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© Tonkam

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Le Phénix
ScénarioTezuka Osamu
DessinTezuka Osamu
CouleursNoir et Blanc
Année2001
EditeurTonkam
CollectionTsuki Poche
SériePhénix - L'oiseau de feu, tome 4
autres tomes1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 ...
Bullenote [détail]

 

3 avis

CoeurDePat
Comment dire ? La première lecture de ce tome m'a laissé un peu perplexe, mais je n'ai cependant pu m'empêcher de le relire très vite.

L'histoire est en effet particulière, même pour cette série qui est déjà bien particulière. Les deux personnages principaux sont un bandit et un sculpteur. Le bandit a souffert d'une chute à sa naissance, qui l'a laissé borgne et manchot. Souffrant pendant son enfance des quolibets des gens de son village, il ne tarde pas à devenir un terrible bandit, tuant et mutilant sans pitié. C'est d'ailleurs juste avant de devenir ce terrible personnage qu'il rencontre un sculpteur, Akanemaru, tranquille, serein et heureux, et le mutile, en lui blessant cruellement le bras droit, l'empêchant ainsi d'exercer son art.

Ce qui est extraordinaire dans ce tome, ce sont les incroyables changements (évolutions) des personnages. Aucun n'est noir ou blanc ! Ils sont noir, puis blanc, puis gris, etc. C'est assez confondant et incroyable, le manque de manichéisme est ici poussé à l'extrême...

Rien que pour ça, ce tome est exceptionnel, mais en plus il est complètement fascinant, et traite d'une histoire (de plusieurs histoires, même) s'étalant sur une longue période (une quarantaine d'années environ). Bien sûr, ça peut donner une impression de désordre, et de fait certains éléments paraissent mal exploités. Mais je reste néanmoins sous le charme étrange... Et en plus on a ici l'origine des Salta, une explication de leur nez étrange, et de leur réapparition récurrente au fil des tomes.
pikipu
Ah, le volume 4 de Phenix...
Ou comment Tezuka nous montre que la frontière entre le bien et le mal est infime, et que personne ne peut prétendre être totalement bon ni totalement mauvais. Un peu comme dans la guerre des étoiles avec la Force. Un côté obscur et un côté plus lumineux. Sauf que Tezuka, c'est nettement plus classe. Et c'est nettement plus fin. Alors, oubliez Star wars, ça n'était pas un bon exemple...
Je n'ai jamais lu de Tezuka aussi déroutant.
Rien n'est fixe. Ni les personnages, qui vieillissent et qui doutent. Ni l'histoire dont on ne peut jamais deviner ce qu'elle tente de nous raconter. Les personnages féminins, apparemment soumis, vont soumettre les hommes. Et changer leur destin. Irrémédiablement. En bien comme en mal. Toujours sur le fil. Une lecture étonnante.
asacem
Avec ce volume de Phénix, plus encore à mon sens que dans les trois Adolf, on sait pourquoi Tezuka est surnommé le Dieu du manga. C'est sans doute aussi la meilleure illustration du message que le mangaka affirmait vouloir faire passer: aimez toutes les créatures, tous les êtres vivants. Car aucun être n'est foncièrement mauvais.

Sur fond de moyen-âge - le VIIème siècle au Japon - on va suivre les destinées de deux êtres qui vont se croiser et se refléter. Il serait bien malheureux d'en dire plus sur l'intrigue, mais les thèmes centraux méritent d'être soulignés. Il est en effet question de bouddhisme avant toute chose: cycle des réincarnations, mais aussi rôle de la religion, et rôle de l'artiste face à cette religion. Tezuka ne cachait pas ses convictions bouddhistes - voir notamment son "Bouddha" - et il me semble qu'ici il révèle sa conception des choses. Pour l'artiste religieux, il ne s'agit pas de créer de nouvelles idoles ni de servir le pouvoir politique en place, mais plutôt d'éclairer - certain diraient d'éduquer - son "public" sur ses convictions, à travers les symboles qu'il invente ou réinterprète. Le symbole central du récit reste le Phénix - énergie vitale principalement, mais aussi quête de l'immortalité, chez Tezuka les symboles restent polysémiques - et face à celui ci la grande statue de Bouddha - idole ridicule et instrument politique, c'est à dire l'opposé de la conception du bouddhisme que se fait Tezuka.

Il ne s'agit pas de faire une analyse systématique de cet ouvrage, mais bien de souligner son importance dans l'oeuvre de Tezuka, et pour ce que j'en connais dans la manga en général. C'est un récit épique et grandiose, une leçon sur la façon de mener sa vie d'homme, et sa vie d'artiste pour ceux qui sont de la partie.
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