c'est moins le cas.


Je suis d'accord avec Abasourdi. On peut ajouter Sattouf avec Satrapi dans la liste des auteurs labélisés "nouvelle bd" qui ont une vision de la femme plus intéressante que Blutch et Sfar (et on peut ajouter Blain dans la liste, ses femmes dans Isaac le pirate sont aussi des êtres "mystérieusement insaisissables" etc).

Thierry, 27.06.2017 à 13:14365960
Pierre :
Thierry :
décidément Blutch méprise les femmes. Graphiquement, c'est beau. Mais le mentalité de Blutch a un petit gout de vomi.


Quelques exemples pour argumenter le propos ?

le prof de danse qui se jette libidineusement sur Lola
le père qui exhibe sa conquête (affublée d'une queue-gode) avant de le retrouver la chosifiant dans une séance de bondage SM
les cagoulards qui sont à deux doigts d'un viol collectif sur Lola et Renée
une vision générale d'une société patriarcale ou, certes, les hommes sont moqués, mais qui n'est jamais remise en cause parce que, finalement, tout cela débouche sur la rencontre avec un beau cagoulard auprès de qui Lola se blottit. Il me semble que c'est encore le beau cagoulard qui conduit, ce qui tend à montrer que l'homme reste en charge.
Sous pas mal d'airs provocateurs, la femme reste toujours à sa place.
J'avais le même problème avec Lune L'Envers.
Tout est traverseé d'une sexualisation/humiliation pour la femme. AU final, elle ne fait que subir.
C'est brillant dans la forme (la scène de danse en ouverture est sublime visuellement) mais, bordel, c'est d'un sexisme définitif.

Aba Sourdi, 27.06.2017 à 12:02365959
En fait, ce qui est gênant c'est ce côté "demi-abstrait/demi-concret", qui n'a les avantages ni de l'un ni de l'autre ; chez Forest, c'est zéro psychologie et c'est clair comme ça ; chez Blutch, ça veut faire croire ça mais ça tend sans cesse vers une emphase expressive qui tient à faire ressentir de vraies choses sensibles, quand bien même il cherche tout le temps à fuir le réel et qu'il esthétise tout. Pénible !

Glotz, 27.06.2017 à 11:59365958
Satrapi, sûrement plus connue du grand public que Blutch, c'est moins le cas.

Aba Sourdi, 27.06.2017 à 11:50365957
Quoi qu'il en soit, elles sont la plupart du temps limitées à des archétypes, des sortes d'êtres mystérieusement insaisissables, diaphanes voire opaques, imprévisibles ; il se plaisait à se situer dans la lignée de Forest, alors qu'objectivement il est davantage sfarien dans sa vision, malheureusement ! Cela m'a toujours semblé regrettable que les deux auteurs les plus influents et représentatifs de la "nouvelle bande dessinée" (dans son sens officiel, grand public), Sfar et Blutch, restent plongés dans la gangue du "traitement esthétique idéalisant de La Femme".

Pierre, 24.06.2017 à 19:43365938
Thierry :
décidément Blutch méprise les femmes. Graphiquement, c'est beau. Mais le mentalité de Blutch a un petit gout de vomi.


Quelques exemples pour argumenter le propos ?

Thierry, 23.06.2017 à 10:47365928
décidément Blutch méprise les femmes. Graphiquement, c'est beau. Mais le mentalité de Blutch a un petit gout de vomi.

Pierre, 03.03.2017 à 10:11365139

Pierre, 07.02.2017 à 23:22364896
C'est amusant: j'ai justement découvert le Satyricon dans cette édition GF, trouvée sur les étales d'un bouquiniste du campus de l'université de Lille 3, en 2001 ou 2002: la couverture est un dessin de Fellini représentant Giton de profil. La traduction de Tailhade m'avait déplu (non seulement à cause de ce recours artificiel à l'argot de son époque mais aussi parce qu'il avait traduit - restitué en italique heureusement - le supplément apocryphe de Nodot) et je m'étais tourné vers l'édition des Belles Lettres, qui est finalement assez plate. J'ai fait une nouvelle tentative il y a quelques années, et j'ai saisi alors l’intérêt réel de son approche et sa contribution à restituer du texte son caractère foncièrement choquant pour le moderne mais aussi, sa saveur, sa verve, sa vie (ceci dit, je ne suis pas latiniste).

Chez Fellini, dans la scène de la pinacothèque, on voit notamment un grand portrait antique, celui d'une femme, qui a justement les traits, m'a-t-il semblé, de la femme des glaces de Péplum. Je n'arrive malheureusement pas à en identifier la source ...

Ce qui serait intéressant, c'est qu'un jour on écrive un roman inspiré par Péplum, une bande dessinée qui s'inspire d'un film qui s'inspire du roman, un roman considéré comme le premier de la littérature occidentale. La boucle serait bouclée, et la légitimité de la bande dessinée, démontrée.

Docteur C, 07.02.2017 à 18:41364892
Pierre :
A l'origine de mon message était mon étonnement de retrouver dans le visage des acteurs du film, les visages des personnages de Blutch. Surtout au regard de ses déclarations sur le cinéma dans son rapport à la bande dessinée (je retrouve cela aussi chez Blain notamment dans sa série Gus).


Dans le travail de Blutch c'est un vieux problème, tant il s'alimente de sa cinéphilie, ses premières planches parues dans Fluide Glacial citant Fenêtre sur cour, en passant par Mitchum et son Pour en finir avec le cinéma, et ce Péplum qui emprunte son titre à un genre proprement cinématographique, etc. Plus ou moins alimenté parce qu'il n'y a pas que ça.

Mais que son travail puise dans des références et figures cinématographiques n'en fait pas un parent pauvre du cinéma, c'est ce qu'il dit avec une belle obstination, qu'il puise dans l'imagerie du cinéma, et dans des références cinématographiques, oui sans doute, mais ça ne fait pas de la pratique de la bande dessinée un sous-cinéma de papier, et il me semble que ça se voit dans le travail de Blutch en particulier aussi, que la question de la composition d'une planche, du trait, des masses, du parcours de l'œil sur des images figées, etc., ne sont pas des questions de cinéma mais bien de bande dessinée.

Comme le cinéma n'est pas une sous-littérature ou quoi, ce sont des pratiques différenciées avec chacunes leurs spécificités. Ce qui est intéressant avec la bande dessinée est aussi le possible d'interroger cette vieille hiérarchie entre l'image et le texte, enfin plus précisément entre l'illustration et la littérature, dont on peut encore lire parfois sous certaines plumes qu'elles sont subordonnées l'une à l'autre.

Pierre, 07.02.2017 à 16:49364889
A l'origine de mon message était mon étonnement de retrouver dans le visage des acteurs du film, les visages des personnages de Blutch. Surtout au regard de ses déclarations sur le cinéma dans son rapport à la bande dessinée (je retrouve cela aussi chez Blain notamment dans sa série Gus).

Docteur C, 07.02.2017 à 15:43364888
La version Thailade (révisée) c'est aussi cette édition que j'ai lu, c'est l'édition G.F., qu'on trouve facilement et à pas cher.

Bon, opposer le film de Fellini et le texte du Satyricon (dans ses versions françaises ou autrement) n'a pas grand sens, c'est une très bonne adaptation et qui n'enlève rien à l'étrangeté de ce texte, lui donne une autre vie en images-mouvements. Il n'empêche que le Satyricon m'a paru tout autant que le film provenir d'un autre monde, faire vaciller ce que l'on conçoit communément de la vie des "hommes".

Ce qu'en a pris Blutch dans son Péplum (de Fellini, du Satyricon) est aussi fragmentaire, comme il le déroule très honnêtement dans cet entretien, à la fois une suite qui combine d'autres éléments, et une adaptation en bande dessinée. En effet il n'a pas du se référer à l'édition G.F. mais à une autre.

Pierre, 07.02.2017 à 15:17364885
Je l'ai lu dans la version Tailhade (un peu outrée mais truculente) et des indices me laissent à penser que Blutch s'est plutôt référé à la version de la collection Guillaume Budé.

Un exemple militant pour mon interprétation: dans le film on ne comprend pas ce qui se passe non pas seulement à cause de l'aspect fragmenté (qui procède de ce qu'est le Satyricon, un assemblage de débris littéraires), mais parce que Fellini opte pour le choix assez radical du multi-linguisme, ce qui a pour effet de nous rejeter davantage encore dans l'incompréhension quant à la natures évènements qui se jouent. L'étrangeté des décors et des éclairages ajoute à cet aspect SF qui ne me paraît perceptible dans le "roman".

Glotz, 07.02.2017 à 13:46364884
L'effet d'étrangeté est d'ailleurs accru si on le lit dans la version que Laurent Tailhade en fit en 1910, pleine d'argot et de néologisme.

Docteur C, 07.02.2017 à 12:55364883
Pierre :
Blutch :
C’est du personnage dont je suis parti - dans le roman de Pétrone, il s’appelle Encolpe. Je ne saurais pas dire s’il est immature ou non, parce que nous n'avons pas de repères dans le monde de l’Antiquité. Le roman est passionnant pour ça car tu as vraiment l’impression de plonger dans un monde de science-fiction. Tu ne comprends pas vraiment ce qui se passe, les gens rient sans que tu saches vraiment pourquoi, ils trouvent des choses drôles alors que tu les trouverais tristes... Ils n’ont pas du tout les mêmes repères, et c’est ça qui est incroyable.


Après avoir vu le film, c'est exactement la réflexion que je me suis faite (au point que je me demande si Blutch ne confond pas le film et le roman).


Non non c'est encore plus prégnant dans le Satyricon de Pétrone que dans le film de Fellini, cette perte de repères. Roman, c'est un terme discutable pour le qualifier, texte qui nous est parvenu difficilement par la tradition - du fait de son caractère immoral et ordurier, entre autres. Texte fragmentaire, on ne sait pas exactement quelle était son ampleur originale, il était très probablement beaucoup plus long que ce qui nous est parvenu (des livres entiers manquent), et il manque aussi des fragments à l'intérieur du texte, il y a des sautes dans le récit, etc.

Pierre, 05.02.2017 à 21:21364872
Blutch :
C’est du personnage dont je suis parti - dans le roman de Pétrone, il s’appelle Encolpe. Je ne saurais pas dire s’il est immature ou non, parce que nous n'avons pas de repères dans le monde de l’Antiquité. Le roman est passionnant pour ça car tu as vraiment l’impression de plonger dans un monde de science-fiction. Tu ne comprends pas vraiment ce qui se passe, les gens rient sans que tu saches vraiment pourquoi, ils trouvent des choses drôles alors que tu les trouverais tristes... Ils n’ont pas du tout les mêmes repères, et c’est ça qui est incroyable.


Après avoir vu le film, c'est exactement la réflexion que je me suis faite (au point que je me demande si Blutch ne confond pas le film et le roman).

Pierre, 05.02.2017 à 21:14364871
J'ai vu pour la première fois, il y a quelques jours seulement le Satyricon de Fellini (à cause de réticences persistantes enfin surmontées concernant ce réalisateur) et, dès les premières images je me suis dit: mais c'est pas possible, c'est le Péplum, de Blutch ! Pas pour ce qui regarde le récit proprement dit parce que l'album en est une sorte de suite, mais pour le physique des personnages principaux (Encolpe et son Giton), c'est flagrant. De même, les éléments de décors, mais aussi des scènes (notamment celle de la rixe initiale) ... Il m'avait donc échappé, durant toutes ces années, comment l'album de Blutch devait peut-être davantage à Fellini qu'à Pétrone, à cause d'une lacune dans ma cinéphilie. Cela m'a rappelé une discussion sur un autre sujet où il était je crois question des films adaptés en bande dessinée mais aussi, une interview ancienne de Blutch donnée à Jade lue il y a très longtemps (quand je commençais seulement d'entrevoir les potentialité du médium bande dessinée) et qui est encore miraculeusement consultable en ligne, ici.

Ce qu'il y dit est tellement intelligent, que je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager les déclarations consacrées à la genèse de Péplum, livre qu'une personne qui m'est chère m'avait fait découvrir, il y a plus de 15 ans à présent, et dont le souvenir est intrinsèquement lié à cet ouvrage.

"Je n’ai pas envie que la bande dessinée soit le parent pauvre du cinéma."

Tu fais souvent référence au cinéma : est-ce pour toi une source d’inspiration majeure ?
Non, ce n’est qu’une impression. Le cinéma me fait souvent démarrer, il est à la base de mes envies. Mais j’essaie au maximum de différencier le cinéma de la bande dessinée, parce qu’à mon avis, c’est complètement autre chose et que je n’ai pas envie que la bande dessinée soit comme trop souvent le parent pauvre du cinéma. Je me souviens que dans les années 80, on trouvait Hermann super parce que c’était du cinoche. Alors on lisait Jeremiah en se croyant au cinéma puisqu’il y avait beaucoup d’action. Et un jour, je tombe sur une monographie de Hermann, avec en ouverture une phrase de Polanski : « Quand je lis du Hermann, je me dis : ça, c’est du cinéma ». Pour lui, ca devait être le meilleur compliment qu’on pouvait faire à un dessinateur de BD. Mais moi, je considère que ce n’est pas loin d’être la pire des insultes. C’est affreux en fait, ça veut dire que la bande dessinée n’existe pas et que ce n’est réussi que quand ça ressemble au cinéma... C’est triste (rires). La bande dessinée, c’est complètement autre chose. Il y a des choses en bande dessinée que tu ne trouves nulle part ailleurs. C’est ce que j’aimerais faire : de la bande dessinée par excellence, pas une resucée de cinéma. Si j’utilise l’imagerie du cinéma et que je fais intervenir des acteurs dans mes histoires, c’est parce que j’adore ça. Mais c’est juste d’un point de vue décoratif et j’espère que ce que je fais, c’est bien de la bande dessinée.

L’imagerie du cinéma, elle est très présente dans Péplum.
Oui. Il y a deux films qui m’ont beaucoup influencé dans la réalisation de cet album, c’est le Médée de Pasolini et le Satiricon de Fellini. Je ne sais même plus si j’ai commencé par le livre de Pétrone ou le film de Fellini. J’ai dû voir le film pour la première fois il y a longtemps, et quand je l’ai revu il y a quelques années, j’ai eu la confirmation que c’était une adaptation géniale et magistrale. Il y a peu d’adaptation de livres au cinéma qui sont aussi justes : c’est le seul exemple qui me vient à l’esprit avec le Mort à Venise de Visconti qui ressemble vraiment au bouquin de Thomas Mann. Fellini traduit vraiment le côté à la fois obscur, barbare et coloré qui est dans le Satiricon de Pétrone.

Ton Péplum est-il une adaptation du livre de Pétrone ou s’en inspire t-il librement ?
C’est comme une suite. Quand on aime un livre, on n’a jamais envie qu’il finisse. Arrivé à la fin, on est toujours triste que ce soit terminé et on lit les dernières pages au ralenti. Des fois, on a envie que ça continue. Pour Péplum, je me suis présomptueusement arrogé le droit de continuer le récit de Pétrone que j’adore depuis des années. J’ai été aidé par le fait qu’il s’agisse d’un roman inachevé, une sorte de vestige. Il n’y a qu’une seule partie qui est directement adaptée du livre, c’est le passage où le héros est impuissant et où il a une aventure avec l’actrice. Dans mon Péplum, le héros se fait passer pour un chevalier devant une fille d’un niveau modeste, alors que dans le Satiricon, c’est le contraire : c’est lui qui est esclave et qui couche avec une patricienne. Un esclave pour elle, c’est synonyme de virilité, voir même de bestialité. Seulement lui n’est pas digne de ce qu’elle attend.

Ce livre correspondait-il à un désir particulier ?
Oui. J’avais envie de m’affranchir de plusieurs années à Fluide Glacial et de me débarrasser de tout ce bagage référentiel humoristique et anecdotique pour faire quelque chose de plus simple, plus direct, axé sur le corps, le sentiment et l’action. Quoi de mieux que l’Antiquité pour cela ? Les gens sont tous nus, je n’avais qu’à dessiner des corps qui se déplacent dans l’espace. De là, je suis arrivé assez rapidement à la danse parce que j’adore ça. Tout se suit. Il m’a fallu bien deux ans pour en venir à bout. J’ai pris mon temps puisque (A Suivre) me permettait de dessiner à mon rythme. Entre temps, j’ai fait d’autres choses comme La Lettre américaine chez Cornélius ou un reportage avec JC Menu paru dans Noire est la Terre aux éditions Autrement.

Est-ce que l’histoire de la femme prise dans les glaces est contenue dans le roman original ?
Non, c’est inspiré d’un ballet que Roland Petit a monté dans les années 50. Une expédition découvre dans les glaces du grand Nord une femme congelée. Elle est promenée dans toutes les villes et devient un phénomène de foire. Un jeune homme tombe amoureux d’elle, et son amour fait fondre la glace. Quand elle est dégelée, elle l’embrasse et c’est lui qui se transforme en glace. Je me suis souvenu de cette histoire au tout début de Péplum et je l’ai complètement oubliée par la suite. Elle correspondait bien à mon personnage principal qui est quelqu’un qui se croit plus fort que tout le monde, plus fort que la mort. Dans Le Mépris de Godard, Piccoli demande à Fritz Lang de quoi parle son film, et Fritz Lang lui répond que c’est l’habituel combat de l’homme contre Dieu. C’est marrant parce que quand j’ai entendu cette réplique, j’ai tout de suite pensé à Peplum, parce que mon héros se croit plus fort que Dieu. Il est d’une impudence incroyable. Il pense qu’il est porté par un amour surhumain, alors que toute l’histoire lui prouve le contraire. C’est du personnage dont je suis parti - dans le roman de Pétrone, il s’appelle Encolpe. Je ne saurais pas dire s’il est immature ou non, parce que nous n'avons pas de repères dans le monde de l’Antiquité. Le roman est passionnant pour ça car tu as vraiment l’impression de plonger dans un monde de science-fiction. Tu ne comprends pas vraiment ce qui se passe, les gens rient sans que tu saches vraiment pourquoi, ils trouvent des choses drôles alors que tu les trouverais tristes... Ils n’ont pas du tout les mêmes repères, et c’est ça qui est incroyable. Tu as l’impression de décrire la vie sur une autre planète. Et en même temps, ils sont tellement loin de nous qu’ils sont tout près de la préhistoire : dans la scène du bateau, ils vivent avec les animaux. C’est l’époque où les animaux sont encore avec nous, près de nous, on est presque au même niveau qu’eux. J’avais aussi envie de montrer ce monde complètement étranger au nôtre. Ce sont des humains, et en même temps ils n’ont rien d’humain. Dans la littérature de la fin du XIXème siècle, on s’est beaucoup intéressé à la décadence de Rome, au côté sulfureux. Moi, je voulais faire quelque chose plutôt à la fin de la République et au début de l’Empire, à l’époque du second Triumvirat.

Pourquoi cette époque précisément ?
Parce que j’avais l’impression de raconter quelque chose de tellement abstrait qu’il fallait que je mette un repère, quelque chose que tout le monde connaît, raison pour laquelle j’ai dessiné l’assassinat de César qui est complètement pompé sur Shakespeare. J’ai repris son texte ligne par ligne. Je voulais fuir le cinéma au maximum, laisser tomber ces références que l’on fait systématiquement et rapprocher la bande dessinée du théâtre. Les bijoux de la Castafiore, c’était déjà du théâtre. Dans cette scène de Péplum, les personnages parlent frontalement, ils s’adressent au public... J’ai fait une mise en scène de théâtre, avec un décor derrière les comédiens, des mecs habillés avec des draps de lit, et des formules comme « Je me génuflexe devant toi, O César »... Ca me permettait de situer l’action. Le cinéma n’est quand même pas loin car Mankiewicz a filmé deux fois l’assassinat de César : la première fois dans Jules César avec Brando et dix ans après dans Cléopâtre avec Rex Harrison. Cette scène m’a énormément marqué quand j’étais petit, avec Elisabeth Taylor qui voit tout dans les flammes de l’oracle.

Mael, 31.10.2016 à 10:39363445
Bon exemple (bon j'avais pensé à Haussman et Tibet, ici présents mais morts depuis mais il y a pas mal de noms qu'on aurai pu imaginer). En tous cas pour rester dans le sujet en album sur la bullefiche de l'album la page de Blutch est publiée.

lanjingling, 31.10.2016 à 4:26363440
C'est vrai que quand on compare avec la distribution de l'album(pas dans la base) réalisé pour les dix ans de Buddy Longway, série assez mythique en son temps certes, celle des Tuniques bleues fait un peu pauvre.
Derib aurait pu y participer, d'ailleurs. C'est peut-etre un choix de l'éditeur ?

Mael, 30.10.2016 à 22:36363439
La question n'est pas tant de dire que les récits sont mauvais (la plupart sont moyens et il y en a des sympathiques, tous sont généralement meilleurs que les 20 derniers albums de la série principale) juste de m'étonner du casting. Souvent ce genre d'hommage tous les auteurs maisons un peu importants sont appelés en renfort etc. Un bon exemple est le "Astérix et compagnie" (certes c'est Astérix, autre poids, et il y a aussi des auteurs obscurs, mais globalement c'est plus raccord avec l'idée de ce genre d'ouvrages promotionnels/hommage. Ce n'est guère intéressant d'ailleurs. Après c'est sur que depuis beaucoup de "ténors" de la même époque que Lambil sont morts).

Antoine, 30.10.2016 à 11:10363437
Mael :
Tout à fait, outre le côté affectif que j'ai pour la série (oui je la collectionnais enfant - jusqu'au tome 50, j'en suis revenu) c'est un vrai succès de librairie.

Ce n'est pas l'agent 212 ou Cupidon, c'est une série historique de Cauvin qui est une des têtes de ponts de l'éditeur, certes c'est vieillissant mais ça reste un truc qui se vend. Sans doute pas aux plus jeunes (même si en bibliothèque ça reste très emprunté, ce n'est pas une valeur statistique mais purement empirique) mais qui a du succès et est connu hors du public spécialiste.

Du coup je reste surpris que les hommages aient un casting relativement faiblard.


J'ai lu l'histoire illustrée par Bodart dans Spirou (mag); et le scenar est franchement au-dessus de ce que fait Cauvin d'habitude. ça aurait pu faire une bonne histoire en 44 planches

Mael, 29.10.2016 à 20:33363434
Tout à fait, outre le côté affectif que j'ai pour la série (oui je la collectionnais enfant - jusqu'au tome 50, j'en suis revenu) c'est un vrai succès de librairie.

Ce n'est pas l'agent 212 ou Cupidon, c'est une série historique de Cauvin qui est une des têtes de ponts de l'éditeur, certes c'est vieillissant mais ça reste un truc qui se vend. Sans doute pas aux plus jeunes (même si en bibliothèque ça reste très emprunté, ce n'est pas une valeur statistique mais purement empirique) mais qui a du succès et est connu hors du public spécialiste.

Du coup je reste surpris que les hommages aient un casting relativement faiblard.

lanjingling, 28.10.2016 à 17:49363430
Thierry :
Mael :
Bon, ne l'achetez pas pour Blutch hein, ce n'est pas très bon (sans surprise) et hormis la couv il n'a fait qu'une page titre et une page.

Je suis d'ailleurs très surpris du casting très léger de ce collectif, j'aurai pensé que pour cette série très connue il y aurait eu des auteurs un peu plus capés dans l'ensemble.

est-ce vraiment étonnant ?
Cauvin n'intéresse plus grand monde. Il a même été incapable de financer un projet sur Sandawe.

Oui, mais les Tuniques bleues, c'est plus que Cauvin, et les Tuniques bleues actuelles ne sont que la partie la moins intéressante de cette série assez légendaire (du moins dans le franco-belge, mais aussi le débordant)

Mael, 27.10.2016 à 14:44363414
Pierre :
Mael :
Bon, ne l'achetez pas pour Blutch hein, ce n'est pas très bon (sans surprise) et hormis la couv il n'a fait qu'une page titre et une page.


Dans Mish-mash il y avait un déjà récit (issu du journal de Spirou je crois): c'est le même ?


Non c'est un truc inédit.
Et mon petit doigt me dit que ce sera la page exemple du livre sur bulledair...

Thierry, 27.10.2016 à 14:34363413
Mael :
Bon, ne l'achetez pas pour Blutch hein, ce n'est pas très bon (sans surprise) et hormis la couv il n'a fait qu'une page titre et une page.

Je suis d'ailleurs très surpris du casting très léger de ce collectif, j'aurai pensé que pour cette série très connue il y aurait eu des auteurs un peu plus capés dans l'ensemble.

est-ce vraiment étonnant ?
Cauvin n'intéresse plus grand monde. Il a même été incapable de financer un projet sur Sandawe.

Pierre, 27.10.2016 à 13:47363409
Mael :
Bon, ne l'achetez pas pour Blutch hein, ce n'est pas très bon (sans surprise) et hormis la couv il n'a fait qu'une page titre et une page.

Je suis d'ailleurs très surpris du casting très léger de ce collectif, j'aurai pensé que pour cette série très connue il y aurait eu des auteurs un peu plus capés dans l'ensemble.


Dans Mish-mash il y avait un déjà récit (issu du journal de Spirou je crois): c'est le même ?

Mael, 27.10.2016 à 11:05363404
Bon, ne l'achetez pas pour Blutch hein, ce n'est pas très bon (sans surprise) et hormis la couv il n'a fait qu'une page titre et une page.

Je suis d'ailleurs très surpris du casting très léger de ce collectif, j'aurai pensé que pour cette série très connue il y aurait eu des auteurs un peu plus capés dans l'ensemble.

Mael, 26.10.2016 à 20:58363402

Thierry, 02.05.2016 à 11:51362184
Ce Lune L’Envers m’avait laissé un mauvais gout dans la bouche en première lecture. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher d’avoir envie de le relire. Partce que Blutch fait partie des dessinateurs les plus séduisants du moment et parce que je me rappelled d’un récit très intrigant et bien construit.
Lantz est un auteur de bande dessinée à succès. Mais cela fait 3 ans que l’on attend le nouveau tome de sa série: le nouveau nouveau testament. Son éditeur, Mondomédia, decide d’une mesure radicale: remplacer Lantz. Ce dernier, homme du passé, rempli d’aigreur, ne suppoorte que très mal cette trahison. Pour lui, la bande dessinée, ça se fait à la main. On parle de le remplacer par des employés travaillant sur d’étranges machines et qui font de la bande dessinée sans en avoir conscience. Très vite, les éditeurs repèrent une jeune fille, Liebling, qui ferait plus que l’affaire. Mais rien n’est simple et le timing ne semble pas bon. C’est le moins que l’on puisse dire. Les époques se mélangent et la confrontation entre Liebling et Lantz sera surprenante.
On sent une satire assez virulente du monde de l’édition, ramenée à une espèce de fabrique de yaourt sans âme. Mais ce n’est pas cela qui m’a laisse ce mauvais gout dans la bouche. C’est, et je crois que c’est une des caractéristiques de Blutch, une image de la femme très negative.
On pourra toujours se demander quell est le propos de Blutch dans cette histoire. Finalement, les personnages masculins sont plus que pathétiques, contrairement à Liebling et Winnetou, autre personnage féminin fort. Je pense y voir un récit d’émancipation pour Liebling.
Mais tout le livre est traversé de violences et d’humiliations faites aux femmes. Elle n’y sont que fantasmes ou cauchemars de mecs (comme Mme Dutter, espèce de mégère en tablier et coiffure en petard, sorte de concierge mal repâssée). Dès les premières pages, Liebling se fait mordre les fesses par un chien. Son maître, loin de s’excuser, lui mordles fesses à son tour. Les “eurifices” ressemblent à des glory holes jusqu’à “l’exil” de Liebling dans le service de Mme Dutter qui me fait songer à un supplice SM avec son siege-godemichet.
En fait, Blutch recycle toute la mysogynie des années 70, tout en y rajoutant une couche. Je continue à trouver ce livre très beau visuellement, avec un univers original qui renvoye à Forest et à un certain état d’esprit des années 70 (la “science fantasmée” qui n’est plus qu’une simple prouesses technique mais aussi une machine à imaginer) tout en le trouvant detestable parce qu’il integre de manière naturelle un sexisme trop ordinaire.
Le discours de la mère de Liebling dans les premières sert par exemple de contrepoids à la conclusion, très ouverte, qui laisse beaucoup de place à l’imagination. Il a du sens narrativement. D’autres passages semblent n’être que gratuity, une manière pour Blutch de déverser des fantasmes malsains.

lldm, 04.01.2016 à 17:12360570

lanjingling, 04.01.2016 à 16:15360564
Mael :
Affiche d'un film un rien glauque sorti en avril

Qu'est-ce que ce documentaire a de glauque ? Avoir son cadavre dévoré par des vautours sur l'Himalaya, c'est plus classe que par des asticots dans un cercueil, non ?

Mael, 04.01.2016 à 15:57360563
Affiche d'un film un rien glauque sorti en avril

Allister Baudin, 13.03.2015 à 13:55358167

Moi, 09.03.2015 à 13:39358105
Blutch aura un (très) petit rôle de vigneron alsacien dans le prochain Delépine-Kervern

Il "a passé trois jours chez lui en Alsace pour reprendre l'accent"... Actor's studio !

Mael, 05.02.2015 à 14:01357766

Pierre, 03.07.2014 à 21:11355628
Glotz :
Certains ont lu l'extrait propose dans le Monde diplomatique de janvier ? J'ai trouve cela extrêmement prometteur. On notera que Blutch semble vouloir payer sa dette a Forest.


La référence à Forest tant visuelle (l'allure générale de Liebling) que scénaristique (univers onirique, fantastique et absurde) me semble incontestable, mais plus encore j'ai noté l'hommage à Buzzelli dans la façon dont l'auteur met en scène son propre double à l'instar du maître italien (voir Zil Zelub, l'agnone...).

Pre Carre, 08.05.2014 à 21:17355083
Blutch est doublement présent dans le dernier numéro de pré Carré ; notre Atome d'herméneugène lui est consacré, autour de son « Pour en finir avec le cinéma » ; et « La volupté » est l'objet ne notre nouvelle rubrique, Moins la main.

lanjingling, 25.04.2014 à 14:15354970
chrisB
Alain Resnais, un des plus grands toujours vivant

Heureusement que des cinéastes sont suffisemment esthètes pour apprécier la B.D. et prendre la relève de Resnais en faisant réaliser leurs affiches par des dessinateurs.

Moi, 25.04.2014 à 11:06354969
Affiche pour le prochain film de Mathieu Amalric :
(Christophe Blain avait fait celle du précédent)

Aba Sourdi, 01.02.2014 à 14:14354087
J'aime bien le dernier Blutch. J'y ressens une certaine pureté. (Je peste depuis des années sur l'aspect référentiel de son oeuvre mais là ça se calme.)

Dans le prolongement de "Vitesse moderne" en quelque sorte, mais en mieux écrit, plus imaginatif, plus auto-réflexif et moins cliché (s'il y a archétypes, ils sont bien plus vivants et drôles, moins emphatiques).

chrisB, 31.01.2014 à 15:22354082
Alain Resnais, un des plus grands toujours vivant (avec Godard)

effer, 31.01.2014 à 14:10354080
Il n'est pas jeune Alain Resnais!
L'affiche est réussie.

effer, 31.01.2014 à 14:07354079
Il n'est pas jeune Alain Resnais!
L'affiche est réussie.

Gantois, 31.01.2014 à 12:30354076
Belle affiche!

Moi, 31.01.2014 à 12:21354075
Nouvelle affiche pour Alain Resnais :

Glotz, 18.01.2014 à 10:44353856
Certains ont lu l'extrait propose dans le Monde diplomatique de janvier ? J'ai trouve cela extrêmement prometteur. On notera que Blutch semble vouloir payer sa dette a Forest.

Gantois, 18.01.2014 à 10:39353855
oui, déçu aussi.

Mr_Switch, 17.01.2014 à 18:13353736
C'est dommage, ce n'est finalement pas la couverture définitive.

Smiley_Bone, 22.06.2013 à 21:40351597
Hey il y a Scarlett Dream !!!

Herbv, 22.06.2013 à 18:42351596
Oui ! C'est Dargaud qui relance cette vieille collection ou c'est un faux destiné à faire du buzz ?

En tout cas, c'est rigolo de revoir ce type de couverture (je me demande si je n'ai pas quelque part Morbus Gravis mais comme je ne l'ai pas bullenoté...)

Mr_Switch, 22.06.2013 à 13:54351595
C'est toute la maquette qui a 30 ans...

Moi, 22.06.2013 à 13:29351594
Couverture du prochain Blutch (notez l'attention rétro portée au logo dargaud)

jyrille, 12.04.2013 à 8:58350789
WOW ! Merci Pierre pour cette afiche !

THYUIG, 11.04.2013 à 23:19350785
Pierre :

Dans le droit fil d'une discussion récente, l’observateur vigilant pourrait noter qu'il il n'y a qu'une femme pour 33 hommes sur cette image. Discrimination sexiste ? D'un autre côté elle est la seule à avoir la parole ...





Evidemment, les autres ne savent pas lire !

Pierre, 11.04.2013 à 20:22350778


Dans le droit fil d'une discussion récente, l’observateur vigilant pourrait noter qu'il il n'y a qu'une femme pour 33 hommes sur cette image. Discrimination sexiste ? D'un autre côté elle est la seule à avoir la parole ...



Charlie Brown, 08.02.2013 à 14:47349721




Blutch est un drogué. C'est un fait. Intoxiqué de cinéma. Jusqu'à l'os.
Mais Blutch semble vouloir décrocher. Et il a du mal. Le cinéma est une drogue dure. La cure de désintox n'est pas très efficace. Et le bouquin assez mal fichu.
J’ai beau être aussi un drogué de cinéma (et il y a quelques intéressantes réflexions au détour de quelques belles pages), cet amour-haine qui plonge le gars Blutch dans des abîmes de souffrance et d'aigreur ne m'a pas vraiment touché. Je le comprends (pas entièrement, ou, du moins, j'essaie), mais il ne m'émeut pas, ou si peu... Blutch (enfin son personnage du moins) est, de plus, visiblement fasciné par les acteurs, plus que par les actrices (enfin c'est ce qu’il en ressort), et semble avoir des problèmes avec les femmes, ou au moins dans son rapport aux femmes (lien de cause à effet ?). On n'a qu'une envie, quand on referme le bouquin : qu’elles le larguent toutes et qu’il abrège ses souffrances par overdose de cinéma !

InternalLobster, 25.06.2012 à 22:08345201
Lu pour en finir avec le cinéma. Bof. Lecture assez quelconque, décousue, deux passages dignes d'intérêt, sur Lancaster et sur Piccoli, c'est court. Pourquoi cette récurrence des gens (dont on se fout d'ailleurs, aucune empathie on n'arrive pas à les connaitre) qui se tapent sur la gueule? Juste pour la provo facile? Les moments où j'aime bien le dessin de Blutch c'est quand ça se rapproche de Forest ou Billon, ça arrive encore par instant, le dessin de couv est beau mais la maquette est pourrie. J'ai les mêmes références que Blutch en cinéma et je me suis fait le coffret cinéma cinémas il y a peu, mais ça ne m'a pas du tout intéressé son point de vue sur le cinoche, on n'a vraiment pas la même sensibilité.

Dans le genre récit sans structure je préfère le Journal d'un fantôme de De Crécy.

Moi, 23.04.2012 à 16:11344348
Alain Resnais a fait de nouveau appel à Blutch pour l'affiche de son prochain film :

Mr_Switch, 02.01.2012 à 19:12341764
Euh, j'ai lu ça dans le dernier Beaux-Arts Mag HS (un scoop BAM). Et c'est aussi un scoop Technikart. Mais évidemment rien n'est dit, c'est juste pour faire parler.

Mael, 02.01.2012 à 19:01341763
Je gloserai volontiers quand tu me diras où tu as entendu parler de ça !

Mr_Switch, 02.01.2012 à 17:44341762
Personne pour gloser sur l'épisode de Tif et Tondu que Blutch préparerait ?

Mr_Switch, 13.11.2011 à 11:54341030
Frab : fr.rec.arts.bd
Groupe créé il y a 15 ans, presque 16.

Anoeta, 13.11.2011 à 9:59341029
Je n'ai jamais entendu parler de Frab...

En tapant sur google, je trouve :
Réseau FRAB
www.agrobio-bretagne.org/Retrouvez ici toutes les informations sur les agriculteurs biologiques en Bretagne.

A mon avis, ce n'est pas de ce newsgroup là dont on parle !

compte supprimé . 13.11.2011 à 0:05341026
wandrille :
Tu devrais nous faire rire plus souvent... qu'on t'y vois un peu.
Je m'suis déjà bien marré avec Pierre, bizarrement avec Wandrille non

Ca existe toujours Frab ?

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