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chrisB, 20.03.2017 à 10:33365279
Bien curieux (même si 1* de mon frère de BD)

Gantois, 17.03.2017 à 15:49365268
Disons que comparé aux jeux et effets graphiques qui sont très réussi dans la bd, la couverture a un coté « facile ».

Mr_Switch, 17.03.2017 à 14:15365266
Justement, difficile à expliquer. Je pourrais dire que je trouve la composition de l'illusion d'optique un peu ratée. Je pourrais dire que le bloc de titraille semble mal placé. Mais en fait non, ce n'est pas aussi clair. Quand j'ai fait la bullevignette, j'ai considéré la couverture comme à oublier. Maintenant que j'ai fixé mon attention dessus, je l'apprivoise. Mais il aura fallu que Gantois m'y oblige.

chrisB, 16.03.2017 à 18:53365262
Pourquoi ?

Gantois, 16.03.2017 à 17:58365261
Mr_Switch :
Je ne l'ai pas feuilleté (je ne l'ai pas encore vu, n'étant pas allé en librairie depuis des jours). Toutefois, je trouve la couverture particulièrement rédhibitoire.


c'est vrai que la couverture n'est pas à la hauteur de la bd.

Mr_Switch, 16.03.2017 à 13:48365260
Je ne l'ai pas feuilleté (je ne l'ai pas encore vu, n'étant pas allé en librairie depuis des jours). Toutefois, je trouve la couverture particulièrement rédhibitoire.

Gantois, 16.03.2017 à 10:19365254
Je m'étonne que si peu de bulledariens se sont intéressés a cet album, et que les autres notes soient si mauvaises...

Gantois, 23.02.2017 à 9:54365077


Deuxième coup de coeur de cette année. Très belle mise en scène!

Glotz, 31.01.2017 à 17:23364825
A priori oui après vu que « 11 septembre 1973 : Allende, le dernier combat » correspond à un moment du livre.

Et la Bullebase fut enrichie d'une précision supplémentaire.

Thierry, 31.01.2017 à 17:17364824
Glotz :
Belle biographie croisée d'Allende et Pinochet entremêlée d'introspection familiale (les proches du scénaristes étant plutôt proches du second) passée inaperçue ici à sa sortie en 2015.

une partie n'a pas été prépuibliée dans la revue dessinée ?

Glotz, 31.01.2017 à 16:56364822
Belle biographie croisée d'Allende et Pinochet entremêlée d'introspection familiale (les proches du scénaristes étant plutôt proches du second) passée inaperçue ici à sa sortie en 2015.

Thierry, 21.11.2016 à 9:50363605
Parfois, en relecture, on se rend compte que le livre n'est pas du tout conforme au souvenir qu'on en avait. Dans le cas de ce dernier modèle, je pense que mon souvenir a été altéré par une image assez angoissante qui a instllé en moi le faux souvenir d'un récit aux confins du fantastique, à l'ambiance sombre et presque démente comme dans certains Polanski.
En fait, ce livre n'est rien de cela.
Il semble être inspiré d'une anecdote réelle arrivée à l'auteur. Je n'en révèlerai pas trop pour laisser le suspense intact. Il est aussi difficile de savoir où s'arrête l'autobiographie et où commence l'auto-fiction.
Stéphane Levallois y raconte qu'il fut contacté par une galerie pour réaliser une exposition de dessins. Il choisit de réaliser des nus avec, comme trait d'union entre tous les modèles, un manteau. Trop fauché pour engager des mannequins professionnels, il se tourne vers des amies et connaissances. Parmi elles, Florence, qui le fascine depuis l'école et qu'il imagine habitée par une magie particulière qui lui confère une grâce et une allure parfaites.
Le livre mélange scènes de la vie quotidienne et séances de pose avec Florence et d'autres. Un malaise indistinct s'installe. Relation délicate avec ses modèles, difficulté de capturer la posture idéale et une angoisse qui semble se matérialiser à partir de l'appartement au dessus du sien.
Livre de dessinateur, le dernier modèle est une réussite visuelle. Levallois cite explicitement Horst Janssen comme influence. Il m'étonne toujours par son sens du mouvement et sa lisibilité (exercice porté à la perfection dans Racket, son dernier livre, long storyboard d'une maîtrise hallucinante), mais reste légéer sur le scénario. Il manque une vraie ligne directrice, une densité à son scénario. Mais les pages sont tellement belles que cela compense largement.

Glotz, 04.04.2016 à 19:13361945
Les récits de voyage font rarement de grandes œuvres mais c'est un genre que j'apprécie. Malgré la une certaine volonté de distanciation et d'humour, Tronchet n'échappe pas aux banalités usuelles bien que son livre rappellera d'agréables souvenirs à ces qui ont visité la région. Florilège :
Malgré les dangers de la vie à Quito, les Équatoriens gardent « une formidable urgence de vivre ». (...)
« Bref, les indigènes aiment rigoler. » (...)
« Pour eux, les sauvages, c'est nous ! » (après que l'ambassadeur a offert un livre sur la Révolution française avec des images de décapitation)

NDZ, 14.01.2016 à 9:35360907
C'est marrant mais je me retrouve beaucoup dans vos posts. Mais je n'ai pas fait le dernier pas...

Charlie Brown, 14.01.2016 à 9:17360906
crepp :




J'ai un rapport un peu particulier avec ce livre.
Premièrement j'aime bien Luz, la personne , je ne l'ai rencontré qu'une fois lors de l'organisation d'un salon, mais c'était vachement sympa de discuter avec lui; et j'aime aussi son travail (pas que chez Charlie Hebdo).
Pourtant, quand "Catharsis" est sorti je n'arrivais pas à l'acheter. J'ai du mal à expliquer la réelle raison, mais il m'est passé entre les mains plusieurs fois, et toujours je l'ai reposé. Je crois que pour la première fois sur ce type d'ouvrage je me sentais voyeur.
Mais l'envie de le lire était toujours présent, donc j'ai tenté l'expérience. Il n'y a pas de mensonge sur la marchandise en tout cas, tout est dans le titre. Je ne sais pas si Luz avait besoin juste de le dessiner cet album, ou s'il avait aussi besoin qu'il soit édité. Je me pose souvent cette question tout en me foutant totalement de la réponse (quand je dis que j'ai un rapport particulier avec cette lecture, je ne dis pas que des âneries :o)
Bref je suis content de l'avoir lu car je pense que je voulais savoir comment il se sentait, et je n'avais pas compris à quel point ma petite rencontre avec lui m'avait marqué, et à quel point le 7 janvier m'a chamboulé.
3 crayons.


Même si je n’ai jamais rencontré Luz (j’avais rencontré Cabu une fois, par hasard, dans une rue de ma ville, qui flânait peinard, carnet de croquis dans une main, crayon dans l’autre. Nous avions bavardé un moment. Un type charmant et fort sympathique) et si je n’ai pas encore lu le bouquin, je me sens très proche de ton ressenti/état d’esprit. Je fus quelque peu traumatisé, le 7 janvier. Par l’acte lui-même, mais aussi parce que, ayant lu Charlie Hebdo pendant une bonne quinzaine d’années, et même si je ne le lisais plus depuis une demi-douzaine d’autres années, ces gens m’étaient devenus proches et ça me faisait plaisir de savoir qu’ils continuaient à écrire et à dessiner. Bref, je n’en suis pas encore à ton stade et n’ai pas encore osé acheter ni même ouvrir ce livre. Mais peut-être vais-je me laisser convaincre par ton post...

crepp, 13.01.2016 à 13:50360891




J'ai un rapport un peu particulier avec ce livre.
Premièrement j'aime bien Luz, la personne , je ne l'ai rencontré qu'une fois lors de l'organisation d'un salon, mais c'était vachement sympa de discuter avec lui; et j'aime aussi son travail (pas que chez Charlie Hebdo).
Pourtant, quand "Catharsis" est sorti je n'arrivais pas à l'acheter. J'ai du mal à expliquer la réelle raison, mais il m'est passé entre les mains plusieurs fois, et toujours je l'ai reposé. Je crois que pour la première fois sur ce type d'ouvrage je me sentais voyeur.
Mais l'envie de le lire était toujours présent, donc j'ai tenté l'expérience. Il n'y a pas de mensonge sur la marchandise en tout cas, tout est dans le titre. Je ne sais pas si Luz avait besoin juste de le dessiner cet album, ou s'il avait aussi besoin qu'il soit édité. Je me pose souvent cette question tout en me foutant totalement de la réponse (quand je dis que j'ai un rapport particulier avec cette lecture, je ne dis pas que des âneries :o)
Bref je suis content de l'avoir lu car je pense que je voulais savoir comment il se sentait, et je n'avais pas compris à quel point ma petite rencontre avec lui m'avait marqué, et à quel point le 7 janvier m'a chamboulé.
3 crayons.

lanjingling, 04.01.2016 à 17:39360571
Point de vue intéressant. Ce balancement rural/urbain est très étatsunien, on retrouve cela dans le blues, et par là , aussi chez Crumb.
Ce qui me faisait penser à Tomine c'est aussi le fait de raconter de petites histoires plutôt qu'un grand récit, construites autour de quelques moments .

Thierry, 04.01.2016 à 16:31360565
je parlais bien de Chabouté, pas de l'autre félin.
Quant à la comparaison avec Tpmine, je ne la partage pas parce que Tomine, même si je n'en ai pas lu depuis un moment, m'évoque surtout un sentiment d'oppression. Ces personnages sont seuls mais ecrasés par un environnement mortifère, en tout cas dans mon souvenir. Et je rattache surtout Tomine à une certaine angoisse de la trangression, celle de personnage qui sont tenté de sortir du cadre, mais se peuvent se résoudre à s'en echapper. Mais, encore une fois. Ma dernière lecture de Tomine date (Blonde Platine?).
Chez Lemire, il n'existe pas ce sentiment d'oppression, mais plutôt de dilution dans une environnment très ouvert, presque lumineux. je ne ressens rien de menaçant chez Lemire. Une tristesse, une mélancolie, plutôt.
Tomine est plutôt citadin, avec toute la violence que la ville peut évoquer, là ou Lemire est plus "rural", avec tout ce que les grands espaces peuvent prêter à la contemplation

lanjingling, 04.01.2016 à 15:56360562

N'ayant pas lu ces fameux "Intrus", ledit lanjingling s'est dit qu'il n'allait pas créér un nouveau sujet uniquement pour rapporter des propos d'un auteur dont le texte justifiait une remontée du sujet qui lui est dédié.
Ce dit lanjingling s'interrogeait sur cette note de Thierry
Thierry :

Jeff Lemire traduit le tristesse et la solitude comme personne. Je ne vois que Cahbouté pour réussir à générer une atmosphère aussi forte. Son récit est volontairement lâche et lent, laissant au lecteur la possbilité de se laisser emporter dans ces vie simples. Il ne construit pas son réct autour de scènes fortes de révélations, de grandes réconsiliations... il collectionne les moments, laisse ses personnages tenter de décoder le monde qui les entoure, décrypter les non-dits...
,
se demandant si Thierry parlait de ce "Cahbouté", ou de celui-ci, et se disait que cette description du livre de Lemire irait parfaitement à Tomine.

beuzno, 04.01.2016 à 13:57360554
chrisB :
Bigre, je ne sais pas ce que vous lui reprochez à cet album, je l'ai trouvé, pour ma part, très bien.




Bien d'accord avec toi : igort c'est beau, c'est intelligent , c'est intéressant que demander de plus?

Thierry, 04.01.2016 à 10:16360546
Trois histoires qui se déroulent à Essex, Canada.
Trois histoires reliées entre elles par des destins contrariés.
La couverture américaine utilise le motif des racines pour illustrer son propos. Il y a de ça.
Il y a Lester Papineau, jeune gamlin qui vit avec son oncle depuis que sa mère est morte. Son père, il ne le connaît pas. Il se mure dans un monde imaginaire qu'il entr'ouvre pour Jimmy, le gars de la sation service qui aurait pû faire carrière comme hockeyeur, mais qui fut blessé gravement lors de son premier match pro.
Il y a Lou et Vince, frères que la vie va malmener.
Il y a Anne Byrne, infirmière à domicile qui "fait le lien".
Jeff Lemire traduit le tristesse et la solitude comme personne. Je ne vois que Cahbouté pour réussir à générer une atmosphère aussi forte. Son récit est volontairement lâche et lent, laissant au lecteur la possbilité de se laisser emporter dans ces vie simples. Il ne construit pas son réct autour de scènes fortes de révélations, de grandes réconsiliations... il collectionne les moments, laisse ses personnages tenter de décoder le monde qui les entoure, décrypter les non-dits...
Un beau livre mélancolique.

chrisB, 04.01.2016 à 8:56360540
Bigre, je ne sais pas ce que vous lui reprochez à cet album, je l'ai trouvé, pour ma part, très bien.

Thierry, 27.11.2015 à 11:10360068
Thierry :
Charlie Brown :
Thierry :
[...] Une fois de plus, Jeff Lemire donne corps à des personnages de chair te de sang, qui invite à l'empathie. Dès les premières pages, une intense sensation de tristesse et de mélancolie s'installe et ne quitte plus le lecteur. Si le récit ne brille jamais par son originalité, il est suffisamment humain et touchant pour séduire. Décidément, Jeff Lemire est une belle découverte pour moi


Et encore tu n'as pas lu Essex County, à ce que je vois, qui est bien meilleur que celui-là, que j'ai trouvé correct mais qui ne m'a pas totalement emballé. Peut-être à cause de cette intense sensation de tristesse qui ne quitte plus le lecteur, comme tu dis. Mais aussi parce que je trouve la narration moins maîtrisée. M'enfin ça reste pas mal du tout quand même.

oui, il me fait de l'oeil

commandé "The complete Essex County" :o)

Thierry, 19.11.2015 à 10:00360008
Le PBE :
Pour ceux qui aiment Lemire, Urban Comics sort le 1er tome de Sweet Tooth en décembre et Descender (dessin de Dustin Nguyen) en janvier.

j'ai beaucoup aimé le Descender. C'est du mainstream classique mais très bien foutu.

Le PBE, 18.11.2015 à 22:33360005
Pour ceux qui aiment Lemire, Urban Comics sort le 1er tome de Sweet Tooth en décembre et Descender (dessin de Dustin Nguyen) en janvier.

Thierry, 18.11.2015 à 15:14359998
Charlie Brown :
Thierry :
[...] Une fois de plus, Jeff Lemire donne corps à des personnages de chair te de sang, qui invite à l'empathie. Dès les premières pages, une intense sensation de tristesse et de mélancolie s'installe et ne quitte plus le lecteur. Si le récit ne brille jamais par son originalité, il est suffisamment humain et touchant pour séduire. Décidément, Jeff Lemire est une belle découverte pour moi


Et encore tu n'as pas lu Essex County, à ce que je vois, qui est bien meilleur que celui-là, que j'ai trouvé correct mais qui ne m'a pas totalement emballé. Peut-être à cause de cette intense sensation de tristesse qui ne quitte plus le lecteur, comme tu dis. Mais aussi parce que je trouve la narration moins maîtrisée. M'enfin ça reste pas mal du tout quand même.

oui, il me fait de l'oeil

Charlie Brown, 18.11.2015 à 15:05359996
Thierry :
[...] Une fois de plus, Jeff Lemire donne corps à des personnages de chair te de sang, qui invite à l'empathie. Dès les premières pages, une intense sensation de tristesse et de mélancolie s'installe et ne quitte plus le lecteur. Si le récit ne brille jamais par son originalité, il est suffisamment humain et touchant pour séduire. Décidément, Jeff Lemire est une belle découverte pour moi


Et encore tu n'as pas lu Essex County, à ce que je vois, qui est bien meilleur que celui-là, que j'ai trouvé correct mais qui ne m'a pas totalement emballé. Peut-être à cause de cette intense sensation de tristesse qui ne quitte plus le lecteur, comme tu dis. Mais aussi parce que je trouve la narration moins maîtrisée. M'enfin ça reste pas mal du tout quand même.

Thierry, 26.10.2015 à 10:04359833
un vagabondage autour du musée d'Orsay sous le caryon de Manuele Fior. C'est beau. c'est très beau. Mais ce mélange d'onirisme, d'anecdotes historiques et de scènes de la vie de Degas et Ingres manque cruellement d'un fil conducteur. C'est beau, mais c'est un peu confus.

Anoeta, 04.10.2015 à 19:22359689
Lecteur de Sud-Ouest ? :o)

Mr_Switch, 04.10.2015 à 18:44359688
J'ai lu la prépublication assez distraitement. Les planches étaient plutôt bien adaptées à l'exercice. Et je me demande si ce n'est pas trop indigeste en album...?

chrisB, 08.06.2015 à 11:28359012
Il m'était tombé des mains cet album, j'ai du donner l'album depuis, donc il n'y aura pas de relecture :)

Thierry, 08.06.2015 à 10:36359009
relecture de ce très bon livre de Bonneval et Vehlmann. Dans un futur lontain, la race humaine a atteint l'immortalité grâce au clonage. Chacun peut se cloner, chaque "écho" conservant la mémoire et la personnalité de son modèle, et pouvant être refusionné avec son modèle, partageant ainsi son expérience propre. Chaque "écho" peut devenir "corps premier", c'est-à-dire modèle lui-même. Ainsi, la mort est vaincue, mais parce que l'individu s'est affranchi de la limite d'un seul corps.
Cela dit, le processus de clonage et de fusion a pour effet d'effacer les souvenirs les plus anciens.
Elijah est un de ses immortels. Mais il rechigne à ce clonage qui le prive progressivement de son passé. D'autant plus lorsqu'il apprend que l'un de ses amis les plus proche, qu'il n'a pourtant pas vu depuis des années, a décidé de mourir. De lui, il ne reste qu'un écho en train de s'effacer. Elijah ne comprend pas la décision de Matthias. Il lui en vaut d'autant plus qu'il ne l'a pas informé, l'empêchant de lui faire ses adieux.
Et le travail d'Elijah l'oblige à se cloner une nouvelle fois, risquant d'effacer les derniers souvenirs qu'il conserve de Matthias. De la tuer définitivement.
De la SF originale, très humaine, qui met l'accent sur l'individu, sur la difficulté de communiquer, du rapport aux autres et à soi. Pour traduire cette histoire très intime en images, les auteurs ont opté pour un style très dépouillé, un noir et blanc subtil, une approche au design qui évoque le futurisme des années 60 et 70. Il s'en dégage un calme et une invitation à la contemplation assezz inattendue dans le paysage de la SF en bande dessinée qui préfère le spectaculaire et le grandiose.

Thierry, 09.03.2015 à 13:45358107
j'ai eu l'impression de voir un téléfilm de France 2. C'est bien gentil, joliment dessiné par Lepage mais hyper attendu. Tout n'est que lieux communs et clichés. C'est tout-à-fait inoffensif mais sans beaucoup d'intérêt non plus (mais je suis un homme, donc sans doute pas le coeur de cible)

Thierry, 02.03.2015 à 9:44358002
5 reportages sur l'Afrique contemporaine par Jean-Philippe Stassen, dont 3 consacrés à la situation troublle de la frontière entre le Congo et le Rwanda. D'un côté, je dois reconnaître avoir trouvé ce livre peu engageant. J'avais lu l'un des reportages paru dans "la revue dessinée (sur le soutien assez surprenant des congolais de Bruxelles aux nationalistes flamands). Il m'avait intéressé, mais la succession de reportages paraît vite indigeste.
Reste que Stassen offre une vision différente de l'Afrique, qui nous montre à quel point nous ne connaissons que très mal cette région. ne vous attendez pas à subitemeznt comprendre la situation au COngo. Mais vous comprendrez à quel point elle est incompréhensible et compliquée. Vous comprendrez le problème de l'impossible retour des réfugiés, de leur réintégration malgré les horreurs commises. Stassen n'aborde pas ces sujets comme un européen depuis son bureau mais en laissant la parole aux témoins directs, en n'accordant qu'une confiance toute limitée aux porte-parole des groupes "'politiques", préférant les travailleurs de terrains, les anonymes, ceux qui n'ont pas vécu par procuration. Il ne juge personne, laisse chacun s'exprimer, sans fard.
Jesuis dès lors assez mitigé parce qu'il y a un intérêt énorme à ce livre, mais il reste trop indigeste à mon gout.

Smiley_Bone, 01.01.2015 à 19:37357218
Après Essex County, c'est vraiment son chef d'oeuvre à Lemire, toujours disponible en vf chez Futuro d'ailleurs.

Thierry, 01.01.2015 à 18:44357217
séduit par Trillium, je me suis laissé tenté par ce titre antérieur. Encore beaucoup de qualité pour un récit fantastique qui évoque Ray Bradbury ou la Quatrième Dimension.
Jack Joseph est soudeur sous-marin. A 33 ans, il va devenir père, à l'âge qu'avait son père à sa naissance.
Son père, figure fantomatique, disparu la nuit d'halloween alors que Jack avait 10 and. Depuis, il ne peut se détacher de cette nuit, ne peut dépasser cette absence. Et sa femme ne supporte plus ses absences, ses revirements, son manque d'investissement dans leur vie.
Lors d'une plongée, il est témoin de quelque chose, qu'il n'arrive pas à définir, mais qui le touche profondément. Et il se met à perdre pied.
Comme dans la Quatrième dimension, un individu ordinaire voit sa réalité basculer dans l'étrange. Une fois de plus, Jeff Lemire donne corps à des personnages de chair te de sang, qui invite à l'empathie. Dès les premières pages, une intense sensation de tristesse et de mélancolie s'installe et ne quitte plus le lecteur. Si le récit ne brille jamais par son originalité, il est suffisamment humain et touchant pour séduire. Décidément, Jeff Lemire est une belle découverte pour moi

Charlie Brown, 05.11.2014 à 10:50356592




Impressionné. Impressionné par la qualité d'écriture de Benjamin Flao, par la grande beauté du dessin et la haute tenue des dialogues. Tout est fluide, puissant et prenant. Il arrive à maintenir le cap de sa fiction, l'intérêt de son histoire, tout en ne cédant rien sur la peinture d'une certaine réalité de l'Afrique d'aujourd'hui. C'est fort et c'est beau.

Thierry, 14.10.2014 à 8:43356393
yep

chrisB, 13.10.2014 à 15:23356389
Yep, il est vraiment bon celui là !

NDZ, 13.10.2014 à 11:00356385
Mes hommes de lettres et le pont des arts m'avaient amusés, sans plus. Un sourire par là, mais rien de plus à tirer de sketchs avec des clichés empilés ou des private jokes tellement publiques qu'elles ne faisaient déjà plus rire au siècle dernier. Dans ce livre-là, Meurisse s'éloigne de l'anecdote facile, propose un récit - certes un brin artificiel - mais débile et explosif à souhait, un Roméo et Juliette dans le monde chimérique d'un hollywood de la peinture, dans lequel on a bien plus de malice et d'humour que dans les deux livres-à-sketches précédents.

NDZ, 01.08.2014 à 17:51355909
Même chose pour moi, c'est plutôt les choix éditoriaux que je déplore... un exemple, parmi d'autre, un auteur que j'aimais bien pour ce qu'il avait publié chez vent d'ouest, Kokor, a sorti un album un brin fadasse chez Futuro.

Même les livres de David B. me semblent moins inspirés (à l'exception de Terre de feu avec Micol), je me pose donc la question de la qualité/réalité du suivi de l'auteur par l'éditeur, du choix des oeuvres par l'éditeur, etc.

Après, ça vient peut-être directement d'une radicalisation de mes goûts si dernièrement j'ai plus pris mon pied avec les récits de jeunes tels qur Benjamin Adam, Léon Maret, Gosselin seul ou avec Henninger, Vincent Perriot, etc

chrisB, 01.08.2014 à 15:46355907
Perso je ne critique pas les auteurs, juste les bouquins qui sortent (la fameuse frange mouaif).

Anoeta, 01.08.2014 à 15:00355904
Vous êtes un peu dur avec Aude Samama. Cette dernière est issue de FRMK, belle maison indépendante !

Son premier livre que date de 2002 est tout sauf banal et traite d'une mère prostituée. Les planches sont réalisées en acrylique et sont souvent muettes. Bref tout sauf mainstream.





L'ensemble est un peu court, on reste un peu sur sa fin,mais pour moi c'était une auteure à suivre.

NDZ, 01.08.2014 à 11:30355903
chrisB :
Bof, pas déplaisant à lire, mais c'est "banal" (comme album, je ne juge pas les histoires vécues. J'ai l'impression qu'il y a tout de même un gros ventre mou chez Futuro, une frange d'albums, qui sans être similaires dans le contenu, le récit, le sont dans cette impression de mouaif.


Même impression... et d'autant plus déplaisante qu'elle se résume aux bons albums par des confirmés-détournés à la période des transferts (Gipi, David B., De Crécy, Dumontheuil, Davodeau, etc) et que les petits nouveaux sont le plus souvent dans ce mouaif...

En même temps, il est vrai que je n'ai pas une lecture exhaustive de leur catalogue (et heureusement, au vu de certains trucs très très moyens pour ne pas dire médiocres) car j'avoue sincèrement ne plus vouloir faire l'effort de débourser plus de 20 euros (au minimum, parfois presque le double) pour un album édition-luxe (de chez Futuro) avec rien dedans.

A ce prix (ou beaucoup moins), et pour la découverte de jeunes talents, on a des éditeurs beaucoup plus fiables, recommandables, etc (vrais Indés que je ne vais pas lister, pour n'oublier personne). Pour les quelques Futuro que j'ai achetés ces derniers temps, la plupart du temps après lecture-vérification en bibliothèque, je l'ai fait en solderie (j'ai un filon spécifique pour cet éditeur, comme par hasard il y a toujours un tampon dessus :) ).

chrisB, 01.08.2014 à 10:00355901
Bof, pas déplaisant à lire, mais c'est "banal" (comme album, je ne juge pas les histoires vécues. J'ai l'impression qu'il y a tout de même un gros ventre mou chez Futuro, une frange d'albums, qui sans être similaires dans le contenu, le récit, le sont dans cette impression de mouaif.

Thierry, 10.06.2014 à 12:14355332
chrisB :
Yep excellente surprise ce bouquin.

Je l'ai acheté à ma femme (qui aime beaucoup l'auteur), avec une dédicace sur Vincennes et lu de manière opportuniste un peu après.

J'ajoute que Catherine Meurisse est très interessante/sympa/drole.

marrant, je l'ai aussi acheté pour ma femme :o)

chrisB, 10.06.2014 à 11:54355331
Yep excellente surprise ce bouquin.

Je l'ai acheté à ma femme (qui aime beaucoup l'auteur), avec une dédicace sur Vincennes et lu de manière opportuniste un peu après.

J'ajoute que Catherine Meurisse est très interessante/sympa/drole.

Thierry, 10.06.2014 à 10:37355329
Pour une fois, ce n'est pas au Louvre, mais au musée d'Orsay qu'est consacré ce livre. Et le changement d'air fait plutôt du bien. Je n'ai pas lu tous les livres qui ont été réalisé dans la cadre de partenariat Louvre/Futuropolis, mais ceux que j'ai lu, et le pitch de ceux que je n'ai pas lu, semblent mettre en avant le muséen que ce soit le concept ou l'archétype, mais s'intéressent moins au oeuvres, qui sont présentées comme des attributs du musée, sans vraiment avoir une vie propre (à part dans le De Crécy et le BilazzzzzzZZzz)
Surprise, Catherine Meurisse s'intéresses avant tout aux oeuvres, etg le musée d'Orsay est quasi ignoré, renvoyé au simple décors.
Deuxième surprise, je n'avais jamais rien lu de Catherine Meurisse et l'aaaaart prête rarement à la gaudriole, mais putain que son livre est drôle. Et sans avoir l'iar d'y toucher, très fin. Que ce soit dans la manière intelligente et très naturelle qu'elle a d'intégrer des tableaux dans sa narration, mais aussi dans sa manière de se jouer des brisbrouille dans la monde artistique, essentiellement entre offciiels et refusés (de la galerie des refusés).
En plus, son histoire est drôle.
Dans les musées, on se fait une toile. A la manière des superproductions, les protagonistes des toiles multiplient les reconstitutions flaboyantes. Et Olympia, abonnées aux rôles de doublures et de silouhettes, se verrait bien premier rôle. Mais elle est une refusée qui, en plus, refuse de copucher. Et c'est Vénus, flanquée de ses trois angelots, qui décrochent tous les premiers rôles. Mais lorsqu'elle tombe amoureuse du beau Romain, un officiel, c'est le drame, le scandale... un peu comme Roméo et Juliette.
Moderne Olympia est un livre irrévérencieux, léger, alerte et drôle. Vrailment drôle. Le plus drôle que j'ai lu depuis longtemps. Et il n'avait qu'une seule bullenotepour ce livre? Allons, un petit effort.

Mael, 05.05.2014 à 11:56355040
Marrant d'avoir un goût de trop peu sur un livre qui semble trop long :-p

Thierry, 05.05.2014 à 9:55355035
intéressants mais trop long et Davodeau me semnble avoir du mal a transmettre les passions qu'il expose. J'en sors avec un gout de trop peu.

chrisB, 15.03.2014 à 11:08354603
lecture sympa, mais j'ai eu du mal à rentrer dans l'album pour qu'il éveille en moi plus qu'un simple sympa...

Docteur C, 12.02.2014 à 11:14354229
Smiley_Bone :
Ben oui moi je suis aussi client de Loo Hui Phang et je suis rarement déçu, après pour une fois il faut reconnaître que le nouveau Futuropolis fait vraiment son métier d'éditeur en soutenant quoiqu'il arrive ces deux auteurs (déjà une élection américaine avait été un four commercial m'avait dit Dupuy lors d'une dédicace à un festival, mais que cela n'avait pas refroidit l'éditeur).

Ha ha ha ha ha ha !

Thierry, 11.02.2014 à 19:00354222
Smiley_Bone :
Ben oui moi je suis aussi client de Loo Hui Phang et je suis rarement déçu, après pour une fois il faut reconnaître que le nouveau Futuropolis fait vraiment son métier d'éditeur en soutenant quoiqu'il arrive ces deux auteurs (déjà une élection américaine avait été un four commercial m'avait dit Dupuy lors d'une dédicace à un festival, mais que cela n'avait pas refroidit l'éditeur).

oui
et "une élection américaine" est un excellent livre que je compte relire d'ici peu

Smiley_Bone, 11.02.2014 à 16:52354221
Ben oui moi je suis aussi client de Loo Hui Phang et je suis rarement déçu, après pour une fois il faut reconnaître que le nouveau Futuropolis fait vraiment son métier d'éditeur en soutenant quoiqu'il arrive ces deux auteurs (déjà une élection américaine avait été un four commercial m'avait dit Dupuy lors d'une dédicace à un festival, mais que cela n'avait pas refroidit l'éditeur).

Thierry, 11.02.2014 à 10:40354214
Je dois avouer avoir complètement manqué ce livre à sa sortie en 2012. Pourtant, Loo Hui phang et Dupuy sont des sighnatures qui auraient dû au moins m'intriguer.
Un rapide tour sur internet m'a montré que sur bubulle, seul Smilay Bone l'a lu, qu'il n'a pas la moindre note sur BDGest, et peu de traces sur internet, rarement positives. Cause perdue ? Me voilà !
Grosse brique, donc. Sur plus de 400 pages qui mèlent texte, illustrations et bande dessinée, les auteuirs s'attachen,t à un groupe d'enfants en fuite. La crise dévaste leur pays, au point que les parents en arrivent à préférer tuer leurs enfants plutît que de les laisser souffrir. Une vingtaine s'échappent et, sous les ordres du plus vieux d'entre eux, tentent de rejoindre la forêt, lieu mythique où ils espèrent trouver une vie meilleure.
Il y a du "sa majesté des routes" dans cette histoire. On trouve aussi des réminiscence de "la route" et un peu de "Shéhérazade". Et, vous l'aurez deviné, une noirceur rarement atteinte en bande dessinée, ou ailleurs. La marche est tragique, cruelle, violente. Il n'y a pas de place pour l'espoir.
Le conte est glauque et met mal à l'aise. La radicalité de l'ensemble réserve ce livre à un public averti. Il n'y a rien de gratuit ou de racoleur dans ce livre. Juste une démarche jusqu'au-boutiste qui peut, qui doit choquer.
Autant dire que je ne serai pas surpris que ce titre soit un échec cuisant sur le plan commercial, d'autant que, bu sa longueur, l'objet est cher.
Et pourtant, c'est un des livres les plus violemment beaux que j'ai lu depuis longtemps. D'une beauté noire et désespérée.

Thierry, 04.02.2014 à 11:01354130
le tome 2 est beaucoup plus onirique dans un premier temps, et je dois reconnaître qu'il fait partie de ce genre de livre dont je me demande vraiment à quoi bon les scinder en 2 tomes tant l'histoire tient d'un seul bloc.

chrisB, 03.02.2014 à 19:12354122
J'avais beaucoup aimé le premier, faudrait que je poursuive

Thierry, 03.02.2014 à 11:43354103
la tragédie cambodgienne approchée par Loo Hui Phang, à travers l'histoire de Louis, enfant eurasien à qui sa mère dissimule la vérité sur son père, nourrissant tous les fantasmes d'un enfant en souffrance. Lorsque sa mère lui offre un canari, ce dernier devient son confident, d'autant qu'il s'imagine que l'oiseau est le témoin privilégié de tout ce qui se passe dans la maison, et devient détenteur de la vérité sur son père... Un récit onirique et sensible sur la mémoire et les conséquences du génocide khmer sur ceux qui l'ont vécu, et ceux qui, sans l'avoir vécu, sans même avoir conscience de son existence, en subissent malgré tout les effets. Fin et intelligent.

Pierre, 02.06.2013 à 20:28351335
Charlie Brown :




Deuxième tentative prudhommienne après l'insupportable Marie en plastique...
Bon, eh bien, je n'y arrive toujours pas. Je n'accroche ni au dessin, ni à la narration (les deux un rien confus), ni aux personnages, ni même à l'histoire. le fond historico-social, peut-être, m'empêche de descendre encore ma bullenote...
Je comprends ce que Pierre voulait dire un jour, lorsqu'il disait qu'il mettait cet album dans le même panier que le Meteor Slim de Duchazeau par exemple. Je ressens la même chose. Ou plutôt, je ressens aussi peu de choses à lecture de ces deux ouvrages, à part peut-être une grande frustration et une grosse déception.


Ce dimanche, faisant du ménage sur mon pc portable, je retrouve le début d'une bullecritique datée de décembre 2009 que je m'étais promis d'écrire mais que je n'ai pas menée à son terme: scrupule ou paresse (les deux sans doute, mais à la relecture je ne goûte que médiocrement le ton polémique du premier paragraphe mais on ne se refait pas) ? Je vous donne le texte brut de réécriture, je ne sais s'il y a là-dedans quelques réflexions intéressante à piocher mais ça a au moins le mérite d'expliquer pourquoi je n'avais pas aimé :

Pierre :

Rebetiko est symptomatique d’une certaine tendance de la bande dessinée française.

Le scénario est classique : c’est l’histoire d’un dessinateur confirmé qui arrive avec un projet sous le bras chez un grand éditeur. A l’exposé de son projet, l’entrepreneur flairant un bon coup, dit : banco. Ça colle parfait avec sa gamme de produits. Une fois les pages livrées l’éditeur met à disposition de l’auteur un support de qualité. Le maquettiste maison s’acquitte de son travail d’empaqueteur avec le talent qu’on lui connaît. On a employé un beau papier. L’impression est fignolée. L’ouvrage sorti de presse sent bon l’encre fraîche. On a tout mis en œuvre pour parvenir à un beau produit fini. Bien usiné. Du certifié AFNOR. Une saveur de nouvelle bd, une épaisseur de roman graphique, un aspect de bande dessinée d’Auteur. Un article chic et de bon goût. Cadeau idéal pour les fêtes. Un bon cheval, favori pour le grand prix d’hiver qui se court à Angoulême. Rebetiko où le triomphe du marketing appliqué à la bande dessinée.

Et si, après l’avoir consommé, ce produit qui ressemble beaucoup à un livre, si d’aventure on le lisait, qu’y trouverait-on ? Au-delà du packaging, de l’encodage en mode « bd indé » ? Eh bien, pas grand-chose. En résumé, un vague début d’idée, mal dégrossi, à peine mûri, qui tient en ceci : « Ah ouais c’est cool le rebetiko si je faisais un bouquin là-dessus ? Des musiciens drogués marginaux dans la Grèce dans les années trente. Je vais pondre enfin le grand roman graphique de ma carrière ! ». Le produit fini, malheureusement, apparaît comme la somme des insuffisances de l’auteur, révélant son inaptitude, ses lacunes.

Inaptitude d’abord à ressusciter le passé, à opérer l’évocation d’un temps révolu et qu’il n’a pas connu. Ce qui est problématique, vu le projet. Pour seule béquille, des documents. Beaucoup de documents. Trop de documents ! Résultat : du recopié, du « d’après photo » qui transpire à chaque page, à travers tous ces portraits figés. Et quand enfin l’auteur échappe à ce travers, c’est pour patatras tomber dans l’écueil du « d’après ma pauvre imagination ». De là ces décors squelettiques, insuffisants, d’une fadeur vomitive. Un exemple caractéristique est visible à la page 27, où s’enchaînent piteusement ces maisons façon carton pâte, avec un portrait de groupe tout droit décalqué d’une vieille photographie. Oh il y a de belles cases dans le lot. De jolis éclairages. Ça et là des petits tableaux bien composés. Mais ce n’est pas là la vocation de l’auteur bande dessinée, c’est celle de l’illustrateur.

La qualité d’un auteur de bande dessinée se mesurerait davantage dans sa capacité à conduire un récit, à donner du corps à ses pages, à y insuffler l’illusion de la vie, dans une vision synthétique alors qu'ici, croyant vraisemblablement donner de l’ampleur à son sujet, on a étiré, dilué (cent pages tout de même), ...

[la rédaction s'arrête ici]


à développer:
-Personnages interchangeables, fausse truculence, conversations oiseuses interminables, scènes de musique avec des extraits de textes peu convaincant, d’un niveau proche de notre « si je meurs je veux qu’on m’enterre dans la cave où y a du bon vin ». Y a pas à dire, sans le son, ça le fait pas. Courses-poursuites avec les autorités, bagarres générales.

-Comment vivaient ces gens ? A quoi rêvaient-ils ? L’auteur l’ignore, et nous aussi. Face à cette difficulté, il répond par la facilité. Le contournement : investir ses personnages de son propre vécu. Mais n’est pas Sfar ou Blain qui veut. En transposer ses propres souvenirs de défonce, qui résonnent aussi bêtes dans la bouche d’un musicien grec que dans celle d’un jeune des années 2000.

chrisB, 03.05.2013 à 17:07350999
Un chouille dèçu, le sujet est fort, la réalisation bien mené, mais le tout est finalement assez "banal", j'en attendais peut-être un peu plus...

Charlie Brown, 15.04.2013 à 8:15350833
En revanche, c'est un type qui m'a l'air sympathique et qui a un fameux coup de pinceau en dédicace (oui, des amis m'avaient chargé de cette mission hautement improbable et, du coup, nous avons fait un brin de causette au-dessus d'un pot d'encre de Chine...)

Charlie Brown, 14.04.2013 à 10:02350825




Deuxième tentative prudhommienne après l'insupportable Marie en plastique...
Bon, eh bien, je n'y arrive toujours pas. Je n'accroche ni au dessin, ni à la narration (les deux un rien confus), ni aux personnages, ni même à l'histoire. le fond historico-social, peut-être, m'empêche de descendre encore ma bullenote...
Je comprends ce que Pierre voulait dire un jour, lorsqu'il disait qu'il mettait cet album dans le même panier que le Meteor Slim de Duchazeau par exemple. Je ressens la même chose. Ou plutôt, je ressens aussi peu de choses à lecture de ces deux ouvrages, à part peut-être une grande frustration et une grosse déception.

chrisB, 17.11.2012 à 22:18347640
Ca aurait pu être super chouette, mais au final non, c'est bof et bancal. Par contre je ne vois vraiment pas l'interet de la supercherie sur ce "premier" roman graphique de 1874...con comme idée

Thierry, 04.03.2012 à 22:47343330
lanjingling :
chrisB :
Waouu, acheté d'occase par hasard, quel album ! un des meilleurs Futuro de 2011 (en fait je le place juste derrière le Lepage)
Tiens, ben justement on cherchait des noms de scenaristes dans le sujet sur Angouleme; Loo Hui Phang, pour ce que j'en ai lu, elle fait que du bon;malheureusement, pour la B.D., elle produit peu.

mais elle produit bien
à côté de mon 'achetons mieux, achetons moins', on pourrait mettre en exergue pour quelques uns 'produisez mieux, produisez moins'

lanjingling, 04.03.2012 à 16:36343325
chrisB :
Waouu, acheté d'occase par hasard, quel album ! un des meilleurs Futuro de 2011 (en fait je le place juste derrière le Lepage)
Tiens, ben justement on cherchait des noms de scenaristes dans le sujet sur Angouleme; Loo Hui Phang, pour ce que j'en ai lu, elle fait que du bon;malheureusement, pour la B.D., elle produit peu.

chrisB, 03.03.2012 à 11:35343271
Waouu, acheté d'occase par hasard, quel album ! un des meilleurs Futuro de 2011 (en fait je le place juste derrière le Lepage)

THYUIG, 16.01.2012 à 15:30342091
Moi :
Pourquoi les couvertures de Futuropolis sont toujours marron ??


et en outre vient la difficulté de distinguer les livres entre aux passé le "buzz" du moment de leur sortie. J'ai du mal à comprendre aussi...
Seules sont réussies les couvertures où s'est illustré Micol, enfin, ce sont les seules dont je me souviens...

Thierry, 16.01.2012 à 12:38342080
Thierry :
pour trancher avec les couvertures magnifiques qui prédominent ailleurs ?

jmmelo, 16.01.2012 à 11:52342077
Moi :
Pourquoi les couvertures de Futuropolis sont toujours moches ??

Thierry, 16.01.2012 à 10:46342072
pour trancher avec les couleurs flashy qui prédominent ailleurs ?

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