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Comment Betty vint au monde - L.L.de Mars

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6

lldm, 09.02.2012 à 17:06342847
Bicephale :
Ça tourne et ça retourne sur soi-même (voir à ce titre la ronde des prénoms qui reviennent, qui s'en vont, réapparaissent, disparaissent, entêtante), ça tresse, ça file, ça tricote. Que tu décides, qui plus est, d’en faire un work-in-progress, quand d’autres de tes travaux n’émergent pas avant d’avoir été achevé, n’est sans doute pas anodin.


Les noms ont un fonction particulière, ici, une fonction politique bien entendu : les individuations n'ont pas le temps d'apparaître qu'elles sont avalées par la machine de destruction capitaliste en moins de temps qu'il n'en faut pour décider ce qu'on va écrire sur l'urne, hop! Ci-git un petit moment de production, amen.

Bicephale :
Mais Betty est singulière dans cette économie globale et ouverte. Je l'ai réalisé avec son apparition (totalement inattendue en ces pages, quand d'autres livres, de par leur titre, l'annoncent haut et fort). Un être habite (ou hante)


disons que de livre en livre, une telle créature peut devenir un véritable opérateur de signification, entre le corps de fiction qui érotiste et fait trembler toutes les écritures approchantes de Roberte* et les figures de saints dans les polyptyques gothiques qui sont des sortes d'entrées exégétiques pour une scène infiniment rejouée (dans les saintes conversations, par exemple, voir ce que certaines présences changent du questionnement central, comment Pierre ou Paul changent l'interrogation sur la naissance du Christ et sa substance, son devenir - prêche ou temple -, comment Véronique la déplace vers les questions de Jean Damascène etc - là, c'est une chose que tu retrouves dans le "Hors-sujet", notamment, si tu relis la double-page finale).

Bicephale :
C’est tactique (tu me connais), ça s’appelle du teasing : Hors-sujet, bientôt dans une librairie près de chez vous !


Moi, je ne crois dans l'existence des livres que quand je touche la couverture imprimée, tu sais

Bicephale :
Tant de choses à voir, encore. C’est très excitant. Incertain, risqué, attirant. Quant à la crainte d’un "chevrotement pendulaire d'obsessions qui tournent à vide", l’évolution essentielle de chacun de tes derniers livres, le prolongement des reprises, leur épanouissement, prouve incontestablement le contraire.


on verra ce que ça dure. Je suis beaucoup plus bête que tu ne l'imagines.

Bicephale :
Ah ? je regarderai ça.


Ce doit être en préface à un truc, mais quoi? Je ne sais plus, bon sang (dans mes souvenirs, il n'y a pas de préface aux bouquins de Luca au Soleil Noir, mais je me trompe peut-être). Je superpose ça à une lecture simultanée de ce qu'il écrivait sur Carmelo Bene, mais ça m'étonnerait que ce soit au même endroit, quand même. Faudrait que je fouille un peu.




*Pierre Klossowski ayant lui-même beaucoup écrite sur la fonction de son personnage, je vous renvoie plutôt à son boulot, à ses essais, à Roberte ce soir bien entendu, mais aussi Roberte et Gulliver etc. Sinon, Jean Decottignies (orthographe?) avait fait un assez bon boulot là-dessus dans son "Pierre Klossowski" ; et même si mes souvenirs sont plutôt flous, je crois que le bouquin de Daniel Wilhelm, chez 10/18 (oublié le titre) était assez bon.

Bicephale, 08.02.2012 à 16:55342816
lldm :
pour une fois, le développement que je choisis (et qui me choisit si on prend en considération les conditions dans lesquelles j'avance dans ce livre-là) est un peu long, prudent, et moins dense (j'abandonne pour celui-là mon goût pour les trous noirs).

Oui, c'est ce qui se dévoile dans cette version. J'avais considéré Le Secret, lorsque j'en avais lu les premières pages, comme une explosion, un surgissement, une vision un peu moins convaincante que d'autres (ainsi celles qui trament Une brève et longue histoire du monde). Je ne savais pas encore que les pages seraient suivies d'autres pages. Là, tout-à-coup, avec ces vingt ou vingt-cinq pages accumulées, un espace se dégage et un tout autre rythme se révèle , très intrigant. Ça tourne et ça retourne sur soi-même (voir à ce titre la ronde des prénoms qui reviennent, qui s'en vont, réapparaissent, disparaissent, entêtante), ça tresse, ça file, ça tricote. Que tu décides, qui plus est, d’en faire un work-in-progress, quand d’autres de tes travaux n’émergent pas avant d’avoir été achevé, n’est sans doute pas anodin. Pas de flashes ici, ni d’œuvres fracturées (Prières) ou blocs d’intensité (Docilités, Betty). Un mouvement, qui se dessine peu à peu, qui tend à sa propre détermination, plus prégnant que dans d'autres livres.

lldm :
Et puis ça met en lumière le jeu discursif qui se donne au-dessus des livres qui, pas à pas, en constituent l'échiquier (un échiquier sans bord, sans limite, sinon ma propre mort, bien entendu). Un jeu où chacun des livres féconde les autres de son apparition

Mais Betty est singulière dans cette économie globale et ouverte. Je l'ai réalisé avec son apparition (totalement inattendue en ces pages, quand d'autres livres, de par leur titre, l'annoncent haut et fort). Un être habite (ou hante) désormais ces livres : Betty. Ce n’est pas rien, cette évocation (à mille lieux du « personnage de bd », est-il besoin de le préciser ?). Et elle offre, je trouve, quelque chose de nouveau dans ton travail, d’un point de vue émotionnel, quelque chose de terriblement touchant. A l'occasion d'une relecture, je ne serais pas étonné de découvrir Betty dans Prières, déjà là, ignoré même de toi.

lldm :
Tu parles d'un livre qui n'existe pas encore, petit étourdi!

C’est tactique (tu me connais), ça s’appelle du teasing : Hors-sujet, bientôt dans une librairie près de chez vous !

lldm :
On verra ça à l'usage. On verra déjà si j'arrive au bout de ce Secret. On verra ce qui bégaye chez moi, si c'est un vrai ressac de l'esprit sur ses lignes fondatrices ou si c'est, au bout du compte, le chevrotement pendulaire d'obsessions qui tournent à vide. Et puis on verra ce que j'arriverai à faire de cette foutue Légende Dorée C'est ça, qui pour moi sera déterminant.

Tant de choses à voir, encore. C’est très excitant. Incertain, risqué, attirant. Quant à la crainte d’un "chevrotement pendulaire d'obsessions qui tournent à vide", l’évolution essentielle de chacun de tes derniers livres, le prolongement des reprises, leur épanouissement, prouve incontestablement le contraire.

lldm :
(pour la langue du bégaiement, c'est la façon dont Deleuze parlait des poèmes de Gerashim Luca).

Ah ? je regarderai ça.

lldm :
Lâcheté et paresse d'un côté, propagande lourde de l'autre. Pas beaucoup d'oeuvres qui font autre chose. Bertoyas, oui, sans conteste. Clowes aussi dans son Rayon de la mort, très finement, imperceptiblement mais sûrement. Le Journal de Neaud souvent.

Oui, oui, et oui (et pendant ce temps, Blain bisouque Villepin…). Le Nycy 2 de Bertoyas est un livre impressionnant, plus impressionnant que celui qui a précédé, qui lui-même était plus impressionnant que, etc. Et la poursuite du Journalde Neaud manque à notre présent...

lldm :
Même le ciel est obscurci des flocons roses de la hideur bourgeoise. Il suffit donc de délaver le rose à la pisse pour que le combat commence. Tu vois, c'est pas si compliqué. Pas besoin de mot d'ordre.

Amen

lldm, 08.02.2012 à 14:15342815
Bicephale :

J'avais le souvenir que les premières pages du Secret m'avaient laissé un peu froid à l'époque : elles s'inscrivaient dans un train de travaux variés, explosifs, dont d'autres pages me paraissaient plus pertinentes, plus intrigantes, plus affriolantes, plus des-tas-de-choses et puis... le récit se développant, l'"histoire", puisqu'il y en a une, se dévoilant, je découvre la spécificité du Secret. Alors, c'est différent, tout change.


c'est pas très facile d'y voir clair dans un récit qui se donne sans ambiguïté pour avancer à tâtons, avec juste une ligne directrice, très maigre, un poil de cul directeur, en fait :la nature même du secret. Forcément, c'est un peu faible dans cette ouverture, puisque, pour une fois, le développement que je choisis (et qui me choisit si on prend en considération les conditions dans lesquelles j'avance dans ce livre-là) est un peu long, prudent, et moins dense (j'abandonne pour celui-là mon goût pour les trous noirs).

Bicephale :
(tiens, en passant, c'est peut-être idiot mais : l'apparition de Betty au détour d'une case est touchante, troublante, émouvante, vraiment : il faudrait creuser pourquoi, ce serait passionant)


Ça m'amuse aussi de tenter de déjouer la question "la mort du personnage est-ce la mort?" par des plis ouverts (ça "déplace" la mort) . Et puis ça met en lumière le jeu discursif qui se donne au-dessus des livres qui, pas à pas, en constituent l'échiquier (un échiquer sans bord, sans limite, sinon ma propre mort, bien entendu). Un jeu où chacun des livres féconde les autres de son apparition, d'une part parce qu'il en contredit le système apparent (je suppose qu'un coup d'oeil rapide suffit pour voir à quel point chacun de mes bouquins s'écarte plus ou moins violemment des propriétés des précédents) et d'autre part parce qu'il l'étend (il y a donc un double mouvement d'identité et de différence qui s'y trame)

Bicephale :
On découvre là un nouveau prolongement de ton travail en couleurs, différent de Betty, différent d'une Brève, qui creuse par certains cotés une voie proche de celle qu'emprunte Hors-Sujet, mais différemment là aussi.


Tu parles d'un livre qui n'existe pas encore, petit étourdi!

Bicephale :
C'est très excitant. Tu ne lâches rien de ce que tu as fait et pourtant jamais tu ne te répètes, jamais tu ne bégayes. Ou bien, autre façon d'éclairer quelque chose qui me résiste : tu bégayes sans arrêt, et c'est une langue, une langue du bégaiement qui émerge (ce serait une bonne chose, ici, pour moi, que cette "langue du bégaiement", je ne sais pas en quoi, mais ce serait une bonne chose).


On verra ça à l'usage. On verra déjà si j'arrive au bout de ce Secret. On verra ce qui bégaye chez moi, si c'est un vrai ressac de l'esprit sur ses lignes fondatrices ou si c'est, au bout du compte, le chevrotement pendulaire d'obsessions qui tournent à vide. Et puis on verra ce que j'arriverai à faire de cette foutue Légende Dorée C'est ça, qui pour moi sera déterminant. (pour la langue du bégaiement, c'est la façon dont Deleuze parlait des poèmes de Gerashim Luca).

Bicephale :
Et puis, comme chez Bertoyas, c'est une œuvre guerrière. Et l'on manque terriblement d’œuvres guerrières (quand il y a plein d'oeuvres-soldats, d'oeuvres-médecins, d'oeuvres-professeurs, d'oeuvres-larbins, etc.). Deleuze, dans son Nietzche, dit que la philosophie n'a d'autre but que d'agresser (pas d'apprendre à vivre ou rassurer ou je ne sais quelle autre ânerie que les philosophes de télé nous bavouillent). Agresser... Ton travail agresse, et c'est salvateur.


C'est une vieille histoire qui hante la bande dessinée, son rapport avec le politique est l'histoire éternelle d'un rendez-vous foireux. Dandinant entre le billet d'excuse de l'humilité pour les uns et la subordination aux mots d'ordre pour les autres, ça ne donne pas souvent grand-chose de bon. Lâcheté et paresse d'un côté, propagande lourde de l'autre. Pas beaucoup d'oeuvres qui font autre chose. Bertoyas, oui, sans conteste. Clowes aussi dans son Rayon de la mort, très finement, imperceptiblement mais sûrement. Le Journal de Neaud souvent.Comme si c'était compliqué de trouver la cible, hein : le monde lui appartient. Même le ciel est obscurci des flocons roses de la hideur bourgeoise. Il suffit donc de délaver le rose à la pisse pour que le combat commence. Tu vois, c'est pas si compliqué. Pas besoin de mot d'ordre.





Bicephale, 08.02.2012 à 13:44342812
lldm :
Le secret - Work-in-progress - état du premier trimestre 2012



J'avais le souvenir que les premières pages du Secret m'avaient laissé un peu froid à l'époque : elles s'inscrivaient dans un train de travaux variés, explosifs, dont d'autres pages me paraissaient plus pertinentes, plus intrigantes, plus affriolantes, plus des-tas-de-choses et puis... le récit se développant, l'"histoire", puisqu'il y en a une, se dévoilant, je découvre la spécificité du Secret. Alors, c'est différent, tout change.

(tiens, en passant, c'est peut-être idiot mais : l'apparition de Betty au détour d'une case est touchante, troublante, émouvante, vraiment : il faudrait creuser pourquoi, ce serait passionant)

On découvre là un nouveau prolongement de ton travail en couleurs, différent de Betty, différent d'une Brève, qui creuse par certains cotés une voie proche de celle qu'emprunte Hors-Sujet, mais différemment là aussi.

C'est très excitant. Tu ne lâches rien de ce que tu as fait et pourtant jamais tu ne te répètes, jamais tu ne bégayes. Ou bien, autre façon d'éclairer quelque chose qui me résiste : tu bégayes sans arrêt, et c'est une langue, une langue du bégaiement qui émerge (ce serait une bonne chose, ici, pour moi, que cette "langue du bégaiement", je ne sais pas en quoi, mais ce serait une bonne chose).

Et puis, comme chez Bertoyas, c'est une œuvre guerrière. Et l'on manque terriblement d’œuvres guerrières (quand il y a plein d'oeuvres-soldats, d'oeuvres-médecins, d'oeuvres-professeurs, d'oeuvres-larbins, etc.). Deleuze, dans son Nietzche, dit que la philosophie n'a d'autre but que d'agresser (pas d'apprendre à vivre ou rassurer ou je ne sais quelle autre ânerie que les philosophes de télé nous bavouillent). Agresser... Ton travail agresse, et c'est salvateur.

lldm, 07.02.2012 à 23:36342799

déjà évoqué plus bas, voici le « Les misères et les malheur de la guerre, d'après Jacques Callot noble lorrain », chez Ion (avec Laurent Grisel)

Détails ici

lldm, 07.02.2012 à 23:30342798
Le secret - Work-in-progress - état du premier trimestre 2012




25 planches pour l'instant, pdf téléchargeable à la fin

Mise en ligne inaugurée par la publication de l'état précédent dans Turkey Comix XX

lldm, 07.02.2012 à 23:21342797


Projet Zappa en cours.
Publication en mai >>>>>>>

http://zappa-by-us.blogspot.com/

lldm, 06.02.2012 à 16:50342764
lldm :

http://www.le-terrier.net/concerts/2012_troispublications/index.htm


une fiche a été créée sur Bulledair à propos de ces accordéons :

lldm, 05.02.2012 à 13:42342748


Des nouvelles sorties, présentées là ("Les malheurs et misères de la guerre d'après Jacques Callot noble Lorrain" avec Laurent Grisel, chez Ion, et la série de sept accordéons de Kündig chez Bicéphale, avec les frères LeGlatin et le docteur C.):

http://www.le-terrier.net/concerts/2012_troispublications/index.htm




lldm, 22.01.2012 à 23:07342449

Il sera visible au festival d'Angoulême.
Des détails sur cet avant-dernier bouquin de l'année ici.

Pourquoi avant dernier? Parce que le livre coécrit avec Laurent Grisel consacré au cycle de gravures sur la guerre de Jacques Callot sera également disponible au stand de Ion (les éditions singulières et raffinées de Benoît Préteseille, type pas mal singulier et raffiné dans son genre également) (et bon avec ça, ce qui dénote terriblement dans ce monde de brutes).

Ceux qui auraient l'idée bizarre de me vouloir me rencontrer là-bas devront donc courir un peu entre les stands de Tanibis, Scutella, Délicates/Bicéphale, Hoochie Coochie et Ion. Drôle d'année. Le coup de fouet vivifiant avant le naufrage, sans doute.


lldm, 19.01.2012 à 0:07342300
Aba Sourdi :
Toujours aussi superbe, ce travail d'animation. Je ne te l'ai jamais dit alors je le dis ici publiquement, il faut une première à tout.

(Concernant le dernier en date, je ne sais pas s'il est fait pour ça mais perso ça me donne envie de continuer à être végétarien !)


Le prochain est en cours ; il sera réalisé à partir des dessins de Docteur C. et animé par mes soins.

Aba Sourdi, 11.01.2012 à 23:23341948
Toujours aussi superbe, ce travail d'animation. Je ne te l'ai jamais dit alors je le dis ici publiquement, il faut une première à tout.

(Concernant le dernier en date, je ne sais pas s'il est fait pour ça mais perso ça me donne envie de continuer à être végétarien !)

lldm, 06.01.2012 à 1:19341843


Tapis pour lui from Elemarsons on Vimeo.



lentement mais sûrement, le pari de mettre en images l'intégralité du second album de Élémarsons se tient, et c'est un huitième film — après le troublant «Popouille papouille» de C. de Trogoff (ci -dessous) — qui vient d'être ajouté
huitième film réalisé dans le cadre du Laboratoire collectif d'animation expérimentale Élémarsons (le-terrier.net/musique/elemarsons/laboratoire/ ), "Tapis pour lui" est un court-métrage réalisé avec les papiers découpés et sur un scénario de Albane Moll et animé par mes soins ( durée de 3:23 mn, comme tous les autres construit autour de la musique de Élémarsons : J., François coquet, LLDM)

lldm, 20.12.2011 à 15:29341624
Dernier film sorti du Laboratoire collectif d'animation, expérimentale du Terrier, « Popouille papouille ». Prises de vue et animations de C. de Trogoff, montage de bibi.

lldm, 30.11.2011 à 18:05341273
effer :
Belle bande annonce du livre.


merci

effer, 30.11.2011 à 15:04341271
Belle bande annonce du livre.

lldm, 30.11.2011 à 13:28341268

Une brève et longue histoire du monde - Trailer from L.L. de Mars on Vimeo.



La bande annonce du livre « Une brève et longue histoire du monde »

lldm, 22.11.2011 à 16:53341158
à propos de l'expo à Lyon, un texte éclairant un peu la visée de ce maillage apparemment confus de travaux (bandes dessinées, dessins, toiles) :
http://news.tanibis.net/index.php/post/Le-monde-autour-de-Betty

Pierre, 21.11.2011 à 23:39341145
lldm :
Pierre :
Endive :
http://pif-gadget.deviantart.com/gallery/32192759


Ce n'est donc pas du fan art ... The Pif is father of the man ?


Je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est du fan art (ces planches sont malgré tout classées par moi comme telles sur ce site). Pour faire court, c'est un travail souterrain sur la transmission, la généalogie, la filiation et de multiples autres choses qu'il est inutile d'éclaircir. Pif, comme auparavant Vaillant pour mes parents, fait partie des références centrales de mon enfance. Mais ce sont surtout les figures de Top et Pif comme possibles maillons d'une chaîne historique, intime ou étendue, ça dépend des récits, qui structurent tout ça ; ils sont profondément doubles, pour répondre précisément à ta question, père et fils comme puissances et comme pôles d'engendrement.


C'est un travail intéressant. Merci pour ces explications et merci à Arnaud également, pour le lien.

lldm, 15.11.2011 à 23:34341081
Pierre :
Endive :
http://pif-gadget.deviantart.com/gallery/32192759


Ce n'est donc pas du fan art ... The Pif is father of the man ?


Je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est du fan art (ces planches sont malgré tout classées par moi comme telles sur ce site). Pour faire court, c'est un travail souterrain sur la transmission, la généalogie, la filiation et de multiples autres choses qu'il est inutile d'éclaircir. Pif, comme auparavant Vaillant pour mes parents, fait partie des références centrales de mon enfance. Mais ce sont surtout les figures de Top et Pif comme possibles maillons d'une chaîne historique, intime ou étendue, ça dépend des récits, qui structurent tout ça ; ils sont profondément doubles, pour répondre précisément à ta question, père et fils comme puissances et comme pôles d'engendrement.

Pierre, 15.11.2011 à 22:32341079
Endive :
http://pif-gadget.deviantart.com/gallery/32192759


Ce n'est donc pas du fan art ... The Pif is father of the man ?

lldm, 14.11.2011 à 18:15341053
Une expo à Lyon, à partir du 1er décembre, au cours de laquelle je montrerai dessins, peintures, planches :

des renseignements précis là

lldm, 12.11.2011 à 14:16341020
Endive :
Ha j'aurai peut-être dû m'abstenir. Excusez-moi, c'était sans mauvaises intentions


Bah, si j'étais si cohérent, je ne les aurais tout simplement pas mis en ligne dans un endroit public, aussi éloigné soit-il de mon champ habituel d'activités. Je serais le dernier des abrutis de vous en vouloir pour ça.

compte supprimé . 12.11.2011 à 2:49341012
Ha j'aurai peut-être dû m'abstenir. Excusez-moi, c'était sans mauvaises intentions

lldm, 12.11.2011 à 2:19341011
Endive :
http://pif-gadget.deviantart.com/gallery/32192759


je les ai pas encore enfouies assez profondément, celles-là...

compte supprimé . 12.11.2011 à 0:47341009
http://pif-gadget.deviantart.com/gallery/32192759

lldm, 09.11.2011 à 0:35340975
effer :

...A boire des tonneaux de rhum assis sur le coffre du mort!
:)


Une vision bien enthousiaste d'un festival terriblement sage Effer!

Bon.
Un autre festival se présente, soit une nouvelle occasion de goûter à un poil de vie sociale avant de m'enfermer pour l'hiver dans l'atelier sous huit couches de pull.

À ceux qui habitent dans le coin : le festival de Colomiers, près de Toulouse, se déroule du 18 au 20 de ce mois et j'y présenterai « Une brève et longue histoire du monde» et « Betty », bien entendu, mais aussi le petit dernier, « Dialogues de morts à propos de musique » qui vient de sortir chez Scutella ( http://www.le-terrier.net/concerts/dialoguesdemorts/index.htm)




Si vous avez envie de causer de musique, de bande dessinée, ou de tout-à fait autre chose en buvant des trucs, je pense que j'aurai très largement le temps de vaquer entre deux signatures et un râle d'ennui terminal.

Y seront présents les merveilleux frères LeGlatin et leurs célèbres barbes musicales ( http://www.chezbicephale.com/ ), le Docteur C. et son incroyable baume au foutrique contre la dépression animale ( http://electro-vigueur.info/), l'équipe finaliste d'alcoolisme tout-terrain des Hoochie-Coochie ( http://www.thehoochiecoochie.com/ ) et Dieu sait combien d'autres merveilleux abrutis dont je vous recommande chaudement l'haleine et les caresses.


L.L.
d.M.


effer, 27.10.2011 à 16:09340721
lldm :
Ceux qui auraient envie de tailler une bavette en buvant trop de café pour déplorer avec moi la disparition d'avant-hier qu'était tellement mieux et la perspective d'après-demain qui sera tellement pire, me trouveront plutôt disponible pendant les trois jours que dure le festival l'Abbé décule du cul des belles, à St Malo. Je serai trouvable au stand Scutella. Voilà.

...A boire des tonneaux de rhum assis sur le coffre du mort!
:)

lldm, 27.10.2011 à 13:25340720
Ceux qui auraient envie de tailler une bavette en buvant trop de café pour déplorer avec moi la disparition d'avant-hier qu'était tellement mieux et la perspective d'après-demain qui sera tellement pire, me trouveront plutôt disponible pendant les trois jours que dure le festival l'Abbé décule du cul des belles, à St Malo. Je serai trouvable au stand Scutella. Voilà.

lldm, 26.09.2011 à 23:37340255
Vous le savez sans doute déjà, dans quelques jours s'ouvrira la troisième session de Pierre Feuilles Ciseaux.
Voici le premier travail sérigraphié (ici prototype) que je compte mettre en oeuvre en débarquant à la Saline Royale et que ceux d'entre vous qui nous rendront visite devraient pouvoir tripoter si tout se déroule bien.
C'est un fascicule permutatif dont vous connaissez tous le principe de base, je suppose, pour avoir composé, enfant, de nombreux animaux ou personnages hybrides avec lui. Il décline et combine ici les éléments plastiques que j'ai conçus pour l'identité visuelle de PFC.

lldm, 15.09.2011 à 13:07339996
l'adresse de la page de présentation cliquable pour les petits paresseux

le site de Délicates :
http://www.delicates.fr/

lldm, 15.09.2011 à 13:04339995


Ça fait bien longtemps que la sortie du premier livre de « Délicates Éditions » était annoncé, mais comme souvent dans les grandes aventures, les préparatifs sont plus long que le voyage. De l'avis de tous ceux qui l'ont eu entre les mains, ça valait le coup d'attendre.
L'imprimeur rêvé n'est pas une créature facile à dénicher, surtout quand il lui est demandé de faire un grand, un beau, un solide, luxueux, épais, chatoyant, livre tout en couleurs avec trois ronds en poche (sans les souscripteurs assez confiants pour avoir généreusement contribué à constituer notre trésor de guerre ce livre n'aurait jamais vu le jour. Merci. Mille fois mille fois à vous)
Voilà maintenant qui est fait, il est là, il fait ses 96 belles pages brillantes et saturées de couleurs explosives, et « Délicates » peut présenter sans rougir sa première réalisation, qui est donc « Une brève et longue histoire du monde » (des tas de péripéties pas très intéressantes à raconter éclairent cette décision d'avoir commencé par un de mes bouquins ; qu'on sache que l'objectif de Délicates n'est pas spécialement de publier les auteurs fondateurs de la boîte)
Il reste désormais à le vendre, ce livre, tout simplement pour en faire d'autres (Jérôme LeGlatin, cofondateur de Bicéphale, bosse à la réalisation d'un Reynolds dont il vous parlera sûrement ici un jour). Nous finissons cette première partie du travail heureux mais financièrement sur les jantes : comment allons-nous le distribuer correctement? Hé bien en commençant par sa vente en ligne, par exemple.

Je me sens peu à l'aise de faire l'article pour un de mes propres récits, mais les autres fondateurs de « Délicates » le font très bien pour moi ici:
http://www.le-terrier.net/concerts/breve/index.htm

vous découvrirez à cette page quelques images, un texte de présentation, et le moyen simple (par Paypal) de commander « Une brève et longue histoire du monde » pour 20 euros (frais de port compris).

Sur le site de Délicates, vous pourrez également consulter les 25 premières pages du livre en pdf.
Si vous préférez un exemplaire dédicacé, envoyez-moi un mp.
Les souscripteurs ont été enchantés en recevant leur livre, j'espère que vous le serez aussi en recevant le vôtre.

lldm, 28.08.2011 à 21:38339561

Fourrée la lapone from Elemarsons on Vimeo.
le sixième film du labo collectif expérimental de Élémarsons, coréalisé avec C. de Trogoff ; 4:23mn, animation de peinture et saloperies du jardin

lldm, 04.08.2011 à 0:09339217

Rose Pourrie from Elemarsons on Vimeo.



le cinquième film du labo collectif expérimental de Élémarsons ; 4:28mn, papier découpé, gravures retouchées, objets animés, corps morts et vivants

lldm, 23.07.2011 à 18:20339099
Deuxième film du labo Élémarsons, réalisé en collaboration avec Albane Moll.

Sprongje - Albane Moll & L.L. de Mars from Elemarsons on Vimeo.




Sinon, CQFD sort son dernier numéro de l'année avec un supplément 32 pages de bandes dessinées, avec Cattelain, Rémi, Baudouin, Lindingre, Guerse et Pichelin, Camille, Kadaver, moi-même. 4 euros pour le journal et son supplément, c'est bien peu pour aider la presse d'extrême gauche qui en a bien besoin. Tous aux kiosques.

lldm, 12.07.2011 à 1:06338868
À propos de Betty :
sortie à la rentrée de « Comment Betty vint au discours » dans le livre à trois auteurs (avec Bertoyas et Tim Danko) que prépare Hoochie Coochie.
Deux articles en ligne autour de Betty, l'un par Jérôme LeGlatin sur Du9, l'autre par Carton sur Enculture.

lldm, 27.06.2011 à 19:27338793
Un film d'animation réalisé dans le cadre du laboratoire video du Terrier, sur la musique de Élémarsons

lldm, 24.06.2011 à 15:34338751
Merci.

Une chronique de Betty par Philippe De Jonckheere, dans le Portillon :

Le récit hallucinant de Betty

effer, 19.06.2011 à 16:47338684
Content pour toi, longue vie à ce bel album de « Comment Betty vint au monde »!
:-)

lldm, 18.06.2011 à 23:31338676
J'oubliais : un petit mot pour tous ceux qui se demandent ce que devient cette affaire là.


Nous avons enfin trouvé notre imprimeur.

Cette bouillie de pixels sera couchée sur du papier cet été.
Allelujah!

lldm, 18.06.2011 à 23:22338675


« Comment Betty vint au monde » est en librairie cette semaine.

Pour ceux qui aimeraient comprendre un peu plus clairement ce que je suis en train de foutre, je parle assez abondamment de ce livre ici. Pas d'éclaircissement, mais quelque chose comme un éclairage, quelques lignes de fuite. Voilà.

Bravo à Tanibis qui a tant soigné ce livre, qui en a fait un si gracieux objet ; merci à eux d'avoir tout simplement compris qu'ils s'agissait bien d'un livre. Avant eux, personne ne voulait admettre que les planches qui le composent fussent destinées à être imprimées un jour. Tous les éditeurs rencontrés les prenaient pour une lubie arty ou une connerie de ce genre. Je désespérais de vous le rendre enfin lisible.

pirik2, 05.05.2011 à 10:42338093
Quelle grâce! La page sur Monsieur Ford est magnifique.

lldm, 04.05.2011 à 19:28338080
Le plaisir que certains d'entre vous semblent avoir pris à la mise en ligne des travaux d'improvisation d'Angoulême (voir dans les messages précédents) m'a encouragé à mettre en forme toutes sortes de travaux improvisés et à les réunir en fascicules ici :
http://www.le-terrier.net/graphistes/bdlldm/2011/index.htm


Trois fanzines y sont téléchargeables en pdf, les deux numéros de C'est un lézard? Non, c'est un loup. (de 32 pages chacun) et L'ordre moral (petit fascicule de 12 pages)

lldm, 25.02.2011 à 12:31336820
un court-métrage de trois minutes, sur un des aspects de ma pratique de la bande dessinée

(un pendant aux planches composant Le costume du capitaine)




lldm, 13.02.2011 à 16:50336567



deux séries de cinq strips en noir et blanc, réalisées pour le quatrième numéro de la revue Le Crachoir

lldm, 13.02.2011 à 16:46336566



Un pdf de quelques planches improvisées sur le stand de Bicéphale

Assez peu bousculé par les demandes de signatures, j'ai généralement tout le temps disponible aux festivals pour écrire de copieux mémoires sur la statuaire mosane, relire les sermons sur les Évangiles de Grégoire et dessiner un ou deux albums de bandes dessinées pour les festivals suivants.
Voici donc des planches improvisées à Angoulême 2011, au stand Bicéphale où je présentais Docilités. On y trouve cinq planches titrées Les fantômes du goût, cinq autres titrées La faim sort le loup du moi, et une planche solitaire titrées Broutagne, terre de les gens.

lldm, 30.12.2010 à 13:53335474
Regroupement, entre autre films, de Le mouvement continu et Pierre Feuille Ciseaux qui, avec
La vue couverte, composent les volets d'un polyptyque en cours. Chacun de ces volets articule des activités apparemment disjointes qui, film après film, font la maille d'une activité étendue et fluide, formulant lentement un portrait du sujet «comme» activité :
a) La cuisine, le discours.
b) Le dessin, la musique.
c) la technique, la fête.
Le prochain volet, tourné à Venise, sera consacré au couple « la marche, la peinture ».

http://vimeo.com/17384981

lldm, 20.11.2010 à 13:47334666
lldm :
Le mouvement continu

Bande dessinée en cours
(Prolégomènes à une bande dessinée de droite. Essai sur le plagiat)


Mise en ligne en streaming ici http://www.megavideo.com/?d=ZGJ0I7U0

lldm, 19.11.2010 à 18:47334657
Le mouvement continu




Séance de travail du 11/08/10. Bande dessinée en cours
(Prolégomènes à une bande dessinée de droite. Essai sur le plagiat)

Que dire d'un film posé sur le dessin, arrimé à son parcours, pris dans son sillage insignifiant et répété? Qu'il n'est que l'ombre de la main qui trace : et si l'hypnose ne prend pas, si le regard n'abolit pas le spectateur dans son activité immobile, ne désintègre pas toute la chair autour de l'oeil, alors l'ennui s'installe et plus rien ne justifie la présence d'une caméra dans l'atelier.
La sensation la plus curieuse au cours de ce tournage aura été de dessiner en songeant sans cesse à la place obsédante que la caméra prenait par-dessus mon épaule, au montage à faire qui allait inventer un espace physique à cet espace mental, et de filmer en prolongeant le dessin que mes manipulations techniques venaient d'arrêter.
Deux lignes pointillées qui se superposent dans l'espoir de tirer une courbe fluide à travers l'atelier.


Film vidéo de 20:31 mn, encodé en Xvid

lldm, 28.10.2010 à 12:02334091


Les 22 planches achevant ce récit de science-fiction viennent en compléter le pdf.
Bande dessinée entamée en janvier 2010 et achevée en octobre, 36 planches noir et blanc téléchargeable ici.

lldm, 12.10.2010 à 18:35333811
Docilités vient de paraître aux éditions Bicéphale.

Un bref aperçu du livre ici

lldm, 10.09.2010 à 1:26333326
En attendant de nouvelles planches, pour patienter, quelques films.
Six courts-métrages en streaming et à télécharger ICI.

Pierre, 25.08.2010 à 17:03333051
Mais le lièvre de mars n'avait-il pas déjà consacré un portrait à Wandrille ? L'idiot moderne, ou quelque chose comme ça ... Très réaliste en tout cas.

lldm, 24.08.2010 à 19:28333031
Aba Sourdi :
J'aime particulièrement le texte sur Wandrille que tu as mis en exergue ! Tu m'ôtes les mots de la bouche.


Un tel personnage de fiction n'a pas besoin de prototype, c'est un archétype.

Aba Sourdi, 24.08.2010 à 16:20333026
J'aime particulièrement le texte sur Wandrille que tu as mis en exergue ! Tu m'ôtes les mots de la bouche.

lldm, 24.08.2010 à 11:27333020

La vie sans soi, un récit complet en couleurs de neuf planches, consultable en ligne et accompagné d'un pdf pour une impression en haute résolution.






lldm, 07.02.2010 à 20:30328893
lldm :
DEUX COPAINS, six planches en noir et blanc du "monde autour de Betty", accessibles ici : http://www.le-terrier.net/graphistes/bdlldm/2008/copains/index.htm


lisible et enfin visible sur du papier dans le dernier Turkey Comix.

lldm, 07.02.2010 à 20:29328892
Le secret - première partie





Un premier chapitre au cours duquel nos héros vont approcher dix secondes la cuisine des dieux avant de goûter illico le pourrissoir des créatures. Ensuite de quoi, il nous faudra des héros tout neufs et un peu plus résistants.
Perdus dans la hiérarchie qui zèbre leurs propres rangs, les dieux dégagent le terrain par la base pour gagner une bien hypothétique clarté...

(à suivre)

lldm, 05.02.2010 à 23:43328847
ÉPERDU



un récit de science-fiction en quatorze planches, noir et blanc. Pdf imprimable à télécharger à la fin de la consultation en ligne.


« Si donc quelqu'un dit à un homme : toi (ton intérieur) est tel ou tel, parce que ton os a une telle forme, alors cela ne veut dire que : je prends un os pour ta réalité. La réponse à un tel raisonnement par une gifle, mentionnée à l'occasion de la physionomie, sort d'abord les parties molles de leur forme et position et donne de cette façon la preuve, que celles-ci ne sont pas un vrai en-soi, ne sont pas la réalité de l'esprit ; dans ce cas-ci la réponse devrait aller jusqu'au point qu'on enfonce à celui qui juge de cette manière-là le crâne, pour lui prouver d'une façon aussi manifeste que l'est sa vérité, qu'un os pour l'homme n'est rien en soi, et encore moins sa vraie réalité. »

Hegel

lldm, 24.01.2010 à 17:19328361
Les directives du bruit


un récit en quatorze planches en noir et blanc, avec pdf à télécharger et imprimer.






« Vous savez, Charlie, si j’avais l’idée saugrenue de vouloir m’entendre dire, encore une fois, que la jeunesse du cœur est plus importante, et qu’il y a des vieux à vingt ans, que la vraie vie n’est pas dans les livres, lire c’est bien mais vivre c’est mieux, que les femmes sentent des trucs que les hommes ne sentent pas, que tout critiquer c’est du blabla et ça ne mène à rien parce que ce qui compte c’est l’action, que ceux qui parlent le plus de sexe c’est ceux qui le font le moins, que l’amour de l’art moderne, la plupart du temps, c’est du snobisme, surtout quand un enfant de quatre ans en ferait autant, sachant que la cuisine, ou des belles bagnoles au fond on a beau dire c’est des œuvres d’art et que la plupart des trucs qu’on voit dans les galeries ça se dit art et c’en est pas, que on peut dire ce qu’on veut de la technologie, on vit quand même mieux qu’avant, que la psychanalyse, quand c’est pas des charlatans de toutes façon ça marche pas, que les enfants sont innocents, que les chats son indépendants et que les chiens ressemblent à leurs maîtres, ma foi je dois bien avoir un rat alzeihmerien dans un placard dont il suffise de tirer les moustaches pour lancer le débit des adages [...]»

lldm, 02.01.2010 à 23:13327747
LE DERNIER JARDIN




Un récit en noir et blanc en sept planches. Visualisation en ligne avec pdf à télécharger pour l'impressions.

«Theodas, tu resambles l'asne qui out le son de la viele ou de la harpe et riens n'i antant. Fox avoigles, conmant est ce que tu ne puez nule raison entendre, quar ta loy qui si est desfandue de tant de hauz homes ne fait se décroître non, et la nostre qui est douce et sostenue de povres vileins croit touz jorz et monteplie ? Ice te devrait faire avoir aucune conossence de vérité, quar tu puez bien veoir que se la vertu de Deu ni ovrast, nostre loy ne fust ja si sostenue et montiplié par .i. pou de povres vileins contre tant de roys et de contes et d'autres hauz homes qui toz jorz l'ont gerroié. »
Quant Josaphat li out monstrees ses paroles, si conuit Theodas la mauvaité et la foiblesce de ses dex. Et quant il se fu une pièce porpansez, si s'escria a haute voix et dit au roy: «Roys, li Seinz Esperiz habite veraiement en ton fil. Nos sûmes veincu, car il n'est mie nus qui por droit ne por raison poist aler en contre ce qu'il dist. Or aprimes conois ge que la forces crestiens est mont granz. »

Pierre, 01.11.2009 à 20:49326045
J'ai bien aimé l'histoire précédente, là, Le Royaume. "Tous les jour la banque de nos visages est upgradée et constitue lentement une réplique 4D du château ! Trop génial !" il fallait l'écrire.

lldm, 30.10.2009 à 20:25326025
LE COSTUME DU CAPITAINE:



récit en couleurs, sept planches, avec pdf imprimable à télécharger.

lldm, 17.07.2009 à 8:38322912
LE ROYAUME

Récit en huit planches en couleurs, avec pdf à télécharger.



« Lorsque la République Consanguine de Franconie s'offrit pour maître et maitresse l'étrange couple formé par un bateleur abruti et une miraculeuse petite bûche musicale avec des yeux, tous les historiens du pays brisèrent leurs montres et décidèrent d'un commun accord de confier leur travail à une yaourtière électronique dernier cri... »

lldm, 25.04.2009 à 10:23320648
« Une brève et longue histoire du monde »

Récit en 18 planches couleurs, avec pdf à télécharger
Une variation sur le thème de l'éternel retour, superposant à la hussarde Histoire et histoire de la bande dessinée.

pirik2, 17.03.2009 à 13:12319549
J'admire, une baffe déconcertante.

lldm, 17.03.2009 à 11:47319548
Le train de la connaissance


Récit complet en cinq planches couleurs, pdf téléchargeable.



« Peut-être que dans un millénaire ou deux une de ces grimaces d'homme prêtera de l'intérêt au mouvement qui conduit aux oeuvres dont on fait les ossuaires et lâchera un instant le fémur de Rimbaud ou la dent creuse de Bataille? Ce serait demander à un vivant de risquer la vie comme instrument de mesure de la vie, alors que la flûte d'os de Hamelin est toujours sous garantie »

lldm, 11.01.2009 à 18:59317196
VIANDE

Cinq planches en couleurs, avec pdf téléchargeable à la fin







La créature qui a mangé mon père essaie de me nourrir avec sa merde (elle l'a maladroitement maquillée en pain de viande et a piqué des clous de girofle dedans pour en cacher l'odeur) ; elle veut que j'engraisse assez pour nourrir ses enfants.

C'est la fête du pain de viande. Demain encore, ce sera la fête du pain de viande. Mon fils les regarde dans les vitrines (les lumières fortes en corrigent les couleurs merdeuses et les rendent appétissants ; qui se douterait qu'ils viennent d'être chiés?) ; il supplie qu'on l'en gave. Les parents autour de moi cèdent sans savoir que leurs enfants mangent leur grands-parents chiés. Ils deviennent ronds et roses commes des pâtes d'amande fourrées. Les plus âgés ont cessé de manger, ils vivent dans des souterrains où la puissante odeur des colorants dont ils barbouillent les merdes finit par les tuer. Mangés épuisés et courbés et roulés dans leur sueur épaisse, ils donneront un goût âcre à la merde destinée à nourrir leurs enfants.



lldm, 02.01.2009 à 23:16316736
LE RÉVEIL DE TOM

sept planches en couleurs, avec pdf téléchargeable ici




«Je suis né dans ce pays, je ne suis pas obligé de l'aimer» - Mike Nichols

Ma langue maternelle est le français. Je suis né en France, comme mon père, comme ma mère. Leurs parents respectifs sont également nés pour les uns en Bretagne, pour les autres en Auvergne. J'ai hérité des premiers le teint palot, des seconds un nez puissant. Selon vos critères, je suis français. Ce qui, indéniablement, signifie beaucoup pour vous.

Le fait que nous soyons tous les deux Français nous unis dans votre conception du monde. D'une certaine manière, à nous deux, nous commençons à esquisser ensemble cette communauté que vous appelez « les Français ».

Mais voilà, cette communauté est à peine composée de deux membres qu'elle est déjà abominablement dissonante. Je suis tout ce que vous haïssez. Vous êtes tout ce que je méprise. Ajoutez à cette communauté un autre membre, puis un autre, et la dissonance deviendra un vacarme.

Pourtant, l'ensemble que vous appelez « les Français » prétend toucher à une certaine harmonie de la classification. Le seul fait de de nous désigner comme français devrait déjà, selon vous, renseigner nos interlocuteurs sur un nombre considérable de nos propriétés physiques, de notre aptitude morale, de notre humeur devant l'adversité comme devant la bonne fortune. Mais hélas, tout ce qui nous rassemble est antérieur à nous : langue, territoire, histoire, et même ce que vous dites être biologie. Et tout ce qui découle de nous nous sépare.

La seule condition pour laquelle nous pourrions, ensemble, représenter une communauté idéalement homogène, serait que rien ne découle de nous. Qu'aucun mouvement de notre part ne fasse dissoner votre chanson patriotique. Cette communauté, si elle existe, n'existe que pour des morts : c'est-à-dire des sujets dont rien ne découle.

« Les Français » tels que vous les décrivez n'ont aucun accès à l'existence, cette notion ne peut agréger que des morts.
Ce qui, au bout du compte, est assez étrange : par le seul fait de les geler dans une définition de cet ordre, vous tuez vos chimères en les invoquant. »


Pierre, 18.12.2008 à 12:31316404
Il est 12:30 et y a du lièvre en daube à manger. Miam !

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