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Gen d'Hiroshima
Dessin et scénario : Nakazawa Keiji

Gen d'Hiroshima, terminé


Volume 1 - 2003

Volume 2 - 2003

Volume 3 - 2004

Volume 4 - 2004

Volume 5 - 2004

Volume 6 - 2005

Volume 7 - 2005

Volume 8 - 2006

Volume 9 - 2006

Volume 10 - 2007
Premières tentatives d'édition, terminé


Volume 1.1 - 1983

Volume 1.2 - 1990


Prépublication


  • Gen d'Hiroshima

  • Mourir pour le Japon #1.2

    Tome 1 #1

  • Mourir pour le Japon

  • Tome 1 #1

     

    2 avis


    pikipu
    Gen d'Hiroshima... A la lecture du titre français on imagine facilement l'histoire d'un mutant irradié par les effets de la bombe, désireux de se venger de l'irresponsabilité de l'humanité toute entière, et ça, tout au long de l'excellente édition en dix tomes que nous promet l'éditeur.
    Amateurs de splish slah bim bam boum ziiip arrrgh, passez votre chemin. Gen n'est pas pour vous. Sans aucun doute l'un des récits les plus émouvants, les plus incroyables que la bande dessinée nous ait offert, Gen c'est l'histoire d'une famille japonaise pendant la seconde guerre mondiale, de ses difficultés au quotidien pour nourrir et protéger ses membres, de ses opinions face à une guerre qu'une partie de la population ne veut plus comprendre. Gen, c'est l'histoire vraie d'un des drames humains les plus invraisemblables du XXème siècle, dont notre perception en tant que pays vainqueur ne peut être que minimisée. Gen, c'est le témoignage de la bêtise humaine, de la fin d'un Japon ancestral qui se croyait intouchable, de l'horreur aussi.
    Takahata nous avait offert le tombeau des lucioles. Vertige graphic nous offre au goutte à goutte l'indispensable Gen de Nakazawa.
    Ne passons pas entre ces gouttes...

    Colombine
    La lecture de Gen d'Hiroshima fut pour moi un grand poing dans la gueule.

    Comme tout le monde j'étais capable de dire quand et comment avait fini la guerre entre les US et le Japon. Je pouvais même dire le nom de l'avion qui avait laisser "la" bombe atomique. Mais à part cela, j'étais bien incapable d'en raconter plus.

    Un jour, dans un salon, un petit bonhomme dessiné sur un manga m'a interpellée. Je suis passée plusieurs fois devant le stand sans l'acheter. Le dessin, style un peu vieillot, me faisait hésiter. Puis finalement, le regard de ce gamin m'a fait aller au-delà du dessin et m'a fait rentrer dans son univers.

    Ce manga, je ne l'ai pas lu, je l'ai dévoré. J'étais fascinée par un pan d'histoire que finalement je ne connaissais pas du tout. Gen d'Hiroshima m'a entraîné dans le Japon des années 40 avec la finalité que chacun connaît: l'explosion de « la grande perche »

    La sortie du tome 2, la vie de Gen après l’explosion a été pour moi une claque encore plus grande que le premier tome. Ayant appris, comme presque tout le monde, ce qu’était une explosion nucléaire, je n’avais jamais réalisé les conséquences sur les êtres vivants. Si je devais citer une image qui m’a émue cette année, c’est celle de ces mains qui se tendent pour être saisies afin que l’homme puisse monter sur un char et dont la peau se déchire jusqu’à l’os. Il y aussi certaines scènes comme la recherche des êtres disparus parmi les vivants. Gen s’acharne à reconnaître sa sœur, son petit frère morts suite à l’explosion parmi les vivants.

    La fin du tome 2 style « Lars von Triers » m’avait laissé quelque peu dubitative. J’ai eu peur que Gen d’Hiroshima bascule dans une version « Cosette au Japon». Entre-temps, j’avais lu Ayako de Tezuka. Cette histoire même si elle n’avait pas le même sujet montrait également l’image d’un Japon assez narcissique.

    La lecture du tome 3 m’a totalement rassurée car Nakazawa bien que continuant dans le côté « Cosette », on y découvre aussi l’image d’un Japon qui se sent abandonné par ses dirigeants, qui ne comprend pas ce qui se passe.

    Bref un pan de l’Histoire à découvrir à travers Gen d’Hiroshima.
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