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Le prochain album d'Astérix

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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lanjingling, 02.12.2017 à 4:38367161
Voici ce que je trouve en faisant des recherches sur ces fameux Hauts de pages:
"Dans une entrevue accordée aux Cahiers de la BD, Yann note que le goût de Conrad pour les personnages très petits et des personnages grands et gros vient de l’influence d’Uderzo."
lanjingling :
J'ai l'impression qu'Uderzo est peu disert sur son art, mais quelqu'un aurait-il eu vent d'un lien entre Astérix et Lil'Abner ?
Des personnages centraux incluant un géant pas vraiment futé mais à la force herculéenne, et un nabot (ou une nabote) assez malin, tout aussi fort.
lanjingling :
Influence d'Al Capp sur Uderzo, selon Lambiek .

Cela commence à devenir effrayant, ce réseau infini d'influences circulaires...

lanjingling, 01.12.2017 à 2:00367150
Allister Baudin :
en tant que fan de Conrad N°1
que penses-tu du dernier Astérix ? :)

lanjingling, 05.11.2017 à 18:00366917
Malgré mes réticences justifiées envers un article de quelqu'un qui écrit "Goscini", celui-ci est assez convaincant.
Goscinny en parle-t-il dans la vidéo ?
Cela fait au moins deux origines pour Astérix, amenées par les deux auteurs.

lanjingling, 05.11.2017 à 17:48366916
Influence d'Al Capp sur Uderzo, selon Lambiek (mais quelles sont leurs sources ? )
Un autre élément de réponse dans la mystérieuse vidéo ?
Que de suspens aujourd'hui sur Bulledair.

Mr_Switch, 05.11.2017 à 17:46366915
Il y est question d'une hypothèse comme quoi les aventures de d'Astérix (et Obélix) pourraient être un peu influencées par les lectures enfantines de Goscinny des aventures de Patoruzú (et Upa).

lanjingling, 05.11.2017 à 17:24366913
Je ne regarde pas la page d'accueil, je vais directement sur le forum.
Et maintenant que j'y vais, je découvre, inscrit sur Goscinny, que "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays".

Mr_Switch, 05.11.2017 à 17:00366912
Tu ne peux pas voir la vidéo sur notre page d'accueil ?

lanjingling, 05.11.2017 à 12:18366911
J'ai l'impression qu'Uderzo est peu disert sur son art, mais quelqu'un aurait-il eu vent d'un lien entre Astérix et Lil'Abner ?
Plein de points communs me sont soudain venus à l'esprit.
Deux villages isolés, peuplés de gens relativement primitifs mais bon vivants, se nourissant de denrées peu communes, avec des antagonismes entre les habitants mais qui ne sont que prétextes à gags, les vrais problèmes venant toujours de l'extérieur.
Un dessin outré, extrèmement caricatural, avec à l'occasion des caricatures de personnages réels, pas vraiment beau, mais dynamique et efficace.
Des personnages centraux incluant un géant pas vraiment futé mais à la force herculéenne, et un nabot (ou une nabote) assez malin, tout aussi fort.

Le PBE, 20.10.2017 à 10:58366777
Ce qui est amusant c'est que même s'il est indiqué à la fin de la critique que l'album est destiné aux lecteurs de tout âge, ce journaliste précise :

Un postulat se doit, ici, d’être rappelé avant d’ouvrir tout nouvel album de la série. Quoi que fassent en effet ses nouveaux auteurs, le résultat sera fatalement « moins bien » qu’avant.
Ce n’est pas une question de qualité du travail réalisé, mais de nostalgie. Ressusciter les émotions du passé chez un lecteur est mille fois plus difficile que copier à l’identique, ou presque, une esthétique existante (...)


C'est Proust qu'on assassine !
Ne vous faites pas d'illusions, lecteurs du Monde, vous n'êtes plus capables de rire comme avant.
(la semaine prochaine, à l'occasion de la sortie du prochain Largo Winch, on vous expliquera que vous ne pourrez plus retrouver les émois humides de vos 15 ans)

Glotz, 20.10.2017 à 10:01366775
C'est beau, les publi-rédactionnels (Le Monde a publié des extraits du livre durant l'été et bassine ses lecteurs avec les chiffres depuis quelques jours). Je me demande si un jour Potet a parlé d'une bande dessinée qu'il n'ait pas reçu en SP.

Pierre, 20.10.2017 à 9:31366774


La critique du Monde sur Astérix et la Transitalique: le voyage en Italie d’Astérix et Obélix.

lanjingling, 09.06.2017 à 18:15365807
Je pensais à un autre truc .
Wikipedia: Astruc est un patronyme (et autrefois un prénom) occitan et judéo-occitan.[...]Astruc est issu du latin astrucus « chanceux », « heureux », littéralement « né sous un bon astre ». Astrucus procède d’une forme latine Astericus, dérivé d’Asterius emprunté au grec Αστερις (Asteris), que l'on peut lire sur des tombes chrétiennes et juives de l'antiquité. Selon Dukes, c'est une traduction de l'hébreu.

Mr_Switch, 09.06.2017 à 17:47365806
Ben oui, c'est un grand classique.
Goscinny est petit-fils d'imprimeur. Il avait des connaissances typographiques. Il a donc choisi l'astérisque et l'obèle (ou obélisque) : * et † .
Les 2 symboles sont souvent associés : on signale une naissance avec l'un, une mort par l'autre. Alpha et Oméga, quelque part.
L'astérisque est un petit truc, comme Astérix ; l'obèle est un plus truc plus imposant, comme Obélix.


D'ailleurs, rapidement, dans Astérix et les Goths, Obélix se déguise en romain et se fait appeler Obélus. Ca ressemble à une romanisation facile de son nom.
Sauf que l'obélus est aussi un signe typographique, variante de l'obèle : ÷
C'est d'autant plus intéressant que l'obélus est donc le nom du signe de la division. L'obélus est symbole de division.

lanjingling, 09.06.2017 à 17:27365805
Au dela du jeu de mot, y aurait-il un lien avec l'un des auteurs ? Une biographie de Goscinny ou une interview d'Uderzo en parle-t-elle ?

Mr_Switch, 09.06.2017 à 17:21365804
Comment ça ?

lanjingling, 09.06.2017 à 17:20365803
Existe-t-il des informations sur le pourquoi du nom d'Asterix ?

Mr_Switch, 04.11.2015 à 14:00359883
Ah, j'ai une tendresse particulière pour Astérix en Helvétie.
La scène d'exposition est d'ailleurs un beau contre-exemple à l'idée qui voudrait que Goscinny n'aurait jamais sacrifié quelques pages sur l'autel d'un bon mot pour un bon mot.

Les deux premières pages constituent en effet un véritable gag, indépendant de la suite de l'histoire.

Charlie Brown, 04.11.2015 à 11:47359882
Je me permets de rapatrier le post d'Allister Baudin de la section des "verdix panoramix" vers celle-ci :

Allister Baudin :
Attention Spoilers.

Le scénario de Ferri suit une trame comparable à celle des Astérix de la grande époque : nul besoin de thème épique pour qu'un Astérix soit réussi. L'idée d'un chercheur de scoop gaulois qui se réfugie dans le village pour révéler le passage manquant du Commentaire de la guerre des gaules est assez solide pour qu'on puisse en faire un grand Astérix.


Jusque là, je suis d'accord.

Allister Baudin :

Et pourtant ce n'est pas le cas.


C'est là que je diverge ("Verge !"). Pour moi, même si ce n'est pas un "grand" album, ça n'en est pas moins un très bon album d'Astérix.
Et pourtant, je suis à peu près d'accord avec tout ceci :

Allister Baudin :

Il me semble qu'il manque à Ferri quelque chose d'essentiel : une bonne thématisation des relations entre les personnages à travers les dialogues. Or, ici, les dialogues semblent tous artificiellement dirigés vers le lecteur, les personnages ne semblent plus s'amuser entre eux. Quand ils s'amusent, comme lorsqu'Astérix et Obélix se moquent de Panoramix, ce n'est pas très drôle et ça sonne faux : il est évident que le lecteur ne trouvera pas très drôle que Panoramix soit rappelé à sa jeunesse, on ne voit pas pourquoi il trouverait drôle de voir des personnages trouver ça drôle (hum). Au contraire, quand ils font des bons mots, c'est toujours à leur insu. Ce qui rendait drôle des passages comme l'alcoolisme joyeux d'Abraracourcix et Obélix dans les Lauriers, la malice de la répartie de Panoramix à Astérix sur les champignons dans les jeux Olympiques, ou le plaisir d'Obélix à appuyer sur le foie d'Abraracourcix dans le Bouclier Arverne, c'est non seulement que les personnages faisaient des choses immédiatement saisissables comme drôles pour le lecteur, mais aussi qu'ils semblaient s'amuser entre eux. Ici ce n'est plus tellement le cas.

Ce défaut apparaît paradoxalement dans le fait que les scènes les plus réussies sont celles où les personnages sont seuls ou n'interagissent plus avec les autres ( Obélix qui s'endort en parlant de Panoramix jeune, Obélix seul dans la forêt tentant de se persuader que tel conflit ne le concerne pas, Obélix seul encore dans la forêt se demandant si battre des romains formerait un conflit en lui ) que Ferri maitrise d'ailleurs assez bien, comme les temps morts et les silence, ce qu'on savait bien depuis Le Retour à la terre et De gaulle à la plage, et qu'on retrouve ici (l'ours silencieux derrière les romains, le pigeon sans message qui s'envole dans une case silencieuse).

Mais peut-être que l'impression que les relations entre les personnages sont artificielles est due au dessin de Conrad, dont l'une des principales faiblesses réside dans sa façon de dessiner les regards des personnages et de les diriger (ce qui finalement est assez peu de choses face aux multiples défis que constituent le dessin d'un Astérix). Là où Uderzo faisait se croiser parfaitement les regards tout en multipliant à l'infini les expressions, ceux de Conrad sont parfois un peu vides et répétitifs, où visent à côté. Les yeux d'Abraracourcix sont les plus ratés. Obélix est d'ailleurs assez étrange, un mélange entre l'Obélix gros et grand des albums récents d'Uderzo et de l'Obélix patate des premiers albums, le rapport entre le ventre d'Obélix et ses jambes en devient assez étrange. Enfin, le lettrage n'est pas toujours heureux, surtout sur les majuscules.

Pourtant, l'album n'est pas mauvais. Ferri a compris le genre d'histoire qui pouvait faire un Astérix. Le dessin de Conrad est souvent prodigieux, son encrage est parfait. Mention spéciale pour les chevaux "à la Uderzo" et les nombreuses scènes avec de très nombreux personnages. Le duo a assimilé un nombre de contraintes proprement démentiel. Il ne leur reste plus qu'à trouver le plus difficile, l'authenticité dans le rapport entre les personnages, qu'une telle reprise servile rend peut être impossible à atteindre.


Même si certaines choses mériteraient effectivement d'être ajustées voire corrigées, cela ne nuit pas à la qualité de l'ensemble, au plaisir de lecture de la chose, pour qui aime la chose.

J'irais même jusqu'à dire, vu que j'avais déjà bien aimé l'épisode "Pictes", que la reprise par Ferri et Conrad est parfois même meilleure que certains épisodes goscinnyens ! Non, je ne suis pas en train de blasphémer ! J'en veux pour preuve la lecture que j'ai faite, dans la foulée, d'un des rares volumes que je n'avais jamais lu jusqu'alors : Astérix chez les Helvètes, assurément un des moins bons épisodes de la période Goscinny (ça reste correct, hein, mais c'est pas vraiment folichon comme épisode). Eh bien, par rapport aux "Helvètes", j'ose affirmer que Le Papyrus de César est de bien meilleure qualité !
(Bon, après, si on compare avec "Cléopatre", "Le Tour de Gaule", la "Corse", "Légionnaire", "Le Bouclier arverne" tout ça tout ça, c'est sûr que y'a encore du boulot, mais bon, je ne boude pas mon plaisir...)

Mr_Switch, 22.10.2015 à 20:12359812
Il faut admettre que la couverture passe mieux sur l'objet fini.

Mael, 13.10.2015 à 20:07359744
Selon les extraits vus en ligne, on retrouve ce jeu dans des phylactères. Il s'agit de rappeler la presse car u des personnages tient un journal de dissidence (une caricature de Julien Assange). Même dans les planches l'effet est moyen mais on comprend mieux.



Pierre, 13.10.2015 à 18:32359743
Je n'en mettrais pas ma main à couper, mais cela me semble la première fois qu'on voit une police numérique dans un titre d'Astérix. Uderzo, même quand il en appelait à des typographies, les reproduisait à la main (peut-être pas dans Astérix Légionnaire où l'idée était d'évoquer les inscriptions latines) en tout cas, le Times, au-delà de l'anachronisme manifeste, produit un effet vulgaire. mais il y a sans doute là une grande idée qui m'échappe et qui nous sera révélée par la lecture de ce chef-d’œuvre annoncé (où il est question je crois d'intelligence numérique).

Mael, 13.10.2015 à 8:32359738
Je pensais particulièrement au "Le" et au "de César" dont je doute qu'ils ressemblemet à des papyrus. Mais avec de l'italique sur la moitié, en Time News, et plus d'italique à la fin. Trois typos différentes en 4 mots c'est beaucoup.

NDZ, 13.10.2015 à 7:29359736
Mael :


Cette typo de titre est assez LOURdingue.

On notera que cette fois Uderzo n'a pas réalisé la couv.


ça ressemble à ce qui est présent un peu partout au musée de l'écriture de Figeac (maison natale de Champollion)

Mael, 12.10.2015 à 21:46359735


Cette typo de titre est assez dingue.

On notera que cette fois Uderzo n'a pas réalisé la couv.

Thierry, 04.02.2015 à 12:14357748
et si la vitalité d'esprit d'Uderzo peut se mesurer au dessin qu'il a fait pour soutenir Charlie Hebdo, on peut s'attendre à pire que "le ciel lui est tombé sur la tête"

Thierry, 04.02.2015 à 11:04357743
Mael :
Mael :
Dans un assez bon article du Monde magazine revenant sur l'affaire Uderzo on apprend qu'il souhaite scénariser le prochain Astérix.

Dur, dur.


Visiblement le prochain Astérix sera toujours l'oeuvre de Conrad et Ferri et se passera en Gaule. Il sortira en octobre.

Selon actuabd il sera possible d'envoyer sa photo pour participer à un "casting" amenant à apparaître dans l'album... WTF ??? Comme disent les jeunes.


c'est plus une démarche type Sandawe, pour les gentils édinautes. Ce serait un Astérix "my major company"?

Mael, 04.02.2015 à 10:53357742
Mael :
Dans un assez bon article du Monde magazine revenant sur l'affaire Uderzo on apprend qu'il souhaite scénariser le prochain Astérix.

Dur, dur.


Visiblement le prochain Astérix sera toujours l'oeuvre de Conrad et Ferri et se passera en Gaule. Il sortira en octobre.

Selon actuabd il sera possible d'envoyer sa photo pour participer à un "casting" amenant à apparaître dans l'album... WTF ??? Comme disent les jeunes.

lanjingling, 03.03.2014 à 0:22354474
Charlie Brown :
Non, ce que je veux dire, c'est qu'il y a un "canon" holmésien et que celui-ci est signé Arthur Conan Doyle. Il ne viendrait jamais à l'idée de quiconque de faire figurer dans une bibliographie des aventures de Sherlock Holmes, à la suite du "canon", des ouvrages autres que ceux d'Arthur Conan Doyle. Et c'est ce fait que j'aime bien.
Alors que Astérix chez les Pictes, par exemple, est le 35ème volume officiel des aventures d'Astérix le Gaulois, quand bien même il n'est pas sorti de l'esprit de Goscinny et/ou du crayon d'Uderzo. Astérix est donc en voie de "spirouïsation".

Spirou est le contre exemple le plus bâtard que je connaisse. Sorti de l'esprit d'un gars qui fut un artiste très moyen (j'ai abandonné la lecture de l'intégrale Rob-Vel en plein milieu... mais j'essaierai de reprendre plus tard...), cette bande sans grand intérêt s'est vue magnifiée par le génie de Franquin, qui, du coup, s'il n'en est pas le créateur, en est l'auteur emblématique, celui après lequel il est impossible de passer sans souffrir la comparaison. Mais bon, Spirou fonctionne un peu comme certains super-héros de comics, c'est un personnage qui n'appartient pas à son créateur physique, mais à son créateur moral, son éditeur. Je ne sais pas si c'est pour ça que je n'ai jamais été un grand fan de cette série à l'identité floue, mais c'est comme ça. Ce que j'aimais surtout dans Spirou, c'est que c'était Franquin qui l'animait et la nourrissait, la série en soi ne m'a jamais passionné. Alors que Gaston est pour moi un chef-d'œuvre (même si Franquin n'est pas à l'origine de toutes les idées de gag).
Une autre exception est Clifton, que j'ai toujours trouvé bien meilleur dans les mains de Turk et De Groot que dans celles de son créateur, Macherot (que j'aime beaucoup, et que je considère comme un grand artiste, soit dit en passant).

Mais pour le reste, et pour rester dans le franco-belge classique, Les Schtroumpfs sans Peyo, Achille Talon sans Greg, Blake et Mortimer sans Jacobs… etc... ça n'a pas de vraiment de sens, et c'est plutôt mauvais, dans l'ensemble. Je ne m'interdis pas d'y jeter parfois un œil, et de trouver ça parfois pas mal (ou même très bien, comme L'affaire Francis Blake), mais bon... ça n'existerait pas que ça ne me gênerait/manquerait pas plus que ça.

Une bande dessinée, comme un roman, c'est une époque, et je trouve ça bien qu'une époque disparaisse avec son esprit, avec l'esprit de son auteur, et qu'un corpus donné devienne une œuvre cohérente, datée mais universelle. On dit (ou on dira) du Charles M. Schulz comme on dit du Mark Twain, du Hergé comme du Simenon (et du Tintin comme du Maigret), du Gotlib comme du Proust, du Sempé comme du Jane Austen, du Goscinny comme du Cavanna.

Après, et je me répète, qu'on se lance dans des exercices de style, des one-shots, des hommages, des clins d'œil et des parodies en tous genres, je trouve ça très chouette et très ludique. Et, pour moi, Le journal d'un ingénu d'Emile Bravo, par exemple, est en ce sens une belle réussite.

En lisant cela, je me suis dit qu'en plus de Spirou et de Clifton on pouvait trouver plein d'autres contre-exemples dans lesquels une reprise égale ou même surpasse l'original. Il y a Tif et Tondu, et puis aussi...euh...Ah, oui, les Tuniques bleues (d’accord, le scénariste ne change pas)…Les Pieds Nickelés…Bon , d’accord, les bonnes reprises semblent pouvoir se compter sur les doigts d’une main, tandis que les mauvaises (Sybilline, pour reparler de Macherot) ou celles qui perdent leur sens (les rocambolesques aventures d’un vétéran du MI6 et d’un professeur britannique retraité au XXIème siècle, ou celles d’un pilote de chasse américain issu de la guerre froide). Ceci pour le franco-belge; il me semble qu’au Japon la reprise d’un personage ne se fait pas; cela est donc une spécialité des super-héros.
Et finalement, je suis totalement en accord avec tes remarques sur l’esprit d’un auteur, de son époque, sur les hommages, one-shots et autres parodies.
Mael :
Personnellement j'aime assez l'idée qu'on puisse reprendre un personnage issu de la mythologie populaire à sa sauce.
Sauf qu’aucun personage n’est plus issu de la mythologie populaire depuis longtemps (l’ époque où Chrétien de Troyes ou Shi Nan’hai s’occupaient de mettre en forme leurs aventures est finie) mais d’un auteur et, sauf facilité commerciale (le marché est plus vaste), je ne vois pas pourquoi reprendre les aventures de Sherlock Holmes serait plus légitime que reprendre celles de Swann ou de Rastignac.

Charlie Brown, 01.03.2014 à 22:45354452
Mael :
Charlie Brown :
Imagine-t-on que quelqu'un ait pu poursuivre les aventures de Sherlock Holmes ?


Assez bien en fait (le titre de "Pastiches" est trompeur, il y a de purs pastiches mais aussi pas mal de reprises très premier degré). C'est assez courant dans la littérature anglo-saxonne que de grands classiques soient continués par d'autres, de manière plus ou moins fidèles. C'est aussi le cas du Magicien d'Oz par exemple.

Personnellement j'aime assez l'idée qu'on puisse reprendre un personnage issu de la mythologie populaire à sa sauce. Cela peut se faire pour un "à la manière de" mais aussi très "officiellement". C'est en autre ce qui fait que j'ai tjs adoré Spirou, quand bien même les reprises sont loin d'être toutes bonnes.

Dans mon esprit par contre il faut attendre la mort des auteurs pour ça, ou en tous cas reverser des droits tout le temps tant qu'ils sont vivants, et après pffuit ! (ce n'est évidemment pas comme ça que ça se passe).

Une reprise ne porte pas préjudice à l'oeuvre originale, au pire on ne lit pas les reprises, au mieux on a des choses de grandes qualité (je préfère les Franquin et Tome & Janry à Rob'Vel).


Non, ce que je veux dire, c'est qu'il y a un "canon" holmésien et que celui-ci est signé Arthur Conan Doyle. Il ne viendrait jamais à l'idée de quiconque de faire figurer dans une bibliographie des aventures de Sherlock Holmes, à la suite du "canon", des ouvrages autres que ceux d'Arthur Conan Doyle. Et c'est ce fait que j'aime bien.
Alors que Astérix chez les Pictes, par exemple, est le 35ème volume officiel des aventures d'Astérix le Gaulois, quand bien même il n'est pas sorti de l'esprit de Goscinny et/ou du crayon d'Uderzo. Astérix est donc en voie de "spirouïsation".

Spirou est le contre exemple le plus bâtard que je connaisse. Sorti de l'esprit d'un gars qui fut un artiste très moyen (j'ai abandonné la lecture de l'intégrale Rob-Vel en plein milieu... mais j'essaierai de reprendre plus tard...), cette bande sans grand intérêt s'est vue magnifiée par le génie de Franquin, qui, du coup, s'il n'en est pas le créateur, en est l'auteur emblématique, celui après lequel il est impossible de passer sans souffrir la comparaison. Mais bon, Spirou fonctionne un peu comme certains super-héros de comics, c'est un personnage qui n'appartient pas à son créateur physique, mais à son créateur moral, son éditeur. Je ne sais pas si c'est pour ça que je n'ai jamais été un grand fan de cette série à l'identité floue, mais c'est comme ça. Ce que j'aimais surtout dans Spirou, c'est que c'était Franquin qui l'animait et la nourrissait, la série en soi ne m'a jamais passionné. Alors que Gaston est pour moi un chef-d'œuvre (même si Franquin n'est pas à l'origine de toutes les idées de gag).
Une autre exception est Clifton, que j'ai toujours trouvé bien meilleur dans les mains de Turk et De Groot que dans celles de son créateur, Macherot (que j'aime beaucoup, et que je considère comme un grand artiste, soit dit en passant).

Mais pour le reste, et pour rester dans le franco-belge classique, Les Schtroumpfs sans Peyo, Achille Talon sans Greg, Blake et Mortimer sans Jacobs… etc... ça n'a pas de vraiment de sens, et c'est plutôt mauvais, dans l'ensemble. Je ne m'interdis pas d'y jeter parfois un œil, et de trouver ça parfois pas mal (ou même très bien, comme L'affaire Francis Blake), mais bon... ça n'existerait pas que ça ne me gênerait/manquerait pas plus que ça.

Une bande dessinée, comme un roman, c'est une époque, et je trouve ça bien qu'une époque disparaisse avec son esprit, avec l'esprit de son auteur, et qu'un corpus donné devienne une œuvre cohérente, datée mais universelle. On dit (ou on dira) du Charles M. Schulz comme on dit du Mark Twain, du Hergé comme du Simenon (et du Tintin comme du Maigret), du Gotlib comme du Proust, du Sempé comme du Jane Austen, du Goscinny comme du Cavanna.

Après, et je me répète, qu'on se lance dans des exercices de style, des one-shots, des hommages, des clins d'œil et des parodies en tous genres, je trouve ça très chouette et très ludique. Et, pour moi, Le journal d'un ingénu d'Emile Bravo, par exemple, est en ce sens une belle réussite.

Mael, 01.03.2014 à 17:25354451
Charlie Brown :
Imagine-t-on que quelqu'un ait pu poursuivre les aventures de Sherlock Holmes ?


Assez bien en fait (le titre de "Pastiches" est trompeur, il y a de purs pastiches mais aussi pas mal de reprises très premier degré). C'est assez courant dans la littérature anglo-saxonne que de grands classiques soient continués par d'autres, de manière plus ou moins fidèles. C'est aussi le cas du Magicien d'Oz par exemple.

Personnellement j'aime assez l'idée qu'on puisse reprendre un personnage issu de la mythologie populaire à sa sauce. Cela peut se faire pour un "à la manière de" mais aussi très "officiellement". C'est en autre ce qui fait que j'ai tjs adoré Spirou, quand bien même les reprises sont loin d'être toutes bonnes.

Dans mon esprit par contre il faut attendre la mort des auteurs pour ça, ou en tous cas reverser des droits tout le temps tant qu'ils sont vivants, et après pffuit ! (ce n'est évidemment pas comme ça que ça se passe).

Une reprise ne porte pas préjudice à l'oeuvre originale, au pire on ne lit pas les reprises, au mieux on a des choses de grandes qualité (je préfère les Franquin et Tome & Janry à Rob'Vel).

Charlie Brown, 01.03.2014 à 15:03354450




Très agréablement surpris par cette lecture. Pas surpris dans le sens où ce volume serait une véritable révolution, bien au contraire. Juste surpris par la bonne tenue de la chose. Je veux dire que, d’accord, le scénario casse pas trois pattes à un canard et la prise de risque est minimale voire inexistante (ce qui est finalement préférable), mais, quand même, c’est pas mal foutu du tout.

Graphiquement, même si les décors et les détails ne me semblent pas assez fouillés pour du Astérix, Conrad s’en sort plutôt bien, étant donné que c’est sa première prise en mains (au pied levé, qui plus est) de la série et que la virtuosité de l'Uderzo de la grande époque est difficilement égalable. Quant à Ferri, s’il signe un scénario un peu frileux en essayant de n’oublier aucun élément fondamental de l’univers astérixien défini et alimenté par Goscinny (il y arrive si bien que, du coup, ça a un petit air de déjà vu, pas désagréable cela dit, un petit côté patchwork et fourre-tout, genre je te prends tous les éléments, je secoue un peu, mais pas trop fort quand même, et je te sers ça à la bonne franquette, goûtu sans être très relevé), il réussit à tenir un récit cohérent, ponctué de jeux de mots assez dignes (à une ou deux exceptions près) et de situations menant à des gags qui fonctionnent pas mal. J'ai souri, j'ai même ri une ou deux fois (le running gag de l'obsession d'Obélix pour le lancer de troncs, j'ai bien aimé), et ça faisait tellement longtemps que ça ne m'était pas arrivé en lisant un nouvel album d'Astérix que j'ai eu envie de surévaluer légèrement ma bullenote sans que j'aie honte de le faire. Une reprise sans surprises mais surprenante de dignité.

Puisqu'il a été décidé que les personnages et leur univers survivraient* à leurs créateurs et auteurs emblématiques, autant que ce soit fait dans la dignité (l'Uderzo seul ayant sombré dans l'indignité la plus complète en touchant le fond avec l'inconcevable et impardonnable Le ciel lui tombe sur la tête). Bref, j'adoube en attendant de voir la suite.


(* Je ne suis jamais favorable à cette option, je préfère toujours qu'une œuvre s'arrête avec la mort de l'auteur ou avec son jet d'éponge. Je fais partie des gens qui sont contents qu'il n'y ait pas de nouvelles aventures de Tintin, que personne n'ait repris les Peanuts ou Calvin & Hobbes, par exemple. Une œuvre écrite (et/ou dessinée), c'est un univers, et un univers, c'est un auteur, c'est issu du monde intérieur d'un auteur (ou d'un groupe d'auteurs définis). A de rares exceptions près, toutes les reprises n'ont à mes yeux aucun intérêt. Imagine-t-on que quelqu'un ait pu poursuivre les aventures de Sherlock Holmes ou les enquêtes d'Hercule Poirot ? Des "one-shots", oui ; des exercices de style "à la manière de", très bien ; des hommages, des clins d'œil, des détournements, des parodies… etc... d'accord. Mais des poursuites pures et simples, je ne suis pas très fan. Après, je comprends le côté commercial de la chose, mais il n'a, à mes yeux de lecteur, que peu d'intérêt.)

SydN, 03.01.2014 à 13:57353397
Mael :
Dans un assez bon article du Monde magazine revenant sur l'affaire Uderzo on apprend qu'il souhaite scénariser le prochain Astérix.

Dur, dur.


astérix sur la lune ?

Mael, 03.01.2014 à 11:36353392
Dans un assez bon article du Monde magazine revenant sur l'affaire Uderzo on apprend qu'il souhaite scénariser le prochain Astérix.

Dur, dur.

Thierry, 10.12.2013 à 10:11353170
tu es las, las; las ?

Pierre, 09.12.2013 à 21:32353164
Thierry :
comme Gantois, je suis arrivé à la page 16 avant de le refermer (mais il était tard, je le continuerai)
Ce n'est pas une catastrophe, comme craint
Mais le dessin de Conrad me dérange un peu (on le savait déjà, mais Uderzo est un dessinateur incroyable). Trop raide, trop statique. Les femmes d'Uderzo semblent complètement ratées. J'ai à peine reconnu Bonemine, par exemple.
Difficile de me prononcer sur le scénario. Certaines bons moments (la grande case avec les calembours à la chaîne sur le fondu encahîné, c'est con mais ça brise la glace :o))
Mais, par exemple, et je ne sais pas si la faute est celle de ferri et Conrad, mais il y a par exemple un moment où les femmes discutent entre elles, s'extasiant devant le petit nez de Mac Oloch, et on voit Ordralfabétix, Cétautomatix et Abraracourcix en ligne en train de se pincer le nez, l'air géné. Le gag est moyen, mais la mise en scène des trois peïs bien en ligne, le geste bien mis en évidence, on aurait dit une mauvaise sitcom, quand les personnages se tiennent droits comme des I, à se lancer leurs dialogues en appuyant bien les effets pour être sûr que ce crétin de public a bien saisi le gag. Pas trop envie de voir ces personnages truculents transformés en Gérard Vivès, Framboisier et Bernard Minet :o(


Idem, la page 16 m'a été fatale.

On est en terrain connu, c'est confortable, mais quel ennui ! On dirait un mélange de tous les albums déjà existants (période Goscinny), on les a mis dans un chapeau de magicien, on a secoué et il en est sorti Astérix chez les Pictes. C'est donc bien ce que je redoutais: pas de scénario original mais du "à la manière de", à l'instar des rasoirs Blake et Mortimer (dont un nouvel album sort opportunément je crois, au moment des Fêtes). Difficile de s'intéresser à la énième histoire du membre d'une tribu barbare en butte contre l'envahisseur romain venant solliciter le petit village armoricain ... Graphiquement ça ressemble à du Uderzo mais c'est étrange: c'est plutôt le vieux Uderzo, celui purement comique gros nez des années soixante, que celui de la deuxième moitié des années soixante-dix qui lorgnait vers le semi-réalisme. Astérix a une tête bizarre et les nanas (exemple: la femme d'Agecanonix) sont mal fichues. La caractérisation du Picte est loupée, et les décors sont d'une pauvreté navrante (rappelons nous Astérix en Corse, on en est loin). Bref, quoique parti plein de bonne volonté (j'ai trouvé les trois premières pages rassurantes) j'ai vite déchanté, j'ai baillé, et refermé le bouquin à l'apparition du monstre du loch Ness. ça ne pouvait être autre chose qu'un pur produit markéting, mais il me restait un mince espoir, malgré tout. Las !

Thierry, 09.12.2013 à 15:49353161
ingweil :
Je me pose un peu la même question que Glotz : "Je ne sais pas si c'est mauvais ou si j'ai tout simplement passé l'âge." Je me demande vraiment si avec un regard neuf, je trouverai ça plus ou moins bon qu'un Astérix chez Cléopâtre ? J'ai l'impression que c'était peut-être un peu moins trépidant auparavant, un peu moins l'action pour l'action. Par contre, ça va faire un carton dans les paquest cadeau cette année, ça c'est une certitude...

moins bon qu'un Astérix et Cléopâtre sans être honteux
en fait, l'ensemble me paraît trop simpliste. L'histoire est trop facile. Il y a quelques moments réussis mais pas assez pour rendre cet épisode satisfaisant.
Pour un galop d'essai, je crois que ferri s'en tire pas mal mais, s'il il continue, il lui faudra encore 1 ou 2 scénario pour être au point.

Thierry, 04.12.2013 à 12:21353116
comme Gantois, je suis arrivé à la page 16 avant de le refermer (mais il était tard, je le continuerai)
Ce n'est pas une catastrophe, comme craint
Mais le dessin de Conrad me dérange un peu (on le savait déjà, mais Uderzo est un dessinateur incroyable). Trop raide, trop statique. Les femmes d'Uderzo semblent complètement ratées. J'ai à peine reconnu Bonemine, par exemple.
Difficile de me prononcer sur le scénario. Certaines bons moments (la grande case avec les calembours à la chaîne sur le fondu encahîné, c'est con mais ça brise la glace :o))
Mais, par exemple, et je ne sais pas si la faute est celle de ferri et Conrad, mais il y a par exemple un moment où les femmes discutent entre elles, s'extasiant devant le petit nez de Mac Oloch, et on voit Ordralfabétix, Cétautomatix et Abraracourcix en ligne en train de se pincer le nez, l'air géné. Le gag est moyen, mais la mise en scène des trois peïs bien en ligne, le geste bien mis en évidence, on aurait dit une mauvaise sitcom, quand les personnages se tiennent droits comme des I, à se lancer leurs dialogues en appuyant bien les effets pour être sûr que ce crétin de public a bien saisi le gag. Pas trop envie de voir ces personnages truculents transformés en Gérard Vivès, Framboisier et Bernard Minet :o(

ingweil, 25.11.2013 à 16:11352988
Ah ! Merci d'avoir corrigé ! Et mes excuses aux deux concernés.

Mr_Switch, 25.11.2013 à 12:14352976
(Gantois)

ingweil, 25.11.2013 à 10:41352974
Je me pose un peu la même question que Glotz : "Je ne sais pas si c'est mauvais ou si j'ai tout simplement passé l'âge." Je me demande vraiment si avec un regard neuf, je trouverai ça plus ou moins bon qu'un Astérix chez Cléopâtre ? J'ai l'impression que c'était peut-être un peu moins trépidant auparavant, un peu moins l'action pour l'action. Par contre, ça va faire un carton dans les paquest cadeau cette année, ça c'est une certitude...

Glotz, 01.11.2013 à 22:12352767
J'ai trouvé cet album plus lisible que les précédents, et le dessin de Conrad meilleur que ce que j'espérais, même si j'ai vraiment du mal avec les grands yeux inexpressifs (ou plutôt figés sur une seule expression : l'ahurissement bête) de son Astérix.

Le scénario est assez plat, et dans l'ensemble ça n'est pas très drôle : je n'ai rigolé que deux fois, dont une fois en réaction au gag au haut de la première case, ce qui montre que j'ai entamé la lecture plein de bonne volonté. La caractérisation d'Obélix est pesante.

Pour reprendre la comparaison d'Allister Baudin, on a l'impression de lire une "BD de producteur", où les auteurs, écrasés par les contraintes, n'ont pu s'exprimer pleinement. J'espère que pour le prochain album, Ferri et Conrad pourront imprimer un peu plus leur marque sur la série.

chrisB, 29.10.2013 à 14:22352750
Moi je l'ai trouvé pas mal du tout cet Astérismque

Mr_Switch, 29.10.2013 à 14:16352748
Mon distinguo n'avait pour but que de décrire une démarche.
Je te rejoins, lanj. D'ailleurs Ferri se rapproche de l'esprit souhaité. Il manque seulement une trame scénaristique vraiment séduisante.

Quant au débat sur le côté jeunesse, c'est un peu vouloir expliquer l'indicible.

Gantois, 29.10.2013 à 10:06352746
Moi j'ai abandonné après 16 pages. Je ne sais pas si c'est mauvais ou si j'ai tout simplement passé l'âge...

Mael, 29.10.2013 à 9:57352745
Vu qu'il était arrivé dans les bouquins à cataloguer de ma bibliothèque, lu hier donc. Que dire ? Le dessin de Conrad, que je craignais décevant, n'est pas trop mal (oui un peu raide par ci par là, c'est pas grandiose, mais c'est plutôt un bon début qui va sans doute s'améliorer), le scénario de Ferri, que j'attendais avec impatience, est plutôt décevant.

Ce n'est pas nul, évidemment bien au dessus des numéros précédents (et pas que des deux dernières catastrophes), j'ai globalement assez peu souri sans m'ennuyer pour autant malgré des passages poussifs. Pour faire simple j'aurai attendu mieux, ça aurai pu être pire. Deux casques ailés.

Sinon dans mon esprit aussi Astérix n'est pas une série "jeunesse", plutôt une tout public tournée vers les adultes tout en étant accueillante pour les enfants. Pilote n'était pas une revue jeunesse, plutôt ados/jeunes adultes.

lanjingling, 29.10.2013 à 1:56352744
Mr_Switch :
On ne peut pas comparer. D'abord, il s'agit d'un livre jeunesse. On connait Ferri pour ses livres adultes potentiellement lisibles par les enfants. Ici, on a affaire à un livre jeunesse lisible par les adultes.

C'est marrant, je n'ai jamais considéré Astérix comme une série jeunesse, il y a trop de références et de jeux de mots qui sont inaccessibles aux enfants , à la différence de Tintin ou Spirou. Ils peuvent lire l'histoire au premier degré, mais il y a une couche en plus pour les adultes.
"De Gaulle à la plage " est plus pince-sans-rire, mais Aimé Lacapelle est tout à fait dans l'esprit Goscinny, un petit côté épique dérisoire, et je vois assez bien Ferri se couler dans le moule Astérix.

Mr_Switch, 27.10.2013 à 12:12352740
On ne peut pas comparer. D'abord, il s'agit d'un livre jeunesse. On connait Ferri pour ses livres adultes potentiellement lisibles par les enfants. Ici, on a affaire à un livre jeunesse lisible par les adultes.
Ferri reprend les jouets d'autrui, etc.
Il y a de bonnes trouvailles. Conrad s'en sort bien au niveau dessin. Je ne sais plus quel journal avait critiqué le dessin de la bouche d'un centurion et je ne vois pas trop où est le problème. Il y a certes un dessin de Panoramix un peu étrange et quelques babioles.
La caricature de Johnny n'est pas trop appuyée. Elle sert un jeu de mot (et gentiment de punching-ball à Obélix).
Un célèbre personnage n'est pas de l'aventure ou presque. On peut imaginer qu'il a été sacrifié pour permettre à Conrad de finir dans les temps.
L'intrigue est un peu linéaire. L'ensemble des éléments ne s'imbrique peut-être pas assez, au final. On peut avoir le sentiment que certains éléments ou personnages ne sont pas exploités complètement, notamment l'antagoniste.
Mais tout cela est quand même tellement plus réjouissant que les volumes précédents que l'on a du mal à bouder.
On peut faire encore mieux mais l'espoir que ce soit possible renaît en même temps !

lanjingling, 27.10.2013 à 5:43352738
Herbv :

Bon, après l'avoir acheté dans une GS alimentaire hier, j'ai eu l'occasion de lire et ma foi, c'est très largement moins mauvais que ce qu'avait commis Uderzo depuis pas mal de temps. Il y a quelques trouvailles bien sentie par Ferri mais je ne vais pas aller crier au génie. Ça se laisse lire, c'est déjà pas mal...

Et par rapport aux autres œuvres de Ferri, c'est plutôt un bon cru ?

Herbv, 26.10.2013 à 19:09352737
Farpaitement !

En tout cas, ça a l'air de partir pas mal car cet après-midi, je voyais plusieurs personnes partir avec leur exemplaire sous le bras dans la GSS culturelle à côté de chez moi.

Bon, après l'avoir acheté dans une GS alimentaire hier, j'ai eu l'occasion de lire et ma foi, c'est très largement moins mauvais que ce qu'avait commis Uderzo depuis pas mal de temps. Il y a quelques trouvailles bien sentie par Ferri mais je ne vais pas aller crier au génie. Ça se laisse lire, c'est déjà pas mal...

HubIguane, 26.10.2013 à 18:57352736
c'est honteux !

lanjingling, 26.10.2013 à 18:07352735
Aujourd'hui je suis passé exprès chez Parenthèses, la librairie française de Hong Kong, ben ils l'avaient même pas, plus de deux jours après sa sortie en France.

Herbv, 24.10.2013 à 20:17352723
Si je le trouve en station d'autoroute demain soir, en rentrant, je l'achèterai, rien que pour "emmerder" les bullegrincheux en postant ici dans la foulée :)

Ceci dit, j'avoue ne pas avoir cherché à savoir si les supermarchés du coin le proposait dès aujourd'hui.

Mr_Switch, 24.10.2013 à 19:16352722
Tout ne peut pas être négatif. Il y a un effort de présentation. Ce n'est pas *je mets le stock à l'entrée du magasin, pas besoin de me fouler, ça partira tout autant*.
Ce n'est pas non plus *en exclusivité, le dernier Astérix et cerise sur le gâteau, votre magasin vous le propose à prix cassé*.

Honnêtement, c'est plus glorieux que ce que j'ai pu voir cet aprem...

Pierre, 24.10.2013 à 18:47352720
Merci strip, petit reporter du XXIe siècle ! Quand une image atteint un tel degré d'éloquence (notamment sur une certaine conception de la bande dessinée et de sa commercialisation), tout commentaire paraît superflu.

Et s'il se trouve un acheteur qui demande l'exemplaire qui est tout en haut de la pile ? Hm ?

Mr_Switch, 24.10.2013 à 18:42352719
On me l'a offert. Ca compte ? :)

strip, 24.10.2013 à 17:27352717
lanjingling :
Qui donc s'est précipité chez son libraire aujourd'hui ?


non, mais par contre je suis allé faire mes courses et de loin on voyait une sorte de bi... euh de menhir géant, il doit y avoir un concours entre hyper-marchés pour savoir qui aura la plus grossse pile :-)




Thierry, 24.10.2013 à 16:46352716
les journalistes pour voir les gens se précipiter

lanjingling, 24.10.2013 à 15:49352714
Qui donc s'est précipité chez son libraire aujourd'hui ?

Pierre, 17.10.2013 à 19:13352647
Une expo à la BNF qui est synchrone avec la sortie du nouvel Astérix. C'est louche tout ça ...

Mr_Switch, 04.10.2013 à 12:40352529
Oui, il semble qu'un choix bizarre ait été fait, le logo Albert-René apparaissant sur la version néerlandaise mais pas sur la francophone.

Gijom, 04.10.2013 à 12:27352525
Mr_Switch :
vous pensez vraiment qu'Hachette ne mettrait pas son logo ?

Oui.

Aba Sourdi, 04.10.2013 à 11:14352523
Moi j'ai cru au début que "Astérix entre os pictos" était une sorte de titre dadaïste pour dire "Astérix parmi des os peints", je trouvais ça culotté et exotique, je m'imaginais notre bon vieux gaulois dans une peuplade reculée pratiquant la tradition de peindre les os de ses ennemis dépecés, mais j'ai déduit ensuite qu'il devait s'agir de portugais.

zewed, 04.10.2013 à 9:25352521
Je suis le seul à avoir lu "Astérix chez les putes" ?

Mr_Switch, 03.10.2013 à 18:10352517
Je me suis fait une réflexion proche de celle de lanj, quand j'ai découvert l'image.

Mais comme je disais, ce n'est pas vraiment la couverture définitive : vous pensez vraiment qu'Hachette ne mettrait pas son logo ?

Le cadrage est également bizarre. On voit que sur ce visuel, il reste les fonds perdus* à droite et en bas.
Sur cette version des couv' espagnole et portugaise, qui semble plus probable, je trouve qu'il y a un léger mieux (léger, léger), simplement dû au recadrage.



*enfin ça a un autre nom quand il s'agit de la couverture, mais je l'oublie toujours.

SydN, 03.10.2013 à 17:17352515
moi je trouve surtout ses personnages très raides, figé, c'est assez terrible de le comparer à uderzo. Pourtant à la base je trouvais que c'était un bon dessinateur, mais là... Peut-etre un temps d'adaptation (entrer dans la peau d'un autre n'est pas chose aisée).

lanjingling, 03.10.2013 à 15:10352513
Dommage qu'il ait dessiné l'Astérix au corps plus élancé, presque dégingandé des derniers albums, je préférais l'ancien, plus trappu, plus ramassé, à la nervosité latente, il a perdu une occasion de faire un Astérix modèle Tim des Innommables , ou Bob Marone.

Mael, 03.10.2013 à 13:23352511
Glotz :
Si j'avais une fille comme la sienne, j'essaierai de tout dépenser avant de mourir...


C'est exactement ce que je me dis quand je lis ces articles honteux où elle parle de "spoliation d'héritage" en références aux dépenses de son père...

Mr_Switch, 03.10.2013 à 13:06352510
Ce n'est pas la couverture définitive. La couverture définitive lui ressemblera comme 2 gouttes d'eau, très certainement, mais ça ne l'est pas.

Glotz, 03.10.2013 à 12:20352509
Mael :
mediapart fait un bon papier (pour abonnés) sur les étranges dépenses d'Uderzo - mais en même temps cela arrive à beaucoup de riches - tout en rappelant que les expertises médicales n'ont pas indiquées de sénilité.

Si j'avais une fille comme la sienne, j'essaierai de tout dépenser avant de mourir...

Mael, 03.10.2013 à 12:02352508


Voici la couverture définitive, l'Astérix complice en premier plan me rappelle les Lucky Luke hilare de la fin, la compo n'est pas géniale mais ce n'est pas non plus honteux.

A noter que si la couv est signée des deux noms, c'est bien parce qu'Uderzo a fait le crayonné d'Obélix.

Pendant ce temps, l'affaire Uderzo - Uderzo (opposant Albert et sa femme à leur fille et à leur genre) continue , mediapart fait un bon papier (pour abonnés) sur les étranges dépenses d'Uderzo - mais en même temps cela arrive à beaucoup de riches - tout en rappelant que les expertises médicales n'ont pas indiquées de sénilité.

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